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LAVAGE

370. Tous les moyens de séparation mécanique indiqués jusqu’ici, laissent subsister à la surface des solides une certaine quantité du liquide qui les mouille. Le lavage, qui s’appuie à la fois sur la séparation mécanique et sur la dissolution, permet d’atteindre une purification beaucoup plus avancée. Cette opération consiste à mettre la matière en contact avec un véhicule dissolvant le liquide qu’il s’agit d’éliminer, à séparer une seconde fois le solide par un moyen mécanique approprié, puis à le traiter de la même manière avec de nouvelles

SÉPARATION DES CORPS NON MISCIBLES

(luantilés de dissolvant autant de fois qu’on le juge convenable : à chaque séparation de dissolvant ayant été en contact avec le solide, on enlève une portion du liquide à éliminer, portion d’autant plus considérable que la dilution a été elle-môrne plus grande.

Le lavage s’appli({ue également à la séparation de deux solides lorsque l’un d’entre eux est soluble dans la liqueur de lavage; la ])ratique est alors la même que dans le cas précédent, la premièie addition de liqueur transformant le corps soluble en une dissolution, c’est-à-dire l’amenant à l’état liquide.

Une considération importante dans le choix à faire d’un procédé et d’une li([ueur de lavage, est la déperdition du solide lavé, qui peut se dissoudre plus ou moins pondant les opérations. La liqueur adoj)tée doit dissoudre le moins possible h* coi‘[)S à laver et dissoudre au contraire abondamment l’impureté à éliminer. Quant au procédé, il doit entraîner une consommation minimum de dissolvant ; la solubilité du solide dans ce dernier, si bien choisi qu’il soit, n’étant presque jamais nulle, la perte en matière lavée est proportionnelle au volume de la liqueur employée. Dans la grande généralité des cas, le liquide de lavage est l’eau ; c’est donc l’exemple que nous considérerons de préférence. D’ailleurs les modes opératoires sont à jmu j)rès indépendants de la nature du liquide de lavage, si on laisse de côté les précautions qui sont imposées par la volatilité de (pielques-uns et (pii consistent à peu près exclusivement à opérer dans des vases fermés.

371. Lavage par décamation. — De toutes ces méthodes, celle qui fournit les résultats les })lus parfaits esl basée sur des dilutions et des dé(îantations successives. Elle est, il est vrai, un peu lente dans l’application, mais elle permet d’atteindre sùrcmeni une purification très grande en employant des quantités de licjueur de lavage limitées. Elle est ap}dicahle à toutes les substances possédant une densité suffisante pour se déposer facilement. On doit la préférer à toute autre dans l’analyse quantitative.

Soit un précipité insoluble dans l’eau, à purifier de substances salines, solubles dans le môme véhicule. On délaye exactement ce précijiité dans de l’eau pure, puis on abandonne la masse au repos

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