ANOMALIES DU PÉRICYCLE
Il arrive assez souvent que le péricycle se cloisonne et produise un méristème secondaire, dans lequel se forment des faisceaux libéro-ligneux isolés ou disposés en cercles concentriques. La portion du méristème non différenciée en faisceaux, reste parenchymateuse ou se sclérifie. Cette sorte d’anomalie se présente dans un certain nombre de familles de Dicotylédones où elle est à peu près générale : Chénopodiacées, Nyctagynées, Phytolaccacées. C’est aussi grâce à une pareille anomalie, que certaines Monocotylédones sont susceptibles d’avoir un accroissement ultérieur, bien que toutes les plantes de ce groupe soient, par la structure même de leurs faisceaux, privées de formations secondaires. Si l’on fait une coupe d’une jeune tige de Dracæna (fig. 141), on aperçoit un méristème ( c ) formé aux dépens du péricycle, dans lequel on voit se différencier des faisceaux libéro-ligneux. Le même phénomène se produit
Fig. 141.
Coupe transversale d’une jeune tige de Dracœna.
ep, épiderme ; col , collenchyme; s, liège ;
pc, parenchyme cortical; c, méristème dans lequel se différencient des faisceaux libéro-ligneux anomaux ; l, liber ; b, bois;
g, gaine du faisceau.
LES ORGANES
dans les Yuccas et les Aloès, et les tiges de ces espèces, celles des Dracæna surtout, peuvent ainsi atteindre un diamètre considérable.