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MANIEMENT DU MICROSCOPE

On commencera par installer le microscope d’aplomb sur une table de travail, solide et un peu massive, afin d’éviter autant que possible les trépidations. Cela fait, et avant de placer la préparation sur la platine, on procédera à l’éclairage.

Quand on emploie la lumière du ciel pour l’éclairage, il faut toujours projeter sur la préparation de la lumière diffuse, et jamais des rayons solaires; cette lumière sera blanche si faire se peut. Si l’on emploie la lumière artificielle, il faudra autant que possible que la flamme ne soit pas vacillante, et qu’elle soit blanche ; on fera usage de la lampe à réservoir de naphtaline, dite à Yalbo-carbon.

L’éclairage se fait presque toujours à la lumière transmise puisqu’on observe des objets transparents ; il s’exécute au moyen du miroir placé sous la platine, auquel on donne l’inclinaison voulue pour qu’il envoie le faisceau des rayons réfléchis dans l’axe du microscope. En l’élevant alors ou en l’abaissant, on amène le sommet du cône formé par les rayons réfléchis au niveau de la platine. Lorsque la lumière est trop intense, on en diminue l’intensité en faisant usage des diaphragmes qui obturent plus ou moins l’ouverture de la platine.

L’éclairage obtenu, on place la préparation sur le porteobjet et l’on procède à la mise au point. Nous ferons observer que cette première mise au point doit toujours être faite avec un objectif faible, ce qui permet de prendre une vue d’ensemble de la préparation, et d’en choisir les points les plus convenables pour une observation plus minutieuse. On commence donc par obtenir une mise au point approximative, en élevant ou en abaissant le tube du microscope à laide du mouvement rapide, et l’on achève la mise au point définitive avec la vis micrométrique. Lorsqu’on se sert du mouvement rapide, il faut prendre garde d’abaisser trop brusquement le tube du microscope, car on risquerait de briser la lamelle et d’écraser la préparation. Pour éviter ce désagrément, on abaissera tout doucement le tube jusqu’à ce que l’objectif soit presque en contact avec la préparation, et on l’élèvera en- Hérail. — Plantes méd. 3

HISTOLOGIE GÉNÉRALE

suite peu à peu jusqu’à ce que l’on commence à apercevoir la coupe que l’on cherche à examiner.

Lorsqu’on aura fait ce premier examen d'ensemble avec un faible grossissement, on mettra un objectif beaucoup plus fort dans le but de se rendre compte des détails de la préparation, et on procédera à la mise au point comme il vient d’être dit. On a souvent intérêt à examiner tel ou tel point de la coupe qui paraît se prêter mieux à l’observation, et il est quelquefois difficile de retrouver ce point particulier lorsqu’on fait l’observation à un fort grossissement. Voici le moyen de surmonter ce léger obstacle, qui n’embarrasse guère que les débutants, et que l’on surmontera d’ailleurs tout naturellement par la pratique. On fait une première observation avec un faible grossissement, et l’on place le point particulier à examiner au centre même du champ du microscope ; la préparation étant mantenue dans cette position avec les valets de la platine, on remplace l’objectif dont on s’était servi par un objectif d’un grossissement plus fort. En mettant alors au point, on a bien des chances de tomber justement sur le point en question, et dans tous les cas, il suffira de déplacer fort peu la préparation pour l’apercevoir.

Lorsqu’on veut faire marcher la préparation dans une direction déterminée, il ne faut pas oublier que le microscope donne toujours une image renversée; par conséquent, si l'on veut déplacer de gauche à droite l’image de la préparation, il faudra faire progresser celle-ci en sens inverse, c’est-à-dire, de droite à gauche.

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