ECHELLE DES EQUIVALENS ^ CALCULS. S
du sel f et de diviser par 2 la quantité de magnésie correspondante , on verra ainsi qu^e 50 livres contiennent à peu près 8 livres de magnésie*
12 1 />. Ces échelles synoptiques sont, eu général, sur papier el sur bois ; celles qui sont sur papier ont été d'abord soigneusement gravées sur cuivre, ensuite imprimées sur du papier que Ton colle «ur une règle de bois , comme celle que nous venons de décrire. Il est presque impossible que ces échelles soient exactes, à cause de Textension et de la contraction que prend le papier, par suite des variations hygrométriques^ et de la facilité avec laquelle il cède auK impressions mécaniques, et se déchire lorsqu'il est mouillé* Lorsqu'on colle le papier pour l'appliquer sur le bois, il s'étend considérablement dans toutes les direc* tions, et quoique cette extension , causée par l'humidité, ne soit pas beaucoup plus grande que celle qui a eu lieu lorsque le papier a été mouillé pour recevoir l'encre de la planche de cuivre , elle augmente consi* dérablement par Teffet du frottement et des autres noLoyens mécaniques qu'on emploie, tant en appliquant la colle avec une brosse qu'en pressant ensuite sur le papier pour le faire adhérer sur toutes les parties du, bois. Ces^chelles ne doivent par conséquent être jamais considérées comme très-exactes lorsqu'on les reçoit du fabricant d'instrumens , et Ton doit toujours, les vérifier à l'aide d'un compas ou d un morceau de papier, comme nous l'avons déjà indiqué (120$), afin de s'asf surer si les distances égales sur l'échelle correspondent précisément à des nombres ayant toujours entre eux le même rapport. De cette manière , on découvre facilement l'étendue de Terreur que présentent ces, insirumens, et le point où cette erreur, esjt le plus consî- 2. 14
210 MAmPVLATlONS CHImIquES.
dérable. Mais il serait inutile d*en agir aiifôi dans Tes*^ pà*aiice d'obtenir une échelle assez exacte pour pouvoir se dispenser de tout autre calcul ultérieur dans une expérience. Les échelles qui sont imprimées directement sur le bois, quoique moins susceptibles d^erreurs que les échelles sur papier, sont cependant rarement assez exactes pour qu'on puisse se dispenser de calculs. 1216. Nous n'avons parlé jusqu'ici que des erreurs relatives à ^exactitude de l'ichelle des nombres. Il «n est d'autres qui sont produites par l'imperfection et l'inexactitude des expériences qui ont fourni les nombres équivalens des différentes substances. Si l'on avait considéré comme bon un résultat inexact, et que le nombre proportionnel d'un corps poi'té sur l'échelle lie fût pas le véritable, il «st évident que toutes leâ infdtcations fournies par l'échelle pour toutes les substances que renfermerait ce corps seraient taffec^lées de cette première erreur. Toutes les fois donc qu'on ob^ tiendra pour équivalent d'un corps un nombre plus exact que celui qui existait antérieurement , il feudra aussitôt le rectifier sur l'échelle ; et à mesure que les nombres équivalens des substances, qui jusque-là étaient restée indécis , sont déterminés d'une manière précise; il faudra placer le nom des substances ellesmêmes aux points' de Téchelle qui leur conviennent^ de la manière déjà décrite (1207 — 8). ' 1217. En raison des erreurs inévitables dans la construction de Tédhelle des nombres , il ne faut se servir de l'instrument que pour les expériences qui n'exigent pas une très-grande précision ; car quelque légères que fussent ces irrégularités , elles ne seraient pas sans infiuence'sur les résultats: il faut donc , toutes les fois que l'on a besoin d'une exactitude rigoureuse,
RAPPORT DES TOLUMBS DBS CORPS GAZEUX. 211
•avoir recours au calcul» d'après uae table d'équival^is. Par exemple, s'il était nécessaire de connaître la quantité d-acide .sulfurique contenue dans €4» 7 grains de -sulfate de baryte, à deux ou trois décimales près, il Taudrait mieux , au lieu d*opérer avec 1 échelle , prendre les nombres équivalens du sulfate de baryte .et de Tacide sulfurique sur une table semblable^ et fmre.la proportion, suivante : le premier ncnnbre est au second, comme 6iy 7 est à la quantité, d'acide .sulfurique dkec^ chée ;.lenombre équivalent du sulfate de baryte est 1 i% et celui de Tacide sulfurique est 40, Thydrogène étant un, ou pris pour unité; par conséquent 1 18 : 40 :: 64,7 :21,932, ou à peu près. Du reste, il serait impossible 4le déterminer exactement ce dernier nombre sur une échelle ordinaire , et de connaître de combien il diffèh^ dp 22.
