ÉCORCE DE QUINQUINA ROUGE
Origine botanique. — Ue Quinquina rouge est donné par le Cinchona succirubra , Pav., qui croît dans la province de Quito, aux environs du Chimborazo, entre 600 et 1600 mètres d’altitude ; cette espèce est aujourd’hui abondamment cultivée à Java et dans les Indes anglaises.
Description. — Les écorces de Quinquina rouge se trouvent sous deux formes; les unes plates , les autres roulées.
Les écorces plates se présentent en morceaux plats, épais de 6 à 12 millimètres, portant à la face externe un périderme souvent épais, fortement adhérent et marqué de verrues proéminentes, d’un rouge brun foncé; la face interne est colorée en rouge vif, finement striée et fibreuse. Sur la cassure transversale, on distingue facilement le liber, qui se désagrège facilement en une poussière de fibres prurientes, de la zone externe qui est dure et compacte. Sur la section transversale, la zone corticale se distingue nettement du liber, par sa couleur d’un brun noir brillant (cercle résineux) et sa texture homogène.
Les écorces roulées sont en fragments moins épais que les précédents, souvent roulés en tubes ou en gouttières de un à deux centimètres de diamètre. La face externe est recouverte d’un suber grisâtre, facilement exfoliable, sous lequel se montre un parenchyme rouge sombre : cette face externe ne présente ni verrues, ni sillons. Les caractères de la face interne et de la cassure sont les mêmes que dans la sorte précédente. Saveur amère et styptique.
Histologie (Voir pl. XIX, fig. 1). — On trouve des vaisseaux sécréteurs à large ouverture ( ç.r ) dans le parenchyme cortical (ec). Les rayons médullaires sont très nets; les fibres, isolées vers la partie externe du liber, ont une tendance au groupement à la partie interne.
Usages. — Ils sont les mêmes que ceux du Calisaya, bien qu’il soit beaucoup plus tonique que celui-ci.