ass/Ik. iü« II
HAD. VALEKTIÜ. Eh! c’est M. Robert!
ROBERT;. Bah! madame Valentiul.. la maiiresse de poste...
MAD. VALEilTlH. Silence!., j’ai peur qu’on ne vous entende. Si l’on savait chez moi que je vais passer une partie de la nuit auprès de ma tautc Bernard... qui se meurt... on profiterait de ça pour négliger le service : les postillons passeraient la nuit & dormir, le.s garçons et les chevaux resteraient les bras croisés; il faut qu’on me sente lA... et puis ma soeur ne veut pas que je la laisse seule.
ROBERT. Ah ! votre sœur, mademoiselle Manette, un ange! Si l’on faisait encore des rosières dans le pays, elle pourrait être sûre...
HAD. VALEUTTH. Dam !
Air 1 yient, mon petit.
Elle est^age antanl que gentille ,
• Ce n’eit pat pare'qn'cllc est ma lœur ;
Mais je réponds qu'à not' famille
SI U HASàSIH
Elle doit on joor foira bonnenr ; â G'cat par sa n-rtu qu'elle brille,
HOBEKT.
Poortanl j'ai vu plàa d'on bon drille Qui vous l'embrassait lestement, ^
En loi faisant son compliment.
NAD. TÂLIETIE.
On n'oBcosc point une fille,
Quand on s'jr prend bien poliment.
Aussi je U marierai, el arantpeu, je l’eSpère. (ie n'csl pas que fa presse; c’est facile à garder uue jeunesse comme ça.
rOIIeRT. Vous êtes bien lieureusc. Attend»!.. il me semble... non...
MAD. VALEXTIA. Heinlàquien aTer.- Tous donc, de faire comme ça le jiied de grue sur cette place?
ROBERT. Madame Valentin , tous me Toyei dans une inquiétude mortelle. . debout toute la nuit. . tenei, je rentre.
MAD. VALEATIII. Est.ee que TOUS aTci aussi un parent malade?
ROBERT. Ab bien oui !.. ça ne m’empêcherait pas de dormir... moi, qui n'ai plus qu’un Tieux cousin dont j’hérite ..
M.AD. VALEATIN. C’est une consolation.
Mais que se passe-t-d dune?
ROBERT. 11 se passe que U. Alexis a di.sparu.
MAD. VALENTIM. Qu’est-ce que tous dites ?
ROBERT. Il a disparu... hier, vers onie heures, je le croyais rentre, je frappe à sa porte... rien... je la pousse... sont lit était défait, mais il n’y était plus... sa bougie était à moitié brûlée... il y aTait sur son bureau une lettre cachetée et sans adresse.
Alors il m’est passé par la tête une foule d’idées... avec un frisson qui dure toujours Minuit sonne, et il ne rcTient pas ..
A moitié mort , je suis sorti pour le chercher, et je cherche encore.
MAD. VALESTl*. Et que craigiiei TOUS?
ROBERT. Ce que je crains... mais vous ne savei donc pas pourquoi sa famille me l’a envoyé ici, à la campagne : c’est qu'il a une passion dans le coeur... une jeune couturière de Paris, pour laquelle il voulait se brûler la cervelle...
MAD. VALESTlSi. Parce qu’on la lui refusait ?
ROBERT. Ah dam!., c’est un jeune homme qui SC monte, qui se monte ! . . avec ça qu’il y avait deux ans qu’il était à l’école Süiiit-Cyr. 1 n.sortant de là, au premier minois qu’il a vu, il a pris feu comme une fusee... et pourvu que dans son désespoir il n’ait pas .. Dam! je viens de suivre le bord de la rivière, derrière le muuiiu.
TBiATlAX.
MAD. VALEirrni. Oh! tous me faites peur... Mais celte lettre qu’il a laissée...
ROBERT, là tirant de sa poche. Elle est là; tuais je n’ai pas osé l’ouvrir.
MAD. VALESTIM. Et VOUS avex eu tort...
ça TOUS mettrait peut-être sur la voie.
ROBERT. Vous croyei? , •
MAD. VALENTm Eh Tite! ouTrei donc. .
si on pouvait le sauver. .Us»,, ■
ROBERT. C’est juste!., ah!., mes genonxs’cn vont., mes yeux n^ voientplus...
MAD. VALEATl». Donner... je lirai bien, moi; éclairer avec votre falot... ^/loéerf éclairé; elle lit.) « Mon cher Amedée!..
f S'interrompant.) fie tremblci donc pas comme ça !.. Lisant.) • Je suis toujours » le plus malheureux des hommes... à ■ peine échappé à mon premier amour..
ROBERT. Ab!.. il paraît que c’est passé..
MAD. VALESTl» , Lisant. « Voilà que » j’en éprouve un antre encore plus vio- » lent .. el toujours sans résultat. . {.ymlerrompant.) Pauvre jeune homme!..
ROBERT. Qu’est-cc que c’est que cet autre?
MAD. VALESTI!! , lisant. « Sans espérance!.. et pour vivre ainsi , mieux vau-
• drait cent fols s’en aller dans l’autre
• monde. »
ROBERT. Ah!., j’en étais sûr!..
MAD. VALESTIll. Le fait est que c’est effrayant...
ROBERT. Que faire maintenant... comment empC< ber...
MAD. VALESTIK. Eh vite .. voyci le maire... le juge de paix... qu’on mette tout le monde en campagne... les gendarmes , la gardé nationale et l^s pompiers.
ROBERT. C'est çà... j’y cours...
MAD. VALESTIE. Uh !. . j’entcnds la diligence... un prépare lus cbevau.x... Voici le postillou qui va partir... adieu, je re'ntre. .. bonne chance?..
ROBERT. Ah !.. je n’y compte plus...
( Mad. y alentin rentre dans U maison d gauche. ) Malheureux jeune homme !..
comment appiendre à sa famille...
E.AE VOIX, en dehors. Ail!., ah!., là., là., allons postillon... allons... Jeaiil allons... Jvao pareil au aiuuicul uù M. lli'bi rl tort par le
fun 1. L’urciicitrc lait • ote tdre l’air du Muletier
juÀ'[u’Bi la ftiutiede Fichtni.