TIGE DE BÉTEL
Origine botanique. — Chavica Betle , Miq. Le Bétel est une plante de l’Inde, des îles Malaises et des Philippines, introduite dans l’Amérique tropicale.
Histologie (Voir pi. XIII, fig. 1). — Il faut signaler ici la présence de deux cercles concentriques de faisceaux libéroligneux, les uns placés normalement, les autres disposés dans la moelle. Les cellules du parenchyme renferment des glandes à huile essentielle.
Usages. — La tige de Bétel n’est pas employée. Les feuilles seules servent à envelopper un mélange de Noix d’Arec et de chaux, qui sert de masticatoire aux habitants des îles de la Sonde et que l’on connaît sous le nom de Bétel.
RHIZOME DE TURBITH
Origine botanique. — Ipomœa Turpethum, R. Br., plante originaire de l'Inde, de l’Australie et des îles du Pacifique.
Description. — Le Turbith des pharmacies, désigné sous le nom de racine de Turbith, est un mélange de racines, de rhizomes et de tiges aériennes. Le rhizome prédomine puis-
Fig. 179. — Rhizome de Turbith.
qu’il entre dans la constitution de la drogue dans la proportion de 70 p. 100. C’est donc à lui que s’appliquera la description qui va suivre.
Le Turbith se montre en morceaux cylindriques de 15 à 20 centimètres de longueur, du volume du doigt, colorés extérieurement en brun grisâtre, et le plus souvent tordus sur eux-mêmes. Tantôt le rhizome existe tout entier avec le corps du bois, tantôt on ne retrouve que l’écorce seule formant un
RHIZOME DE TURBITH.
tube creux (fig. 179). A la coupe, cette écorce se montre composée d’un tissu dur dans lequel sont plongés des faisceaux ligneux, disposés en un ou plusieurs cercles concentriques; ces faisceaux sont toujours criblés de pores visibles à l’œil nu, correspondant à autant de gros vaisseaux rayés. Le centre est occupé par deux ou trois gros faisceaux, à section cunéiforme, offrant le même aspect criblé que ceux de l’écorce, et entourant une moelle assez étroite. Dans la racine, le centre est ordinairement occupé par cinq faisceaux, et la moelle fait défaut. Quant aux tronçons de tige, ils sont facilement reconnaissables à leur structure différente (fîg. 180). Odeur à peu près nulle; saveur fade, puis nauséeuse.
Histologie (Voir pl. XIII, fig. 2). — A signaler la présence de faisceaux libéro-ligneux dans l’écorce secondaire, et d’un liber médullaire (/.*'). Le parenchyme cortical (p. c), le liber normal (/) et le liber médullaire (/. i) renferment une grande quantité de vaisseaux sécréteurs (la) gorgés d’une matière résineuse.
Usages. — Le Turbith est un purgatif énergique.