EE
pla, ainsi que Louis Hébert, les ruines encore fumantes de l'Habitation. La, sous leurs veux, se trouvaient les témoins de leurs peines et de leurs souffrances. Les champs de blé, les jardins qui annonçaient une abondante récolte, il fallut tout quitter.
Le cœur brisé, Louis Hébert dit adieu à ses champs et à ses jardins. Il s'embaïqua pour la France après avoir perdu son temps et sa peine. Îl ne restait plus rien de tous les sacrificesqu'il s'était imposés pour la colonisation de la Nouvelle-France.
Rentré dans la mère-patrie il rencontra de nouveau M. de Champlain qui avait fondé,en 1608, une colonie nouvelle sur les bords du Saint-Laurent. Il se laissa tenter par cette entreprise, et accepta l'offre qu'on lui fit de devenir le premier colon canadien après avoir été le premier colon acadien.