MANIERE DE FENDRE LE VERRE
eomipode. On appliqué la tige chauffée ^ comme nous TavoDS dit, sur le bord écorné, dans une direction presque perpendiculaire au verre, afin que la chaleur ne se fasse sentir qu'à la place même s'il est possible; si , après que l'instrument est resté un mohient dans cette position, la fente ne se feit pas spontanément, il faut le retirer, et toucher la partie chauffée avec le doigt mouillé : le verre s^ fend aussitôt. 11 n'est pas à* désirer que la fente s'étende beaucoup du premier coup , car une fois commencée, une petite fente est tout aussi aisée à continuer qu'une longue, et est en même temps* beaucoup plus facile à diriger. Lorsque le verre est épais'^ par exemple , comme celui d'un flacon , la chaleur seule le fait fendre; :mais s'il est mince, il faudra nécessairement y appliquer le doigt hilmeèté;
1116. Pour commencer, la fente dans le milieu d'une ^rface plane , il faut y apjiôrter beaucoup d'attention si l'on veut éiriter q/ie la fracture ne s'étende à une distance considérable et peut-être dans une mauvaise direction. Il faudra alors appliquer la poitite rouge du fer sur un seul poipt , et, la retirant promptement, la refroidir en mouillant la^ place comme on l'a vu plus haut : si l'on ne réussit pas du premier' coup* il vaut mieux* répéter deux ou trois fois Topé^ ration inntilement que de chauffer le verre trop fortement, ce qui pourrait produire une fente trop prolongée. On doit toujours commencer la fente à une certaine distance de la ligne de division projetée , afin d'être moiiis exposé à voir ces deux lignes se croiser.
1117. Dans toutes les opérations de ce genre, il faut soutenir le vase , afin d'empêcher que Tune des deux parties , par son propre poids , ne fassb fendre
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le verre dans uxre fausse direction , au moment où la division est prête à s'effectuer. Il n'est, pas absolument nécessaire que la tige de fer ait la forme que nous avons indiquée; on peut au besoin se servir d'un tnorceau de fer quelconque. On peut même faire usage d'un charbon allumé, taillé en pointe , sur lequel on sopfBe pendant l'opération pour activer la combustion. 1418. Les bords du verre ainsi séparé sont beaucoup plus sujets à se fendre , soit par un 'choc quelconque, soit par l'élévation de la température, que s'ils eussent éprouvé un commencement de fusion , ou eussent été usés à la meule. Il est donc avantageux de les user, ce qui est facile à faire en les frottant sur une
pierre plate, avec un peu d'émeri ou de sable fin et de l'eau, ou les faisant entrer en fusioQ, soit à la lampe d'émailleur^ en passant successivement tout le bord dans la flamme , soit sur un feu de charbon de bois. Si malgré ces précaj||ions ils ne sont pas encore bien unis, il sera aisé d'enlever, à l'aide d'une pierre à aiguiser ou d'une lime douce , les aspérités qui pourraient blesser les doigts.
1119. On peut , par le moyen que nous venons d'indiquer, couper des cloches de manière à en séparer les portions endommagées, et se préparer des vas^ fort Utiles, ainsi qu^avec les flacons dont la partie supérieure a été brisée.
11 20. Lorsqu'il s'agit d'un vase d'une certaine gran- ^ deur, et que l'on attache quelque importance au succès
de l'opération, la meilleure manière est de former une incision avec le diamant avant d'appliquer le ter rouge. Le fer ne fait alors que compléter la fente que le; diamant avait commencée, et il arrive bien rarement que
MANIKRB DE FENDRE LB VBRRE. 161
la séparation n'ait pas lieu à l'endroit que l'on a ainsi tracé. Néanmoins le chimiste ne doit jamais essayer de faire luirméme des opérations de ce genre qui au* raient quelque importance ; et tout ce que nous venons de dire à ce sujet a seulement pour but de mettre l'opérateur économe à même d'utiliser des vases qui autrement seraient entièrement perdus pour lui. Dans toutes les autres circonstances il devra avoir recours au f^r^ cant d'instrumens.
