La figure cîrjointe offre le modèle d'une forme
de tube tk'ës-commode pour, recueillir et examiner les gaz qui se dégagent à l'un où à l'autre pôle , dans les expériences sur de petites quantités. On remplira d abord le tube de la dissolution, objet de l'expérience, puis on le tiendra dans la position représentée dans la figure. L'espèce de gaz que Ton recueillera dépendra du pôle avec lequel communiquera le fil 1^ , l'autre pôle sera introduit en ^, mais pas assez profondément pour que le gaz qui se dégagera de son extrémité puisse s'élever dans la branche supérieure ; à mesure que le gaz dégagé par lepôjea se réunira dans l'intérieur du tube , \t Uquide s'écoulera par l'ouverture b. Lorsque le tube contiendra une quantité suffisante de gaz , on retirera le pôle en ^ , et l'on procédera à l'examen du gaz , de la manière décrite (884) , si l'on n'aime mieux le transvaser pour Texaminer ensuite. 966. Dans tout^les décompositions de dissolutions,
DIÉCOH POSITION pSS UqVihVA FAâ LA PILK. 8^
il vapt mieux lef.mi^er les fils* conducl^nt^ ave^ lùie lame de platine qu'avec un fil (lu même métal » et je^k^j comme on Ta vu (954), afin d'augçi^iter la jsuriace d^. contact. Quant aux fils métalliques scellés à la laimpe dans rintérieur des. tubes , il faut avoir soin .q^'ib soient d*une certaine épaisseur ^ et les aplatir en foriu^ de lame sur une longueur jpresqu^ fS^^ ^. ^^^^. ^^ tube»
9Ç7. Dans toutes les dispositions relatives à la. dé* composition de Teau ou des dissolutions aqueuses par rélectricité voltaïque, les commençans ne doivent jamais perdre de vue Tinfluence que peut avoir syr les résultats la .quantité et la situation du liquide , objet de l'expérience. Le liquide ^ compar.é au métal des pôle^ ^. est un très-mauvais conducteur, de sorte que s'il se trouve interposé en grande quantité^ il offre un tr^s« grand obstacle au passage du fluide électrique lorsqu'il n'a qu'une faible tension, et comme l'énergie de l'action est en raison inverse de l'obstacle qu'on lui oppose , nous avons cru devoir insister sur la 3g^éce$r site de rapprocher les pôles L'un de l'autre (954), afin que la. colonne liquide qui les sépare soit aussi courte que possible ; mais nous n'avonp point encore parlé de l'inconvénient qui résulterait du^ petit diamètre donné à cette colonne». , , -i
Supposons que. les pâles de la batterie soient deux fils de platine , et qu'ils aient été plongés dans une dissolution saline contenue dans lAi verre où ils se trouvent placés à un pouce l'un . de l'autre ; supposons aussi que l'action chimique ait lieu , et qu'elle se manifeste par un dégagement de gaz, S^ , dans cet état de choses I on partage en deux parties égales )a distance
9$ llANlMlJkTtOlli GUlMIQtiBà.
quinipÊte les dtttft fils, «n iâtrociai^ant dtos la disso* IttiioQ tiiié fetkilie liiiûce de mica , dans laquelle soit piaciâtiëe vthe ouverture d^un diamètre un peu plus oolli^iaerablë qlie celui des tubes, et qui descende dans le liquide à la même profondeur que ceux-ci, il y àtira dans lé liquide, au travers de la lame de mica, tttï passage pour le fluide électrique d'un diamètre plus considérable que celui des fils eux-mêmes; et cependant, Bieii que la distance entre ces deux pôles n'ait pas varié , iHntensité de leur action sera considérablement diminuée. Cet effet est entièrement dft à la diminution qu'aura éprouvée le diamètre de la colonne du liquide mauvais conducteur; et si la lame de mica, auliettd*étrè extrêmement mince, avaittihe épaisseur d\ili deini-pouceà trois quarts de pouce, l'action cesserait presque complètement bien que le diamètre de Touvertùlré lie fût pas changé.
