USAGES DU PAPIER, DU FIL DE 1«AIT0N. SIS
le couraht de cet ouvrage; nous recommanderons seu« lement l'usage du papier pressé à chaud , qui peut étre^ dans quelques circonstances, employé pour recevoir des dissolutions que Ton veut essayer par les réacti& , particulièrement pour observer les précipités colorée* C'est sous ce rapport que le docteur Paris a indiqué de^ puis long-temps cet usage du papier comme applicable à la recherche de l'arsenic au moyeu du nitrate d'argent.
Le papier ciré que Ton obtient en étendant une feuille de papier sur une plaque chaude, et la frottant légèrement avec de la cire enfermée dans un morceau de mousseline , résis^te pendant très-long-temps à l'action de l'humidité, et peut par conséquent &ei:vir à faire des tubes pour transmettre l'eau ou la vapeur, d'eau. Le papier fort, tel que le papier à cartouche, peut, au besoin^ être façonné en vase, et servir à faire bouillir de Teau ; Ton peut sans crainte faire bouillir dans un vase semblable jusqu'à une pinte d'eau ou da-^ vantage, au-dessus d'une lampe de laboratoire (199)^
Enfin, des papiers collés fortement, huilés ou ciréa^ pourront servir d'entonnoir pour recevoir un filtre^ transvaser de l'eau, et même des acides»
§ IIL Usages dvLjil de laiitm.
1233. Lorsque le fil de laiton est reeuit, il acquiert une flexibilité qui le rend supérieur à toute autre «spèce de fil pour réunir des parties d'appareils. Il est aussi ^ès^utile pour former des supports temporaires pour les bougies^ les tubes, et sert partioulièremeQt pour le^ expériences électro*màgnétique8. C'est le meill^r m^
216 MANn>UtATI01!tS CHIMIQUES* '
Ton puisse employer pour former les pôles et les communications des baiteries voliaïques et électrîqnes; non* seulement à cause de sa flexibilité, mais encore parce qu'il est très- bon conducteur de rëlectricitë. Il faut dans tout laboratoire avoir du fil de laiton de deux espèces au moins : Tuifie d'un 'vingtième, et l'autre d'un cinquième de pouce de diamètre.
§ !V. Usages des plateaux ou obturateurs de verre.
12S4. Les plateaux ou obturateurs de verre dont ona déjà parlé(353, 356, 447, 659)sefont en rognant des fragmens de verre (1223, 1224), pour en former des disques d'un à 4 pouces de diamètre, qui servent à plusieurs usages. Comme ils sont parfaitement plats' des deux côtés, on les emploie souvent pour couvrir les ouvertures des cloches dont les extrémités sont usées à la meule ; et dans beaucoup de circonstances ils conviennent mieux que les soucoupes pour trans-^ porter 'les cloches qui renferment des gaz, surtout lëpsquè le liquide dans lequel elles plongent a peu de profondeur, ou se trouve placé dans des vases fort étroits. Ils servent également de couvercles pour les verres, les capsules, et pour l'évaporation et la cristallisation de petites portioùs de liquide (547). On les emploie comme isoloirs dans les expériences électriijues ou' électrio-'chimiquiës. Dans ces dernières/ ri ikut toettre sur Tobturateur quelques gouttes du liqiridcr qu'on veut décomposer (962), ou placer dessus le vaisseau métallique qui contient le liquide. Nous avons déjà fait valoir leur utilité pour les essais à l'aide des réfictifs sur de très-petites: portions de liquide»
USAGES DES HETAtlX Z» LAMES ET Elf FEUILLES. SIT
§ V. Usages des métaux en lames ouenfeuilies^
1235. L'étainen feuille est fort xitilé dans unlabo« ratoire , pour servir de conducteur électrique ^ lorsqu'on yeot établir une communication métallique entre différens appareils, et pour revêtir d'une doublure oa d'une enveloppe métallique ceux de ces appareils qui y comme la bouteille de Ley de, exigent cette précaution. On coupe ces feuilles avec des ciseaux oU un couteau ^ et ohles applique facilement, à l'aide de la coUe, de -la même manière que le papier. Elles sont aussi d'une grande utilité pour plonger une substance solide dans un mélange r^rigérant. On roule avec soin dans kt 'feuille d*étain la substance qu'on veut congeler, de ma* nière à empêcher le mélange réfrigérant de pénétrèi* dans l'intérieur; çt comme elle est elle-même un excellent jconductèur de la chaleur, l'abaissement de tem|>érature a lieu rapidement.' Une feuille d'étain rwlén autour des tubes sert souvent à en rendre opaque une certaine partie, où à la refroidir plus rapideituegauX'é^ lain, en feuille est très-flexible; cependant il. ne .faut point a'en servir sans précaution, de crainte qu'il. na s'y lormedea trous, et que par conséquent il cessé d'être imperméable à l'eau.' . . ,' . ;
< 1236* Le plomb' en feuille s^t aux mêmes usages t il se Qoupe facilemtent siVec: des ciseaux- ou uii couteau, ce qui 1er rend fort utile poui* faire d'ës tarent 3S). Il sert aussi à éohauQer et à refroidir les corps paV son con^ tact , ^ il est tellement; malléable, qu'on peut aisém^t en former des capsuliôs lorsqu'il est nécessaire dVn avoir en métal, ainsi que .des vases réfrigérans et diy^% autres aj^pureib temporaire^.
