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TIGE DE DOUCE-AMÈRE

Origine botanique. — Solanum Dulcamara , L. C’est une plante vivace, à tige grêle, sarmenteuse, que l’on trouve dans toute l’Europe, sauf dans l’extrême Nord. Elle vient aussi dans

le nord de l’Afrique et de l’Asie, et elle se naturalise dans l’Amérique du Nord.

Description. — Les tiges de cette plante se trouvent le plus souvent coupées en tronçons cylindriques de 2 à 4 centimètres de longueur. Les plus jeunes sont d’une couleur verdâtre, encore recouverts d’épiderme; les plus âgés sont colorés en jaune brun. La couche externe, de nature subéreuse, est mince, et s’exfolie facilement en mettant à découvert une

Fig. 177. — Douce-amère.

couche verdâtre ; la portion centrale est souvent résorbée. Odeur légèrement vireuse ; saveur amère d’abord, puis légèrement douceâtre.

Histologie (Voir pl. XII, fig. 1). — A signaler : un péricycle {per) formé d’un seul rang de cellules de loin en loin sclérifiées; un liber dans lequel les cellules parenchymateuses sont bourrées de cristaux pulvérulents d’oxalale de chaux ; un liber médullaire (/. i) accompagné de fibres libériennes (/*).

Usages. — La Douce-amère a surtout été utilisée comme antispamodique, antirhumatismale et dépurative.

RHIZOME D’ACORE VRAI

Origine botanique. — A corus] Calamus , L. Cette plante, originaire de l’Asie centrale et méridionale, se trouve aujourd'hui dans les lieux humides et marécageux de presque toute la région moyenne et septentrionale de l’hémisphère Nord : Suisse, Allemagne, France, Angleterre, Russie du Nord, Asie moyenne, Amérique du Nord. On la cultive sur une grande échelle à Burma et à Ceylan.

Description. — Le rhizome de l’Acore, tel qu’on le trouve dans les drogueries, se présente sous forme de morceaux un peu tortueux, plus ou moins ridés, tantôt recouverts de la portion extérieure qui est fauve rougeâtre, tantôt mondés. Ces morceaux sont aplatis en dessous, où se voient des ponctuations arrondies, creuses au centre et entourées d’un léger bourrelet jaunâtre, disposées suivant des lignes irrégulières et sinueuses : ce sont les traces des racines ad ventives tombées. La face supérieure porte des empreintes triangulaires, rapprochées et disposées de telle façon que le sommet du triangle est alternativement tourné à gauche ou à droite. A la section, on voit deux zones séparées par une ligne due à l’endoderme, de nature spongieuse, et se colorant en bleu noir sous l’action de l’iode. Odeur aromatique et agréable; saveur piquante, aromatique et un peu amère.

Histologie (Voir pl. XII, fig. 2). — Toute la portion parenchymateuse de l’écorce (p) et du cylindre central est traversée

RHIZOME D’ACORE VRAI.

dans le sens de la longueur par de larges canaux aérifères, formant des mailles hexagonales ; la plupart des cellules sont remplies d’amidon. On trouve encore dans le parenchyme, des glandes à huile essentielle qui ont une position bien déter-

Fig. 178. — Acore vrai.

minée : elles occupent d’ordinaire les points d’intersection des mailles constituées par les canaux aérifères.

Falsification. — On mélange frauduleusement le rhizome de l’Iris faux Acore (Iris psendo-Acorus) à celui de l’Acore. Il s’en distingue facilement : 1° par l’absence d’arome ; 2° par l’action

de l’iode qui ne le colore pas en bleu; 3° par l’absence des empreintes triangulaires ; 4° par sa structure histologique toute différente.

Usages. — L’Acore est un stimulant aromatique et tonique. Il sert aussi dans l’industrie pour parfumer la bière, la pâtisserie, etc.

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