FLACONS LAVEURS
Dans beaucoup de cas, on supprime le tube de sûreté, ce qui simplifie sensiblement l’appareil.
Tous les flacons laveurs doivent être essayés au point de vue des fuites, par les moyens indiqués plus liant pour les appareils producteurs (§ 397).
422. Au moyen de tubes à effets multiples, analogues à ceux dont il a été question plus haut (§ 396), on rend le montage des laveurs moins compliqué encore. Le tube à double effet représenté ci-contre (fig. 210), fixé en M par un bouchon percé, dans le goulot d’un llacon, forme un laveur sans tube de sûreté : le gaz arrive en ARC par le tube central, s’échappe en C dans le
liquide du flacon, et ressort de ce dernier par S'SD. Le tube à triple effet du même genre (fig. 211) est, il est vrai, un peu plus difficile à construire; il comprend à la fois un tube adducteur aa'l plongeant jusqu’au fond du flacon, un tube abducteur md'd, et un tube de sûreté à entonnoir ec-, de même que le précédent, il s’adapte en m au goulot d’un flacon, soit par un rodage (§ 396), soit par un bouchon percé d’un seul trou.
423. Laveurs en verre soufflé. — La nécessité qui s’impose dans la manipulation des gaz, de se servir d’appareils parfaitement étanches quoique compliqués, devait conduire à la suppression totale des bouchons. On construit, en effet, des pièces de verrerie soufflée, dont tous les joints sont faits par soudure du verre et qui ne communiquent avec l’extérieur que par les tubes qu elles comportent. Tels sont les differents laveurs représentés dans la figure 212.
Le plus simple est le Icivcur de Llocz A. Le dessin permet de comprendre son fonctionnement. Il est dépourvu de tube de sûreté. On voit d’ailleurs
Fig. 209.
Fig. 2t0.
Tube à double effet.
Flacon laveur.
Ve
Fig. 211.
Tube à triple effet.
MANIPULATION DES GAZ
•lu’il n’est autre que le tube à double elFet (§ fig. 210) soudé en N à l’orilice du flacon laveur. On conçoit immédiatement qu’il est possible de construire des laveurs analogues avec tous les tubes à elTets multiples.
Les tubes à boules imaginés par Liebig pour les besoins de l’analyse organique, mais fréquemment modifiés depuis, constituent également des vases d’une seule pièce, qui effectuent assez exactement le lavage des gaz. Dans le tube de Liebig (1>, fig. 212) le gaz, pour passer de la brandie d’arrivée à celle de sortie, doit traverser 5 boules séparées par des tubes étroits ou par des étranglements; les deux boules les plus hautes ayant un volume suffisant pour emmagasiner la totalité du liquide que l’on introduit dans l’appareil, empêcbent toute expulsion du réactif par le courant gazeux. Le gaz s’y divise en bulles, au sein du liquide, à quatre reprises différentes, lors de son
FiG. 21 '2. — Laveurs eu verre soufllé.
arrivée dans les quatre dernières boules qu’il traverse ; de plus les mouvements qu’il produit renouvellent constamment le liquide sur les |iarois des tubes et des boules. On augmente parfois celte dernière action en séparant les boules par des tubes étroits diversement repliés (G, fig. 212).
On rend le lavage plus parfait encore, mais non sans augmenter beaucoup la résistance opposée par le liquide au passage du gaz, en faisant pénétrer ces tubes intermédiaires jusqu’au fond des boules où ils dirigentlegaz(D,fig. 212). Le système ainsi constitué fonctionne comme plusieurs laveurs Cloez (A, fig. 212), que l’on aurait soudés à la suite l’un de l’autre, mais les boules volumineuses qui le commencent et le finissent, empêchent toute aspiration ou expulsion du liquide.
Un tube edf recourbé en forme d’U(E,fig. 212), constitue encore unlaveur, si son diamètre n’est pas trop étroit et dépasse un centimètre : quand on a introduit du liquide dans sa courbure d, le gaz qui le traverse, chasse ce