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DESCRIPTION DE L'ÉRUPTION

Après l'étude des troubles trophiques rares du zona que nous venons d'étudier, nous arrivons à une étude bien plus connue, celle de la vésicule aberrante. Ce trouble trophique de l’épiderme est le symptôme le plus commun, le signe essentiel de la maladie.

L'éruption du zona se manifeste tout d'abord par des plaques érythémateuses dont la teinte rouge disparait par la pression. Elles ont un contour irrégulier, mais sont habituellement ovales, allongées suivant le trajet des nerfs dela région.

Ces taches sont peu surélevées, dissemblables entreelles et séparées par des intervalles de peau saine. On en compte habituellement quatre ou cinq, mais leur nombre est très variable et peut atteindre vingt ou trente.

Des vésicules paraissent bientôt sur elles. D'abord à peine perceptibles, et, à cette période, papules plutôt que. vésicules, on les voit grandir, se remplir d'un liquide d'abord clair et transparent. Leur nombre est de quatre à quinze et plus. La rougeur de la plaque qui les porte, augmente habituellement d'intensité, mais diminue d'étendue à mesure qu’elles évoluent, dans certains cas, elle ne forme plus qu'une aréole autour de chaque vésicule qui se sépare ainsi de ses voisines. Cependant la vésieule grandit, elle atteint la taille maximum d’une

lentille. Elle est tendue par un liquide qui est le plus souvent louchit et prend une teinte jaune parfois teintée d'un peu de sang. |

Au bout de quelques jours, elle s’affaisse et s’aplatit car son liquide se résorbe ou bien est évacué au dehors. Suivant le cas, elle se recouvre d'une légère croftelle brune ou bien d’une croûte jaunâtre impétigineuse. La croûte n'aura plus qu’à se dessécher et à tomber pour que la guérison s’obtienne, en trois ou sept jours. Une coloration rouge ou pigmentée succède à la chute de la croûte qui laisse parfois une cicatrice.

Voici les caractères de la vésicule, en tout semblable à la vésicule d’herpès. C’est là ce qui nous la fera diagnostiquer lorsqu'elle siègera loin de la zone la plus atteinte, son aspect est assez variable sur des plaques, là, en efïlet, les vésicules peuvent être cohérentes, former des éléments d’üne taille anormale ou bien présenter l’apparence d’un soulèvement épidermique sans limites bien nettes. Mais lorsqu'elle estisolée, la vésicule garde mieux ses caractères, bien qu'elle puisse avorter et disparaitre avec une rapidité anormale. Il est d'ailleurs impossible de la distinguer d’une vésicule d'herpès.

Ajoutons enfin que toute l’éruption ne se fait pas d'un seul coup, et que ‘par <onséquent, les vésicules n’ont pas toutes le même àge.

Cet élément essentiel ainsi étudié, c'est lui que l'on rencontre le plus souvent à distance.

L'infection zostérienne peut se manifester par une éruption sur le territoire de deux ou trois nerfs voisins. Le zona est dit alors double ou triple. C’est un cas fréquent pour les nerfs intercostaux ou pour ceux du plexus cervical superficiel. Il est plus rare que deux plexus soient

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