‹ Manette comedievaudeville en un acteChapitre 20 sur 25 · II. sortent · texte numérisé non relu

II. sortent

TOURNIQUET. Et M. Alexis... juste, les deux...

FICHON. Passe ton chemin, meunier.

TOURNIQUBT, entr'eux. Excusez, les petits , voulez-vous mepermettre de Toirvotre bataille... je n’en ai pas encore tu.

FICHON Comme tu voudras. .;

ALEXIS. Mais, silence !..

TOURNIQUET. Motus U. {lit font quelque»

parcules.) Ah! le conscrit!., se fend-il... se fend-il!..

ALEXIS, s'arrtlant. Je vais te blesser, c’est sûr...

FICHON. Ça m’est égal... allez...

Ils s'arrêtent de nonveau.

ALEXIS. Tiens! dis-moi que tu renonces â elle.

FICHON. Jamais!..

ALEXIS. Mais tu ne peux pas l’épouser...

FICHON. C’est tous , plutôt,

ALEXIS. Madame Valentin m’a promis sa main.

FICHON. Et i moi aussi.

TOURNIQUET , riant. Bah!., j’y suis.. j’y suis...

ALEXIS. J’ai sa parole... elle m'aime...

FICHON. Et moi aussi... Poussez toujours.

TOURNIQUET. Attendez donc.. .c'est pour ça que tous tous battez... eh bien , rengainez. . . les petits. . . clic se moquait de vous... elle m’a aussi promis sa main...

ALEXIS Toi, butor!..

TOURNIQUET. Elle m’aime.

FICHON. Il se pourrait. ..

tourniquet. Tout de boni..

Alexis. Ah! Traiment... Eh bien, sois tranquille, ton tour Ta venir.

TOURNIQUET. Quel tour?

FICHON. Tu t’aligneras avec M. Alexis ou avec moi... après...

tourniquet. Moi , me battre.. .du tout., pas si bête...

ALEXIS , tournant .ion tpie contre Tourniquet. Comment, poltron I

TOURNIQUET, reculant. Ah! ne plaisantons pas!. .ne plaisantons pas!., ça pique...

fichon, te poursuivant aussi. Tu es donc un lâche , toi. . .

IUNBTTE,

TOURNIQUET, reculant de C autre cité. Fichon ! F ichon ! . . pas de bêtise ! . . là. . . là ! . . je suis un... tout ce que tous Toudrei...

Au secours!., au .. (En reculant toujoure il arrive A la porte du caveau , qui s'ouvre , et il disparait en tombant A la renverse , et criant ) Ah!., ah!

ALEXIS. Ah! mon Dieu!*.

FICHON. Il s'est tué...

ALEXIS, regardant. Eh! non... non!., il n’a pas de mal... il est tombé dans le charbon...

FICHON. Qu'il y reste... (Il ferme la porte et donne un tour de clé.) Le Toilà sous clé...

ALEXIS*. Et nous, à notre affaire...

FICHON. Dépêchons-nous... m'y Toilà!

Ils se battent.

ALEXIS. Pousses donc... tu recules...

FICHON. Non, mon frère de lait.

ALEXIS. Oh!., je t’ai touché...

FICHON , tournant. Pas vrai!..

ALEXIS, de même. Efface-toi, ou je le traverse...

FICHON. Merci, mon frère de lait...

ALEXIS. Ah !..

FICHON. Je suis piqué...

ALEXIS. Je t’ai blessé...

FICHON, laissant tomber son épée. Merci, mon frère de lait.

TOURNIQUET, A l'ail de bœuf. Il parait tpae c’est chaud...

ALEXIS, soutenant Fichon et le faisant asseoir. Fichon!.. mon pauvre Fichon!. .tu te trouves mal...

FICHON. Non, non... pas tout-à-fait...

je crois que ça coule... et moi, qui ne peux pas voir mon sang...

ALEXIS, relevant sa manche de chemise.

Au bras gauche!., un peu plus... je le tuais...

FICHON. Là)., suis-je heureux d’avoir un bras du côté du cœur.

ALEXIS, arrachant sa cravate. Attends... attends, pour te bander le bras... pour étancher le sang...

FICHON. Oh ! que je ne le voie pas !

TOURNIQUET. Ça fait frémir !

ALEXIS. Ce n’est rien... une blessure un peu légère... presque rien... Oh! que je suis content...

fichon. Et moi, donc !..

Alexis. Mon pauvre ami...

fichon. Mon frère de lait... que vous êtes bon...

Alexis. Pourquoi aussi es-tu entêté...

fichon. Ah! c’est vous, plutôt...

* A le iis , Fichon,

iS

ALEXIS. Quand je te dis que je suis aimé...

FICHON. Mais, quand je vous dis que

c’est moi!

TOURNIQUET, se montrant. Ça va recommencer... ça va recommencer...

ALEXIS, regardant autour de lui. Eh bien, s'il faut te forcer à prendre ton parti.. .sache donc... tu n’en diras rien au moins!., sache donc .. que je suis heureux... et que cette nuit, cette nuit encore, par cette fenêtre...

TOURNIQUET, reparaissant. Ah! bah!

FICHON. Qu’e»t-cc que vous me dites?..

ALEXIS. Là!., es-tu content?..

FICHON Mais, moi aussi...

ALEXIS. Hein?..

FICHON. Oui... moi aussi... c’est par le même chemin que... il n’y a pas encore huit jours...

tourniquet. Ah! bah! ah! bah!

ALEXIS. Vrai! . elle t’a reçu...

FICHON. Comme vous... et vous êtes resté...

ALEXIS. Comme toi... elle me trahissait...

FICHON. Et moi aussi!

ALEXIS. Ah! que ça fait de mal...

FICHON. Oui, n’est-ce pas?., ça étouffe!

ALEXIS. Et quand je pense que pour elle... j’ai manqué de te tuer...

FICHON. Oui, pour elle... j’ai dégainé contre vous...

La fenêtre l’ouvre.

ALEXIS. Ce pauvre Fichon, mon ami...

FICHON. Mon officier.

ALEXIS. Mon frère !

Il» l’cmbreuent.

FICHON. C’est une perfide.

Alexis, line coquette !

FICHON, riant. Moi, qui ai laissé chex elle mon pompon.

UN CRI, dans ta maison. Ah !

FICHON. Qu’est-ce que c’est que ca ?

ALEXIS. Chut! c’est elle! elle ouvrait sa fenêtre... elle nous a entendus...

FICHON. Oh ! oui , oui , j’ai vu !

ALEXIS. Ne regardons pas... viens-t-en boire un verre de vin de Bordeaux pour te remettre tout-à-Tait. ..

FICHON. Ce n’est pas de refus tout de même.

TOCS DBCX.

Air : Vaudeville des Couturières «

Pais, pais, ne diiom rien

A sei regrets, ‘-‘"o"* I» belle.

Pais, p is, ne disons rien.

Notre infidèle

14 LS HLCASIK

Ici le paiera bien.

FICHON

Quand l’amour a’en va,

On souffre.

ALEXIS

Allons, frère.

L'amitié j’eapère Houe conaolera.

ENSEMBLE

Oui, notre amitié noua consolera.

TOURNIQUET. Ah! bah! ah! bah! ah!

bah !

FICHON. Je t’en donnerai du flageolet!

Fiction et Alexis, sortant.

PaU, paia, ne disons rien, etc.

TOURNIQUET, passant la if U. J’en apprends de belle, et ils me laissent renfermé...

Il frappe.

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