' 66S. On éxj^liquéra ce résultat si Von fait attention ipùd la itiasse dii liquide remplace jusqu'à un certain point son pouvoir conducteur, et qu^en diminuant la largeur de' là èolôtine de communication ou supprime une fôtilâ de petità canaux qui servaient de passage au fluide;' c^est une considération que l'on perd trop souvent de vue dans la construction des appafeils et dans l'exécution des expériences. Loi^squè deux pâles s'élèvent du fond d'un verre, leur action est aussi considérable que pôssjble; mais si l'on recouvre chacun d'eux avec un tube, pour recueillir le gaz qui se dég;age> \eé circonstances se trouvent entièrement changées. En effet, les pôles opposés ne sont plus alors, ious le rapport de l'influence électrique, aussi près l'un dé Tautrë qu'auparavant i les parties qui s'élèvent
BEcoMPoimoii watB iJiqnam ma xa pilé.
daiis< les «nbèè «èfft al^fs à bue dUttUifeoe igihr à l| longuieur d^la lî^^n^ tii^çe |l6 Te^tréàiiité à'un peler k l'autre efi passant par Textrémité mfériaans' 4eâ âëM tubes de Terré. Outre ceue augmentation dd lèugnèyri Tëpaisséur de k^àiassèiiitafmédiairé et ooxidAotrîéé'éf trouTe aoséidlminiiéey puioqtt'ell^ n'est pltf mégalo ^u^MI diamètpe des tuW, taniUs i|u^0lle élak aapftt^vtetj^^ daas quekjues parci^d^ égale aà ^atfiètraduiraé^tdoil'' tenant la dissolution.
969. La même iàflmaiee se matiUeste'd'fAâà manière très>-seiisible dans les expériences où les pdldé soW placés datis des vases d3£éretiSk II feut alors réanir ie4 deux vases au mxyyen d'im syphoti rempli dé la àiâéb^ Itttion qu'ils contiennent » ou au moyen de fils d'a^ miaûte on de i30ton humectés ^ et doimèr a ces cà'i Aaux'de communication le plus de largeur poèûhlef sans quoi oh éprouverait une grande diminuti<m ÛMi U pouToir de la batterie t on ^oit aussi leë faire éM même temps aussi courts que la nature de l'texpériêhcè le permet, par les raisons que noué avons déjà ftH valoir (967), Eh général Ton doit prendre touà lièi moyené pour que le liquide qui se tl-ouve entre leà deux pôles de la batterie ait la plus glandé masse > et effiris le moitts d'épaisseur possible. ' .
970. Les dissolutions aqueuses ayant généralemètit un pouvoir conducteur plus grand que Teau ptfre; on peut profiter de cette circonstance pour efFectu«f la décomposition de l'eaù et de quelques autres corps* Une batterie qui agit sur l'eau, de manière à provd^ quér lé dégagement de portions à peine sensibles du gaz, semblera acquérir un pouvoir deax ou trois foiÀ au^si considérable , si Ton met seulement un peu <to
1^ . HlNISULATfdHS GBIXfQUffi.
sèl ooiMim y âe sôUate de soude j ou toute autre espèce 4e^eoip9 salin V d^s Teau que l'on Teut décomposer. Il suffit d'une petite quantité , car mie partie d'une dissolution saturée de sels , contre six ou huit parties d'eau ^ produit un effet très^remarquable. Ces dissolutions , qui ^e ;déconïposeB^ avec facilité sous l'influence de l'électricité, sont forX commodes pour reconni^tre t'existenoed'un courant yokaïque capable^d'opérer d^s décompositions chimiques.
.< 971. Toutes les. fois qu'il y a entre les expériences un intervalle notable^ il faut soustraire les plaques à l'action du liquide excitateur.. L'acide dissout et détruit rapidement les plaques de zinc avec^ lesquelles il se ti^ouye en contact , et quoiqi^e cet effet ne soit pas-assez considérable pour qu'il soit nécessaire^d'enlever les plaques pendant les interruptions d'une minute ou deux, et même davantage dïois quelques ciiKîonstances particulières y il^ie faut jamais les laisser sans nécessité soumises. à l'action de l'acide; mais s'il doit y avoir im intervalle de cinq à dix mtUjUes entre deux expériences , la chose est assez importante dans uhe batterie de dix à douze auges et même moins , pour qu'il faille enlever les plaques de leurs compartimens; on y trouve en outre l'avantage d'une action plus forte ^ lorsqu^on les replonge dans le liquide, ce qui est dû en quelque sorte à leur dessèchement et à leur expojsition à' l'air. Dans quelque? batteriies vqltaïqties , les plaques sont disposées daps Un châssis suspendu à une corde, que l'on peut élever. ou abaisseï: à volonté au moyen d'un levier. Le docteur Hare a construit uqo auge, dans laquelle les compartimens sont formés par ks plaques : métalliques elles-mêmes, de sorte qu'on
. 1MTT8R1E TOLTAIqUE. M
peut y verser le mélange et l'en retirer à volonté , au moy^i d*ase manivelle exécutant un quart de révolution.
