‹ Manipulations chimiques (volume 2)Chapitre 22 sur 74 · GRADUATION DES VASES · texte numérisé non relu

GRADUATION DES VASES

Ton vérifie à Tceil ^vant de tracer définitivement les divisions.

131. Lorsqu'on grgdue un tube au moyen du tube mesure décrit (126), il faut vérifier le poids par la balance toutes les fois qu'on a ajouté 5 ou 10 divisions; c'est le moyen d'éviter les erreurs qui, n'étant pas sensibles sujr une seule division , peuvent le de;venir sur S , 10, ou un plus grand nombre, et doivent être par conséquent rectifiées. Âin^i, si \^ tube.meswpe contient 34,25 grains de mercure, lorsqu'on aura mU vingt de c€s mesures , c'est-à-dire vingt divisions , il faudra s'assurer que le poids du mercure est bien 4^ 34,2SX20ou68$.

Il est très-commodç , pour l'observation , que les de^ grés qui marquent les cinquièmes soient distim^ués sur l'échelle de ceux qui marquent les dixièmes : on y par* "vient en leur donnant une longueur inégale.

132. Dans les expériences eudipmétriques et autres &ur de petites quantités de gaz, on a besoin de très* petites divisions, et quelquefois il faut recourir à d'autres divisions que. celles des dixièmes ou dés centièmes du pouce cubique. Dans ces différens cas^ il vaut beaucoup mieux adopter d'autres subdivisions du pouce cubique, qu'une mesure arbitraire qui détruirait les rapports simples que Ton doit chercher à établir dans les mesures d'un laboratoire. Si les centièmes ne sont pas assez petits; divisez chacun en deux, en cinq ou en dix , de manière à ce que chaque division représente i^> ^j^j ~s; ou si les centièmes sont trop petits , prenez-en deux pour june division , ce qui est facile à faire sur les tubes divisés comme on Ta décrit plus haut ; l'on peut môme rendre distincte toute autre

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division , en plaçant en regard le nombre qu'elle re^ présente.

133. La graduation des éprotvettes et autres vases se fait à peu près de la même manière , et d'après les mêmes principes que nous avons prescrits pour les tubes ; mais si Ton procède au moyen de la balance , Teau convient mieux que le mercure pour toutes les quantités au-dessus d'un demi-pouce cubique , à éause du poids du mercure y et du fardeau qui en résulte pour la balance : un pouce cubique d'eau à IG^* pèse y comme on le sait y 252>458 grains. Si on se sert de mesures, les vases que l'on emploie doivent être parfaitement propres dans l'intérieur ^ afin qu'ils puissent être mouillés par l'eau. Lorsqu'ils ont été rincés, on ne doit pas les âkher entièrement, mais bien les mettre dans la balance après les avoir simplement fait égoutter; alors on y pèse la quantité d'eau qui doit servir de type , et l'on marque le volume qu'elle occupe. Cette précaution de ne pas sécher la mesure à l'intérieur est nécessaire , en ce que , lorsqu'on verse le liquide de la mesure dans le vase qui doit è^e gradué , elle retient toujours la portion du liquide qui sert à la mouiller, portion qu'on ne peut évaluer, et qu'il faut nécessairement compenser par celle qu'on laisse dans la mesure en commençant l'opération.

134. Pour graver les vases il n'est point nécessaire de les placer contre le mur, comme nous l'avons enseigné pour les petits tubes , leur plus grand diamètre s'opposant à^ine telle disposition. Il faut les poser sur

'tlne table droite et solide, comme celle dont nous avons parlé, à l'occasion du mesurage (107), et lorsque le liquide est parvenu « l'état de repos, il faut marquer

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trois points y correspondant exactement avec la surface générale de Veau , sur des lignes verticales , à égale distance Tune de l'autre. On peut marquer d'abord ces poii^ts avec le diamant à graver, puis avec la lime on. peut les prolonger convenablement (119).

135. Lorsque la forme des vases que Ton veut diviser s'oppose à ce qu'ils tiennent solidement sur leurs pror près bases y la graduation à trois endroits différetns devient encore plus importante. Pour les vases qui^ percés par le fond, et fermés avec un robinet, ont besoin, lorsqu'on les divisQ, d'être placés âur des supports (59), la triple graduation est nécessaire; elle offre une sécurité indépendante de la position plus ou moins verticale du vase ; car, quoiqu'il puisse dévier par hasard de cette position, cependant si une quantité d'eau, par exemple 20 pouces cubiques , étaient marqués p^r trois points sur difTérens côtés du verre, toute quantité qui à l'avenir coïncidera avec ces trois marque^, sera exactement de 20 pouces cubiques. Cet effet pourrait, il est vrai , être obtenu au moyen de deux graduations latérales; mais dans la pratique, ce mode n'est Jpas aussi certain que l'emploi de trois points. Lorsqu'on marque la surface du liquide avec trois points , il faut avant jie marquer le troisième s'assurer que le niveau correspond avec les deux premiers, ce qui est toujours facile à obtenir par un léger changement dans la position du vase. Il est inutile d'insister de nouveau sur la nécessité de faire ces divisions à une même température, celle de 1 6«.

136. Le docteur Hare vient de construire différens instrumens dans lesquels il a adopté un mode de mesurage dépendant du déplacement de certains volumes de liquides ou de gaz , opéré par l'introduction d'une

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tige graduée. La figure en marge Représente un de ces

instrumens. Il consiste en un tube de Terre fermé à rune des extrémités par un collet de cuir, et terminé à lautre par une ouverture capëlaire. Une tige à poignée, divisée en parties égales, passe, à frottement, à travers le collet de cuir, saris permettre l'introduction dé Tair dans f intérieur de Tinstrument. 11 est évident que si Ton plonge T^xtrémité capillaire dans Teau , et qu'on tire la tige à l'extérieur, l'on fera entrer une certaine quantité de liquide dans le tube, et que l'on ânira par Ten remplir complètement en faisant entrer et sortir à plusieurs reprises cette tige graduée, en inclinant toutefois l'instrument dans une position à pouvoir produire cet effet. Si on le retire de l'eau , et lé laisse sécher. Ton voit qu'en poussant la tige il sortira du tube , par l'ouverture capillaire , un volume d'eau égal à celui de la tige , et que l'on pourra verser dan&Je vase que l'on veut diviser. L'écoulement de cette eau peut avoir lieu par petites portions successives, égalés entre elles , ainsi qu'à une des divisions de la tige. Lorsqu'elle est entièrement enfoncée dans Tinstrument, oii la retire en remplaçant son volume par de l'eau.

137. Si le tube se termine comme nous l'avons décrit plus haut (117), et si Ton se sert de mercure au lieu d'eau, Tinstrument devient une excellente mesure pour des portions égales de mercure, et peut alors servir pour diviser les tubes (124). Quant au piston'ou tîge, on peut facilement le diviser, en observant à quelle longueur il faut Tenfoncer pour déplacer une ' quantité donnée de mercure , comme , par exemple , 34;2S grains (124).

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