ÜSTENSILES ET PROCÉDÉS DIVERS
Instru.mivnts de physique. — • L’usngo de beaucoup d’insU'uments de physique est constant dans les laboratoires de rhiinie. Nous citerons les tlierniomètres, les baromètres, les piles, les bobines d’induction, les goniomètres, les polarimètres, etc.; mais, si grand que soit l’intérêt qui s’attache pour le chimiste à la connaissance de leur maniement, nous devons, à leur sujet, l'envoyer le lecteur aux traités de physique.
'i7i. Bouchons de verre. — Les appareils de verre se 1ermenten général au moyen de bouchons.
Nous avons dit plus haut comment on ajuste aux oritîces à t'ermer,les bouchons de verre usés à l’émeri (p. 1 1 i). Cesderniers constituent une lermelure excellente qui, si elle n’est pas absolument étanche et laisse passer entre les parois de verre quelques traces de vapeurs, présente du moins l’avantage de n’ètre pas attaquée par la plupart des réactifs. Toutefois on doit ne pas placer dans les flacons bouchés à l’émeri, les ajcalis caustiques, leurs carbonates et certains sels qui, de diverses manières, font adhérer le bouchon au goulot et empêchent d’ouvrir le vase au moment voulu; ce fait se présente surtout avec les sels qui, par évaporation, carbonatation ou attaque du verre, déposent une matière solide dans le joint du bouchon. Ce dernier est parfois tellement soudé de cette façon, qu’il faut couper le goulot du llacon pour avoir son contenu.
Le plus souvent cependant, il est possible d’enlever les bouchons qui adhèrent très fortement, en usant de divers artifices, l.e plus simple à appliquer, lorsque le bouchon est fixé par un enduit salin, consiste à renverser le flacon et à plonger son goulot dans un vase contenant de l’eau ou tout autre liquide capable de dissoudre la substance à éliminer; après dissolution, quelques
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secousses légères, données latéralement, avec un morceau de bois, sur le haut du bouchon, ébranlent celui-ci et lui rendent sa mobilité. Si cette manœuvre n’a pas réussi, une dilatation du goulot par la chaleur donne IVéquemment un meilleur résultat; on plonge le goulot dans de l’eau chaude pendant quelques instants et, avant que la chaleur ne se soit transmise jusqu’au bouchon et ne l’ait dilaté, ou profite de l’augmentation de diamètre de l’orilice due à la dilatation du goulot, pour donner quelques coups secs sur le côté du bouchon, et détacher celui-ci par un mouvement de torsion qu’on lui imiirime au moyen d’une pince en bois. Dans certaines circonstances, il est nécessaire de chaulîer davantage; on tourne alors le goulot du llacon dans une llamme de gaz, ou mieux dans une llamme d’alcool, qui est moins chaude et provoque moins fréquemment la rupture du verre.
i75. Doücnoxs de liège. — Par leur élasticité qui les fait adhérer aux orifices à boucher, par leur résistance à un très grand nombre de réactifs, par la facilité avec laquelle on les taille de la dimension voulue, ou on les perce d’orifices appropriés aux tubes qui doivent les traverser, les bouchons de liège constituent le mode de bouchage le plus précieux.
be commerce fournit des bouchons de liège de toutes formes et de toutes grosseurs. Un doit les choisir bien homogènes et non percés de canaux. On augmente leur élasticité en les comj)rimant dans le sens de leur diamètre, au moment de les employer. Pour cela, on les allonge sur le bord d’une table et, avec la paume de la main, ou mieux avec un morceau de bois plat, on les comprime doucement en les tournant autour de leur axe. La même opération se fait aussi, et plus facilement, au moyen du mâche-bouchon y instrument de bois ou de métal, composé de (leux pièces munies de poignées et reliées l’une à l’autre par une charnière; ou comprime le bouchon entre ces pièces mobiles, qu’on rapproche plus ou moins fortement l’une vers l’autre. Il est indispensable cependant do ne pas oublier qu’une compression trop énergique, déchire les cellules du liège et détériore le bouchon; il suffit de donner à celui-ci une certaine élasticité. Cette pratique est en outre très commode pour amener un bouchon un peu trop fort au diamètre du goulot qu’il doit fermer.
rSTENSlLKS ET IMtOCEDES DIVEUS.
Lorsque l’écaiT entre les diamètres est trop grand, il est nécessaire de diminuer la grosseur du bouchon. On y parvieni de deux manières. La première est celle que mettent en pratique les ral)ricants : elle consiste à retailler le bouclion au moyen d’un couteau à lame large et bien aililée. On tient ce couteau d’une main, en appuyant solidement son extrémité sur le bord d’une ial)le, et de l’autre main, on frotte sur son tranchant, le bouchon qu’on pousse régulièrement, du bas de la lame vers son sommet; si on a en même temps donné au plan de la lame une direction convenable par rapport au bouchon et si on a tourné régulièrement ce dernier autour de son axe, on a enlevé à sa suilace un copeau régulier qui lui laisse la forme voulue, c’est-à-dii’e celle d’un cône très voisin du cylindre. On peut aussi saisir le bouchon d’une main el le tailler avec un couteau plus petit, tenu de l’autre main; mais on n’arrive jamais ainsi à une aussi grande régularité (jue par la pratique précédente. Dans tous les cas, il faut une grande habitude pour tailler au couteau un bouchon très régulier; le plus souvent, on achève l’opération ou même on l’exécute en entier par un second moyen, c’est-à-dire en se servant des i‘àpes à bouchons.
i'77. Les nlfes à bouchons sont taillées comme les râpes à bois; leur grain ne doit jamais être trop gros, alin de ne pas arracher le liège trop profondément; le mieux est d’en avoir de grains variés et de commencei’ la taille du bouchon avec les râpes les plus grossières, pour la poursuivre avec de plus douces. La forme la plus convenable est celle des limes arrondies sur une face et planes sur l’autre. On tient le bouchon par ses extrémités, en appliquant le pouce et l’index de la main gauche sur les })lans qui le terminent et en l’appuyant sur le bord d’une table, puis on frotte sa surface en faisant mouvoir la râpe à peu près tangentiellement à la surface à produire; en tournant doucement le bouchon sur lui-mêm(' [lendant chaque mouvement de retour de la lime, on use très régulièrement sa surface et on lui donne du même coup la grosseur et la forme voulues. Finalement la surface est rugueuse ; on l’adoucit avec une râpe tine qu’on fait agir doucement et on termine avec une lime à métal, dite lime bâtarde, dont le grain lin attaque peu le liège et enlève seulement les aspéi'ités de surface.
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