‹ Manette comedievaudeville en un acteChapitre 11 sur 25 · FICHON, MAD. VALENTIN · texte numérisé non relu

FICHON, MAD. VALENTIN

MAD. VALENTIN. Ah! c’est toi, Fichon.

FICHON. Oui, madame Valentin, c'est moi tout d’ même.

mad. vai.entin. F.hbien.... qu’est-ce que la as donc ce matin, comme tu as l’air bête...

FICHON. Vins trouve^? c’est possible, c’est qu'il y a des momens où c’ qu’on ne sait plus...

MAD. VALENTIN. Ce qu’on dit.

FICHON Voilà.

MAD. VALENTIN. Bah! qu’est-ce que ça signifie? qu’est ce que tu ai?

fichon. J’ai... jai... que j’ 9uis amoureux, là...

MAD. VALENTIN. Amoureux? et de qui?

FICHON. Dam! vous vous fàcherex peutêtre... ( Itiant .) Ah! ah! ah!

MAD. Valentin. Moi... dis toujours...

FICHON. Est-ce que vous ne devinex pas...

MAD VALENTIN, so'iriant. Dam ! M. Fichon, vous êtes bien aimable.

FICHON. Vous y êtes.

MAD. VALENTIN. Mais je ne veux pas me remarier.

FICHON. Qu’est-ce o* que ça fait., si mademoiselle Manette veut bien...

MAD. VALENTIN. Comment! c’est Manette...

FICHON. Vous voyez bien, ça vous fâche!

MAD. VALENTIN. Manette I (,A part.) Dam ! je crois toujours que c’est pour mon compte

FICHON. Alors, je m’en vas, bonsoir.

MAD. VALENTIN, le retraitai. Eh! non...

reste, pauvre garçon, tu aimes ma sœur; il n’y a pas graud mal, car, cela ne peutêtre qu’avec de bonnes intentions.

FICHON. LeFrancén’ena jamais d’autres; je l’aime, et j’ l’épouse Mais vous ne vou- Ici peut-être pas marier mamselP Manette?...

MAD. VALENTIN. Au* contraire... c’est ce que je veux... c’est ce que je désire...

je donnerais tout ce que j’ai pour la marier, pour la bien marier, par exemple... Dam!

je veille sur sa vertu !..

FICHON. Ah! oui... et vous y veillez solidement...

MAD. Valentin. Aussi, celui qui l’épousera pourra bien dire...

fichon. Oh! moi... ça m’est égal...

MAD. VALENTIN. Qu’est-cc que tu dis?

FICHON, se reprenant. Je veux dire...

que pourvu qu’ vous m’accordiez sa main.

MAD. VALENTIN. Et son cœur?..

FICHON. Je l’ai...

MAD. VALENTIN. Hein!..

FICHON. I! est à moi I j’ose m’en flatter, quoique depuis quelques jours . elle ne me dise plus rien... mais, j’ai su ça uii soir eu dansant... parce que je l’ai fait danser...

et je lui tenais la main , en soupirant comme ça... Oh!., et je serrais ferme.. .et puis elle a répondu : Ah! vous me faites mal... si bien qu’ell’ m’adore.

MAD. VAI.ENTIN. Comment., elle ne m’en a rien dit .. mais mon garçon... tu n’y penses pas, toi qui es conscrit... qui n’as pas le sou...

FICIION. Pardon, excuse... j’aurai mou congé, et puis, il y a le père Fichon... vou

LE MAGASIN TBiATBAL.

«avez, mon oncle... il me fera quelqu* chose... Car, il a dcsécus!..

MAD. VALENTIN. Oh! alors, c’est différent... tu peux demander le consentement de Manette...

FICHON, sautant de joie. Vrai! oh! madame Valentin... que tous êtes bonne...

soyez tranquille, allez! le troupier porte un cœur reconnaissant... Ma sœur... car, tous s’rez ma sœur...

Air : Faut l'oublier.

Allons, il faut qu* je vous embrasse

Un p’tit baiser !..

MAD. VALEKTIN.

De tout mon coeur!

C’est un bon mari pour ma sœur.

Pesons les chos’sde bonne grâce !..

Jl C embrasse. Tourniquet entre portant un tac de farine. A cette vue , il s’arrête.

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