1121. On a quelquefois besoin de diviser en plusieurs pièces un morceau de verre; si l'on essaie de le faire au moyen d'un choc quelconque , il arrivera le plus souvent que le verre se brisei^a en éclat» allcra jpâs et arrondis à leur extrémité^ sans qu'il s'en trouve>tin seul de la forme et des dimensions que l'on désire. Heureusement il est un moyen à peu prèS'infaîflibi&dé diviser à volonté un morceau de verre semblable en deux ou quatre parties, et même plus ; il suffit panr oela de diriger convenablement la ligné de séparatidn.iSupposons que l'on veuille partager en deux portions à pè«i près égales un morceau de verre de quatre pouces d^ longueur sur deux de large. Prenant une lime trxaingcit laire, on place un des bouts contre sa poitrine^ et l'autre contre un corps résistant, par exemple , le bord d'une table , de manière qu'une légère pression suffise pour la maintenir dans une position à peu près horizontale , un des angles tourné en dessus. Saisissant ensuite le verre avec les deux mains , on place iûl des bords sur l'angle de la lime qui se trouve en dessus ^ vers la partie la plus rapprochée delà table; on donne au verre une position presque horizontale, puis le retirant du côté opposé , on le relève progressivjeinent sans que le, point qui était en contact avec la itme
i$2 MAMIPULAnOSiS CBIIilQUES.
cesse de la toucher, et de manière à ce que le bord opposé , Après avoir décrit presque une demi-circonférence ^ se irouTe placé en face de Topérateur. On xépéiera sur l'autre face du verre la même opération -qui a «u lien sur la première. Le verre acquiert alors one tendance.à te fendre dans la direction perpendiculaire ft» cAté qui a été paçsé sur la lime, et il arrive •irèa>«ouwnt qu'avant la fin de l'opération il se fend en deux , en suivant la ligne qui divise l'espace comjprip entre lea deux mains.
i Un. parvient facilement à acquérir la connaissance 'précise du degvé de pression qu'il faut employer, en ;&isant : quelques essais sur de mauvais morceaux de .Terre*
i 1£2« Lorsqu'on n'« pas d'autre moyeu pour donner à^uneieuteila direction, voulue, on peut fréquemment y xénssir à T^alde de la simple pression de l'ongle , con- •venaUemeaii dirigé»
' il2â«.ll.est plusieurs moyens découper les bords Jùm moroeau de verre^ S*il s'agit d'ua fragment de t|^aC8 , il suffît de passer légèrement .une grosse lime eqr les Jmcds,: dans une direction un peu oblique. €e A'^estipas aloos un simple frottement qui use le verre, sTest une séparation opérée par chaque dent de la lioae, qui emporte avec elle de petits fragmens de verre ^'une largeur égale à l'épaisseur de la glace. Pour enlever, l'extrémité d'un tube de verre épais, il faut s'y péendre de la même manière , mais en y apportant un peu plus d'attention , parce que les tubes, sont sujets À se Ëendre dans cette partie , et que la fente s'étend liientàt beaucoup plus loin.
.1 i2A* On peut encore abattre les angles d'une glace avec de petites tenailles; mais il ne &ut pas chericher
MANlÈaB DR POUHgLB yjîHRE. l^S
à briser et à enlever en même temps la partie saillante: il faut, après Tairoir placée entre les mâchdres dëâ tenailles , incliner légèrement celles-ci , de manière à ce que Tune des içâchoires exeroq une certaine pression sur un des côtés du verre, tandis que l'autre ne sert en quelque sorte que dç point d'aj^i^î. Bientôt la portion qui a été soumise à la pression cède , et tombe en éclats ; il suffit d'un peu de pratique pour «oqiiérir toiUela xjbxiérité aécessaûre* Ce pp^ced« n'est guère applicable aux tubes ; mais on lei pratiqué avec avantage pour donnçr à un monéèftu de véri^ une forme voulue ^ lorsqu'on ne peut se servir de là limé. 112'â. On peut polir le verr» suc presque lô««es^left •{lierres plates à gros graûn , an moyen d'un peu desftble 'etd'ea«i, ou^ ce qui.vanc mieux enoqrei^, avec 'deTémeri. C'est ce procédé que l'on emplioie' podp^user et ^resseif des extrémités des tubes (7)08,' lllB). L^épé- •ra^tion e^i d'autant plus aisée que le diaipètre-Âes tubop tsA pins lirge -et que le verre est plus 4pais. M faut; pour réussir, que les mouvemens soient bite< relier»' et queie tube que Ton polit soit teni| bien |pppenâiettlairemenb» Qn polit* de la même manière dé grAii^ îuses, tels queles clodies à gaz, etc. ; m^vA îl Vaut mieù!t airpir g^eoours au febricai^t d'instnimens. > - , 1 136. Lorsque le bouchon d'aa^&é6n ne-bou^febe pas eKaqtemem ^ il «6t facile de l'ajuster parfaitetneint eu l.'usa^itdans'le goulot même du flacon avec uU peu tte sable ou d'émerl grosse' et de l'eau; il ne^'agit que ,de l'enfouoer et de le retirer à plusieurs- r^prîs0i3^ ^n le faisant tourner chaque fois, de manière à déiruÎPte les inégalités du bouchon et dO' l'intérieur du goulot.
164 UANIPULITIOMS CHIMIQUES.