218 MANIPULATIONS CHTKIQU ES. '
1237. Le cuivre en feuille est d'une grande utilité comme éleetre^noteur ; mvl Femploie continuellement ^ conjointement avec le zinc^ pour la production de Télectricitë voltaïque. C'est à Taide de lames de cuivre que l'on précipite certains métaux. Lorsqu'il est recuit il devient flexible, et se façonne aisément en vases. Ifous avons déjà parlé 4u cuivre en feuille servant à envdopper des. tubes de verre pour augmenter Tkitensité de la cfaaléur et la répandre plus uniformément sur toute la surface. On Femploie souvent de la même manière ^ pour de plus petits tubes que l'on £Eiil; cfaau!ffier à la main , et dont l'extrémité est fer* i»se« Le cuivre battu , c'est-à-dire rédiùt en feuilles très*minees y convient parfaitement pour observer les effets généraux que produisent les divers agens qhi^ mîff ues sur un miétal extrêmement divisé.
12S8. Le zinc, rendu malléable, n'est pas itioins utile 'SOUS la forme de lame que sous celle de feuille. Ainsi préparé, c'est un puissant électro-moteur qui, soudé avec le-cuivre , entre , eomme nous l'avons déjà £t , dans la construction des appareils voltaîques. Avec ces deux uG^taux et quelques morceaux de drap, oii forme en peu de temps un appareil de cette nature* On emploie aussi le zmc en lames poui* opérer la précifnta-* tion des métaux. Le zinc en feuille, étant beaucoup pla^ mônee ^ sert au méané usage lorsqu'on n'a besoin que d'une petite quantité de métal, et a l'avantage d'être plus léger. Lorsqu'il sort du laminoir, il est toujours couvert d'une couche de matière grasse, q^'il faut en^ Xm^t en le laVant avec un peu de savon ou d'alkali àvant'de l'employer aux expériences chimiques.
1239. Platine en feuille. Noiis lious sommes déjà occupé des services que roptd celte stibsiaiice (181^
MOYENS DE TRA«8BfETTRE LA CHALEUR. 219
954 f 96.3, 966). Dans toutes les expériences où Ton s'en sert pour receroir d'aotres substances exposées à de hautes températures, il faut éviter de le mettre en contact avec les métaux fusibles , ou leurs oxides , leurs» aulfures , et autres composés , lorsqu'ils sont mêlé» avec des matières charbonneuses, parce que. le métal, s'alliant avec le platine, forme une combinaison .fusible, qui attaque le vase, wx même letdétruit. Le platine en feuille est un excellent électro-moteur. Un morceau de ïinc et un morceau de feuille de platine, mis en centaot daBs;une solution, en sépareront la plupart des métaufx: qui seront présensi Le^métal adfaèrtra au platine, d'où il sera oiisuite facile de le séparer. Nous avons déjà si* gnalé (48^, 979) un exemple à ipeu près scmblabie, fourni par le docteur Woilaston. Il n'est point difficile de plier un nfeoi^ea«i de feuille db platine pour •en foi»crtm vaisseau éapable de retenir des liquides ;'*ei; dans œt état il peut, au besoin, reijaplacer un creuset de même métal , et fjsMîâiter ainsi des anidysea que Van a'aiir ait pu faire sans cela.
^ yi et YU* Moyms.eleiransmeUre la.cialear. -- i
: 1240r-1241. ATaide d'un corps métallique échauffé^ Ton peiu souvent transmettre la chaleur dansd^s situai lions où it serait iinpossible de l'appliquer autrem^tf, Sir Everard Home, vonUnt coaguler le sang d'ui^e Uimeur anévrismale sans affecter l^s parties voisines , y parvint en enfonçant une aiguille , qu'il chauffa d9 l'extérieur. La chaleur qui fut conduite par ce moyen jusqu'à la masse du sang, qui formait la tumettt sufr
320 MANIPHLATIONS CBtHIQOEfi.
fit pour le coaguler. On peut yoir un exemple du même effet dans certaines lampes alimentées a^ec du beurre de cacao maintenu à Tëtat liquide par le contact d'une lige métallique, dont une partie se prolonge audessus de la flamme éloignée de quelques pouces du réservoir.
1243. Dans les opérations où Ton est obligé de ciiauffer un tube au moyen d'une lampe à esprit de TÎn, Gfn pent porter commodément la chaleur sur dif< férens points en mettant à profit le pouvoir conduc* teur des métaux. Nous avons déjà dit (1237) de qu^le manière on peut, en enveloppant un tube dans une feuille de cuivre , rendre la température unifonYie sur toute la partie inférieure. Lorsqu'on veut, au Gon,traire, refroidir une certaine portion de la partie. sapé« rieure du ttibe , afin de mieux condenser ks vapeurs sur ce point, on peut envelopper«le tubéd^une'&aille de métal, qu'on place en contact avec lin. moriceau de métal plus épais , ou que l'on refroidit avec dur papier mouillé; car on peut humecter et refiroidir sans dan* ger le métal servant d'enveloppe, tandis que le verre se briserait si on le soumettait aux mêmes épreuves. Lorsqu'on veut refroidir rapidement une capsule métallique et son contenu, on peut la placier dans l'eau, ou sur le mercure de la cuve pneumatique : la chaleur se trouve alors rapidement absorbée. Lorsqu'-on veut
briser l'extrémité d'un tube dans lequel une substance a été souinisè à la chaleur, pour pouvoir examiner plus commodément ce qù'tl contient, il suffit, pour le refroidir et le briser au même instant, de le plonger dans \é ttiercure delà cuve. *
1243» On peut ' apprécier le pouvoir conducteur de^ différentes substances en leà mettant en con-»