TUBES, APPAREILS PNEUMATIQUES
cornues , ou les gaz dans les €ubes y sur le mercure et sur Teau , se font aisément au moyen d'un morceau de tube large étiré à la lampe y comme on Ta vu (859). Une capsule d' evaporation remplie d'eau , forme une excellente cuve ; il faut seulement avoir l'attention de placer au fond une lame d'un métal pesant y tel que le ploriib, sur laquelle doit porter l'ouverture des tulMss récipiens lorsqu'ils sont inclinés contre les bords de la capsule. De cette manière ils ne peuvent glisser au fond du vase, ni prendre une position horizontale , ce qui occasionerait la perte du gaz.
881. Si l'on n'a besoin que d'une petite quantité d'oxigène pur , on peut se la procurer avec 'autant de facilité que d'économie , en décomposant dû ëhlorate de potasse dans un tube-cornue, ^esf également dans un tube de ce genre que l'on prépare prekque toujours l'oxide de chlore avec le plus d'avantage ; mais alors il faut qu'il soit disposé d'une aiïtre ^manière , qui peut être utile dans un grand nombre d^autres cas. La cornue proprement dite est formée d'un tube uni, bouché à l'une de ses extrémités, d'un demi-pouce de diamètre environ^ sur deux ou trois pouces de longueur, suivant les circonstances ; dans l'ouverture du tube est fixé un bouchon percé de manière à recevoir un petit tube, qui , s'élevant perpendiculairement au bouchon, à la hauteur d'un^pouce, est ensuite courbé presqu'à angle droit sur une longueur d'environ trois pouces , puis revient dans sa première direction à la hauteur d'un huitième de pouce ; ce tube est le col de la cornue dont le large tube forme le corps; lorsque celui-ci a reçu la substance, on fixe le bouchon hermétiquement à .sa place avec un peu de mastic, l'on procède à la distillation , le gaz se dég^age et peut être recueilli.
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893« U ^^ convenable d'io4iquer ici les préçftu* tions nécessaire^ pour empêcher les accidens en cm d explosion. Toutes les fois que ce danger est probable» il faut avoir soin d'entourer le vaisseau d'étoupe ou d'ctofle , afin que s'il vient à se briser les fragmens n'en soient point projetés , et se tenir pendant tout le cours de la distillation du côté de la partie ainsi protégée y pour éviter le danger, au moins pour les yeux. Pour faciliter Tarrangement de Tétoupe sur la surface polie et glissante du tube , on rend celle-ci légèrement adhesive en y passant un peu d'essence d% térébentine , ou de mastic clair.
883. On peut) suivant.les circonstances | remplacer la cuve à mercure par une capsule de porcelaine , un creuset de terre, et môme au besoin par un verre ordinaire. Le tube qui conduit le gaz doit être toujours recourbé en dessus à son extrémité^ comme nous Tavons dit en parlant du tube*cornue pour Toxide de chlore (881), afin que le gaz se dégage sans difficulté dans Touverture du vase qui sert de récipient.
884. Un récipient à mercure exlrcmemcnt com* mode, et que Ton doit, je crois, à M. Cooper, est
r\ celui représenté dans la figure ci -jointe. Il consiste en un tube de six à neuf lignes de diamètre, et de quatre à dix pouces de longueur, recourbé et ouvert à l'extrémité inférieure , mais fermé par le haut. On le remplit de mercure, en le tenant dans une position inclinée, puis on le ^^^^ suspend ou on le supporte dans la position indiquée par la figure, au-deâsus d'une capsule à evaporation. On introduit dans Touvcrlure l'extrémité déliée du tube d'où le gaz se dégage , de manière à ce que les bulles gazeuses entrent dans la grande bran-
4^€i eft que le mercure en s'éehappant retombe dans la capsule; lorsque ce métal est descendu presque à la naissance de la courbure^ on suspend ropëraiion. La plupart des caractères du gaz ainsi recueilli sont faciles à examiner sans le secours d'un autre tube, et sans autre déplacement qu'un changement de position du tube lui-même. Ainsi on placera le doigt sur Tou* Terture en contact avec le métal, et l'on interceptera tout accès à l'air; puis, inclinant légèrement, on fera passer une bulle de gaz dans la courbure, de manière à ce qu'elle arrive jusqu'au doigt, et, re^ plaçant le tube dans la position verticale, l'on aura ent^e le doigt le mercure et une petite portion de ga^ entiàreinent isolée de la portion plus considérable ren« fermée dans le tube par la colonne de mercure ; pour essayer sur celte petite portion l'inflammabilité du gaz, il suffira de soulever le doigt, et d'y plonger en même temps une bougie allumée. Cet essai terminé, on versera du mercure dans le tube, pour remplir l'çspace qui aura été laissé libre , on appliquera de nouveau le doigt, puis inclinant le tube on amènera une nouvelle portion de gaz dans la même situation que la première, on Texaminera sous le rapport de Todeur; après quoi on ajoutera une nouvelle quantité de mercure , et l'on répétera de tout point la même opération : la troisième portion de gaz servira alors à déterminer s'il est plus pesant ou plus léger que l'air; si après que le tube sera resté ouvert pendant quelques instans le gaz n'en est pas sorti, c'est une preuve qu'il est plus pesant; si au contraire il s'est entièrement dissipé dans l'atmosphère, il faut ch conclure qu'il est plus léger. On pourra, de la même
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manière y essayer sa solubilité dans Teau en remplissant avec ce liquide , au lieu de mercure , l'espace laissé libre par la dernière expérience; et amenant une bulle de gaz à Touyerture du tube , comme dans les expériences précédentes ^ on jugera de sa solubilité par la promptitude avec laquelle la bulle disparaîtra; si elle se maintient entière on sera non moins certain de son insolubilité. Dans le premier cas on peut y en soulevant le doigt ^ constater les propriétés de la dissolution , et reconnaître sa nature acide ou alkaline.