972. Quoiqu'il y ait beaucoup d'avantage à opérer avec une forte batterie , surtout lorsqu'on veut rendre les expériences et leurs résultats visibles à ùile certaine dbtaaccy il n'est pas toujours facile de s'en procurer qui 9 comme celle dont nous avons parlé (MT), aient jusqu'à cent paires de plaques de quatre pouces carrés; et cela même n'est pas toujours nécessaire. On peut répéter les expériences les plus délicates et les plus éton* nantes avec une batterie dont les dimensions ne sauraient être comparées à celles de la première, surtout si l'on n'opère pas pour un grand 'nombre de personnes , en ayant soin seulement d'observer toutes les précautions que nous avons indiquées pour le contact^ le rapprochement des pAles , etc. Ainsi une seule auge, garnie de dix élémens dé quatre pouces carrés , suffit pour permettre de répéter presque toutes les expériences qui ont été faites sur la décomposition des corps en dissolution , ainsi que celles qui tiennent à l'électro-magnétisme^ et même pour découvrir de nouveaux phénomènes. On peut également se contenter, dans un laboratoire ordinaire , d'une petite auge de quarante à cinquante élémens d'un pouce carré; l'habitude de manipuler avec de petits appareils et sur des quantités minimes » est d'autant plus précieuse , qu'elle dispense le chimiste de se procurer des instrumens plus grands , plus coûteux , et conséquemment plus rares.
97 3« Lorsqu'on peut se procurer du cuivre et du zinc en feuilles, il est facile de se construire un appa-
9Q MANIP0LAtîOJrâ CtttMlQItlSS.
reîl voltaîqtie. Oii coupe ks lameâ métalliqti^s en pkn ' ques de grandeui* égale , de deux pôucfes cari»ë», par exemple , on les met ensuite en pile avec des morceatix de flanelle de même grandeur, irempés daîw dè< l'acide (945) étendu d*eau, en obsefvant l'^ordro stti*^ T^ant : zinc , flanelle , cuivre^ zinc ^ flanelle , cuitreç et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on ait formé ^dtiae éiémen» et plus»Xa pile doit être placée dans une assiette -, afin de recueillir Tacide ' exprimé de la flanelle par la pression dés plaqueâ. Il faut qtie les surfaces métalliques qui doivent être ccmtiguës soient bien décapées , afin d'opérer un contact parfait. Pour plus de sûreté , il est bon de souder les plaques en^^ ' semble sur les bords , par paires composées chacune d'une plaque de zinc et d'une plaque de cuivre. Lors* que ensuite on dispose la pile , on le fait' dans l'ordre suivant : cuivre , zinc , flanelle ; cuivre ^ zincf , etc. Att haut et au bas de la pile on attache dés fils métalliqueg pour servir de pôles. Une pile ainsi composée de vingt ëlémens produit des effets considérables , et suffit pour, tin grand nombre d'expériences.
974. On connaît la nature des pôles d'une batterie ordinaire par l'examen de Tune des paires de plaques
• métalliques employées à sa construction'. L'extrémité de la batterie du côté zinc de la paire qu'on examine est le pôle positif; l'extrémité qui est dU côte cuivre de la même paire est le pôle négatif: c'est un principe constant, à quelque place que soit la paire dans la batterie.
975. 11 est des expériences électro-magnétiques, et plusieurs autres sur la transmission du fluide électrique au moyen do bons conducteurs, comme les
BAtTERtE TOITAÏQUE. 91
corps métalliques y pour lesquelles il vaut mieux qufelquefois agir avec une pî!e composée d'un petit nombre de plaques d'une grande dimension , qu'avec un grand nombre de plaques plus petites. Il est facile , avec les auges ordinaires composées de dix élémens d|e quatre pouces carrés, de disposer l'appareil de manière à produire à volonté les effets qui dépendent d'une tension très-forte du fluide électrique, ou de son accumulation en quantité considérable. Ainsi, lorsqu'il s'agît de faire des expériences chimiques avec quatre auges semblables, la meilleure disposition est de les placer à la suite les unes des autres dans leur ordre naturel, de manière à former une batterie de quaraiite élémens de quatre pouces carrés , et m^me , si l'on veut, de les réunir comme nous l'avons indiqué (950). Mais si un petit nombre d'élémens plus grands présente plus d Wantages , on peut alors disposer ces quatre auges de manière àformer une batterie équivalente à une auge de dix élémens de huit pouces carrés. A cet effet, on place les auges les unes à côté des autres , de manière à ce que leurs extrémités semblables soient dans la même direction. On établit la communication entre les quatre plaques de l'une des extrémités au moyen d'un gros fil de cuivre courbé comme on le voit dans la figure ,
et placé de manière à ce que chacun des angles inférieurs soit en contact parfait avec chacune des quatre plaques terminales. Les quatre plaques de l'autre extrémité sont également réunies par un fil disposé de la même manière , et les deux extrémités libres de ces fils servent de pAles à la batterie.