La plupart des ouvrages diimiqnes contieiment un -gra^d nombre de tables d'équivalens. Mais quelle que soit celle que Ton adoptera , il. faudra rexamincr d^ t^emps en temps , et corriger les nombres /qu'elle portera, toutes les fois qu'ils auront été déterminéft avec plus de précision.^ . .■' .
1218, M. Gay-Luss^c a démontré que lorsque les corps se combinent à l'état de vapeur, la combinaison s'opère toujours sur des volumes qui ont entre eux up rapport simple; ainsi,, un volume d'hydrogène se combine avec ijn demi-yoluoie d'oxigènp pour fpriier une certaine, qumtitç d'^U qui,. à. l'.étAt. d^.vapQur, présente, un vQlump .égal. à. cplui.de l'bydrpgèjap que l'on a employé. Un vplunje. cl*hydrogèue.sç .cppabine avec un yolunaie de cl\lqre. popr fojrmer deuï volumes d'acide muriatique (l.) et avQc.un vohime.de vapeur
(i) Hydrodiloriquô. •
2X2 ttANIPVLATIOVS CRIMIQUÊs.
d'iode pour former deux volumes d'acide hydroiodique; trois volumes d'hydrogène se combinent avec un volume d'azote pourformèr deux volumes d'ammoniaque; et un demi'Volumé d'oxigène fournit, en se combinant avec le carbone, un volume entier d'oxide de car* bone. Tous les corps gazeux que l'on a examinés ont présenté des résultats analogues. On peut considérer ces volumes comme des équivalens ; et le rapport des nombres qui les expriment est assez simple pour qu'on puisse les retenir sans la moindre difficulté : par conséquent , il peut être utile de placer sur toutes les tables des équivalens chimiques, à càté des substances et de leurs nombres, de petites figures représentant leurs volumes équivalons, lorsque l'on considère cellesci à l'état de gaz ou de vapeur : il n'est pas nécessaire d'être doué d'une grande sagacité pour s'ap^ercevoir que si les corps se combinent en poids (1200), ainsi qu'en Tolumes définis, ces volumes doivent nécessairement contenir le poids qui a été précédemment déterminé ; car , bien que ces proportions d'un composé puissent être exprimées indifféremment en poids ou en volume , les corps ne se combinent cependant toujours qu'en une seule proportion.
12 19. Ainsi établies, les tables dont nous venons de parler présenteront l'apparence suivante :
Hydrogène. •....'...• 1 . . . . Q
Oxigène». • • • « • 8
Chlore. • , . 36
Iode 125
Eau • . • . 9
Acide muriatique • 37 .
Acide hydriôdique 136
Ammoniac 17
en an
CD
RAPPOBT.DRS TOMJMJES.P^ CORPS GAZEUX. 214
On consultera toujours utilement cette échelle toutes les fois qu'il s'agira de substances gazeuses et volatiles. Les rapports en volumes sont beaucoup plu^faciles à retenir que les nombres ëquivalens; ce qui, joint à la facilité avec laquelle le volume dçs gaz et des vapeurs peut être déterminé , doit souvent engager le chimiste à préférer les rapports exprimant les volumes à ceux qui expriment les poids.
SI 4 »A.NIPULJkTtOflS GâlM^QtlEI.
a < •»•>»•• «c-oeB» •»•••••••»••••»• * •?»•• •♦»* X »*<»***»»»^»*''*»»»»»»» ♦♦*'♦♦*'