La seule précaution à prendre, est qu'il ne sp glisse aucune portion d'eau dans la partie principale . du tube. U faut à cet effet n'introduire à la fois que de fort petites quantités d'eau, maintenir dans la cour* hvtre une colonne de mercure suffisante pour remplacer la bulle gazeuse, enfin faire attention au degré d^inclinaison que l'on donne au tube. Lorsque l'expérience sur la solubilité est terminée , on fait sortir l'eau de l'ouverture du tube en l'absorbant avec du papier à filtrer, après quoi on essuie la place qu'elle occupait, au moyen d'un petit tampon d'étoupe fixé à l'extrémité d'un fil métallique* On peut faire les mêmes essais avec l'eau de chaux ou des dissolutions alkalines.
De cette manière on peut diviser le gaz en autant de petites portions que l'on veut faire d'expériences différentes. S'il arrivait qu'une portion du gaz fût soluble dans l'eau, il faudrait , après avoir fait sur le mélange quelques expériences préliminaires, introduire un peu d'eau dans la partie principale du tube , agiter fortement pour qu'elle absorbât le gaz soluble, puis retirer le doigt sous l'eau ou sous le mercure, qui rentrerait
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dans le tube, et prendrait la place de la substance absorbée. La portion insoluble se trouvant alors à Tëtat de pureté y pourrait être examinée par portions sue* cessives de la manière que Ton vient de décrire.
885. Il est un grand nombre de cas ou le gaz peut être renfermé et examiné dans le tube même où il est produit; c'est un des avantages les plus importans de l'emploi des tubes. Ainsi , lorsqu'une pe« tite portion de matière animale a été chauiïée dans un tube y il est aisé de s'assurer, en approchant de l'ouverture un morceau de papier de curcuma , s'il se dégage de l'ammoniaque; s*il s'agit de soufre et d'une substance végétale , les réactifs convenables , appliqués de la même manière , indiqueront s'il y a production de gaz hydrogène sulfuré. On peut encore reconnaître la plupart des propriétés de l'oxigène , en mettant vin peu de chlorate de potasse ou d'oxide de mercure au foiid d'un tube de verre , que Ton soumet à l'action de la chaleur jusqu'à ce qu'il y ait eu dégagement de gaz oxigène en quantité suffisante pour remplir toute la. partie supérieure du tube; cet effet est indiqué dans un caS| par TébuUition du chlorate de potasse, dans l'autre, par la vérification du mercure. On examine si le gaz peut entretenir la combustion , après quoi l'on chasse, en soufQant dans le tube, le mélange de gaz qui reste après l'expérience, et appliquant de nouveau la chaleur on obtient une autre portion de gaz à l'état de pureté.
En plaçant dans la partie inférieure d'un tube un morceau de marbre , et de l'acide hydrochlorique étendu d'eau , on peut examiner de la même manière le gaz acide carbonique qui en provient; il en est de même des gaz acide muriatique et acide sulfureux , du chlore et de
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Voxide de chlore. C'est peut-être même pour lès mençansla manière la plus sûre d'étudier les propriétés de la dernière de ces substances. L'on place au fond du tube un peu de chlorate de potasse en poudre et d'acide sulfurique concentré , en ayant soin de verser en premier lieu l'acide sulfurique , et d'y ajouter ensuite le chlorate de potasse par petites portions; l'oxide dé chlore s'élève par degrés, et remplit la partie inférieure du tube 9 où il se manifeste par sa couleur jaune foncé. On peut quelquefois favoriser le dégagement par la chaleur de la main ou de l'eau tiède , en ayant soin de tourner l'ouverture du tube du câté opposé à l'opérateur. En chauflant la partie supérieure du tube à la flamme d'une lampe à esprit de vin , on peut constater la propriété explosive du gaz , et même distinguer par les caractères qui leur sont propres le chloré et Toxigène qui se dégagent. En laissant écouler un peu d'intervalle, ou chauffant légèrement le tube, on opère la production d'une nouvelle portion d'oxide de chlore qui fait la matière d'une autre expérience.
886. Il existé beaucoup de circonstances dans lesquelles le liquide qui agit sur une substance peut, en raison de son peu de valeur, servir à recueillir les gaz résultant de Taction chimique; tel est le cas, par exemple , lorsqu'on soumet un formiate à l'action de l'acide sulfurique , pour produire le dégagement immédiat de l'oxide de carbone, ou bien encore lorsque le même acide agit au moyen de la chaleur sur l'acide oxalique pour produire de l'oxide de carbone ou du gaz acide carbonique. Ces deux opérations , ainsi que plusieurs autres du même genre , ^'exécutent avec bceie^ eoBp d'atantage dans on tnbe A&nt la forme a été dé»