‹ Manette, comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 21 sur 27 · SCÈNE XIX · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX

Les Mêmes, TOURNIQUET.

TOURNIQUET. Il faut que ce soir, le contrat... (/.va apercerant.) Tiens, tiens, tiens! en voilà deux qui s’allongent... c’est Fichon !..

ALEXIS. Qu’est-ce ? .

lia sortent.

TOURNIQUET. Et M. Alexis... juste, les deux...

FICHON. Passe ton chemin, meunier.

TOURNIQUET, entr’eux. Excusez, les petits , voulez-vous me permettre de voir votre bataille... je n’en ai pas encore vu.

FICHON. Comme tu voudras. ..

ALEXIS. .Mais, silence!..

TOURNIQUET. Motus!.. {Jls font quelques parades.) Ah! le conscrit!., se fend-il... se fend-il!..

ALEXIS, s'arritant. Je vais te blesser, c’est sûr...

FICHON. Ça m’est égal... allez...

lia s'arrÂleot de nouveau.

ALEXIS. Tiens ! dis-moi que tu renonces H elle.

FICHON. Jamais!..

ALEXIS. Mais tu ne peux pas l’épouser...

FICHON. C’est vous, plutôt.

ALEXIS. Madame Valentin m’a promis sa main.

FICHON. El à moi aussi.

TOURNIQUET, riant. Bah!., j’y suis., j’y suis. ..

AI.EXIS. J’ai sa parole... elle m’aime...

FICHON. Et moi aussi... Poussez toujours.

' TOURNIQUET. Attendez donc... c’c.st pour ça que vous vous battez... ch bien , rengainez... les petits... elle se moquait de vous... elle m’a aussi promis sa main...

ALEXIS Toi, butor!..

TOURNIQUET. Elle m’aime.

FICHON. Il se pourrait ..

TOURNIQUET. Tout de bon !..

ALEXIS. Aht vraiment... Eh bien, sois tranquille, ton tour va venir.

TOURNIQUET. Quel tour?

FICHON. Tu t’aligneras avec M. Alexis ou avec moi... après...

TOURNIQUET Moi, me battre... du tout...

pas si béte...

ALEXIS , tournant son épia contra Tourniquet. Comment, poltron I

TOURNIQUET, reculant. Ah! ne plaisantons pas!. .ne plaisantons pas!., ça pique...

FICHON, le poursuirant aussi. Tu es donc un I&che, toi...

Digilized by Googic

HAMBTTC

TOURHIQUBT, ncutant tU F autre tété. Fichonl Fichon!..pas de bêtise!., là... là!., je suis un... tout ce que tous TOiidre*...

Au secours!., au .. ( Â'n reculant toujoure U arrive d ta porte du caveau, qui e'aurre , et it dieparalt en tombant d ta renverse , et criant 1 Ah!., ah! '

ALEXIS. Ah! mon Dieu!..

nCHON. II s’est tué...

ALEXIS, regardant. Eh! non... non!., il n a pas de mal... U est tombé dans le charbon...

FICHOM. Qu’il y reste... [Il ferme la porte et donne an tour de clé.) Le Toilà sous clé...

ALEXIS*. Et nous, à notre affaire...

FlCHOJV. Dépêchons-nous... m’y voilà!

Ils se batteot.

ALEXIS. Pousses donc... tu recules...

FICRON. Non, mon frère de lait.

ALEXIS. Oh!., je t’ai touché...

FiCHON, tournant. Pas vrai!..

ALEXIS, de même. Efface-toi , ou je le Ira- Terse...

FlCHOH. Merci, mon frère de lait...

ALEXIS. Ah!..

FICHON. Je suis piqué...

ALEXIS. Je t’ai blessé...

FICHON , laûsant tomber ton épée. Merci , mon frère de lait.

TOURNIQUET, d l'ail de bauf. Il parait que c’est chaud...

ALEXIS, soutenant Fichon et te faisant OMseoir. Fichon!.. mon pauvre Fichon!. .tu te trouves mal...

FICBON. Non, non... pas tout-à-fait...

je crois que ça coule... et moi, qui ne peux pas voir mon sang...

ALEXIS, relevant ta manche de chemise.

Au bras gauche!., un peu plus... je le tuais...

FICHON. Là!., suis-je heureux d’avoir un bras du cAté du cceur.

ALEXIS, arrachant ta cravate. Attends...

attends, pour te bander le bras... pour étancher le sang...

FICHON. Oh ! que je ne le voie pas !

TOURNIQUET. Ça fait frémir I

ALEXIS. Ce n’est rien... une blessure un peu légère... presque rien... 0ht que je suis content...

FICHON. Et moi, donc !..

ALEXIS. Mon pauvre ami...

FICHON. Mon frère de lait... que tous êtes bon...

ALEXIS. Pourquoi aussi es-tu entêté...

FICHON. Ah! c’est TOUS, plutét...

* A1«im, Fichoa,

^ ALEXIS. Quand je te dis que je suis aimé...

FICHON. Mais, quand je vous dis que c’est moi!

TOURNIQUET , se montrant. Ça va recommencer... ça va recommencer...

^ ALEXIS, regardant auteur de lui. Eh bien, s'il faut te forcer à prendre ton parti.. .sache donc... ta n’en diras rien au moins!., sache donc .. que je suis heureux... et que cette nuit, cette nuit encore, par cette fenêtre...

TOURNIQUET, reparaissant. Ah! bah!

FICHON. Qu’est-ce que vous me dites ?..

ALEXIS. Là!., es-tu content?..

FICHON Mais, moi aussi...

ALEXIS. Hein?..

FICHON. Oui... moi aussi... c’est par le même chemin que... il n’y a pas encore huit jours...

TOURNIQUET. Ah! bah! ah! bah!

ALEXIS. Vrai! . eüe t’a reçu...

FlCHOH. Comme vous... et vous êtes resté...

ALEXIS. Comme toi... elle me trahissaiL..

FICRON. Et moi aussi!

ALEXIS. Ah t que ça fait de mal...

FICHON. Oui, n’est-ce pas?., ça étonfie!

ALEXIS. Et quand je pense que pour elle... j’ai manqué de te tuer...

FICHON. Oui, pour elle... j’ai dégainé contre vous...

La feDèlrt a'aavR.

ALEXIS. Ce pauvre Fichon, mon ami...

FICRON. Mon officier.

ALEXIS. Mon frère!

lU t’embrauenU

FICHON. C’est une perfide.

ALEXIS. Une coquette!

FICHON, riant. Moi, qui ai laissé chei elle mon pompon.

UN CRI, dans la maison. Ah !

FICHON. Qu’est-Ce que c’est que ça ?

ALEXIS. Chut! c’est elle ! elle ouvrait sa fenêtre... elle nous a entendus...

FICHON. Oh ! oui , oui , j’ai vu !

ALEXIS. Ne regardons pas... viens-t-en boire un verre de vin de Bordeaux pour te remettre tout-à-fait...

FICHON. Ce n’est pas de refus tout de même.

TOUS DIDX.

Air : FaadeoUle des Coaluriéree,

Fais, paix, ne diaoai rkn

A ses regrets, I» belle.

Faix, P ix, ae disons riea, notre iofidslc

U HACANii nikniù

*' Ici le paiera bien.

riCHON.

Qaand l'amoor l'en Tt,

Od «ouffre.

Page 1