ANALYSE
549. Par le phosphore .^ froid. — ■ Dans une éprouvette graduée, retournée sur le mercure, on fait entrer un certain volume d’air. I.e tout ayant été maintenu pendant quelque temps plongé dans le mercure pour donner au gaz la température de la cuve, on soulève verticalement réprouvelte, en la tenant avec une pince en bois pour éviter l’écliautlement dû à la main, jusqu'à ce que le niveau soit le même à l’intérieur et à l’extérieur; on lit alors sur la graduation, la division qui correspond à ce niveau. Le volume d’air étant ainsi déterminé, on introduit dans l’éprouvette un petit cylindre de phospliore, que, pour plus de commodité, on a fixé à l’extrémité d’un fil de fer. Le phosphore ayant été préalablement essoré avec du papier buvard, on le fait pénétrer dans la partie de l’appareil occupée par le gaz, puis on abandonne l’expérience à elle-même. Le métalloïde s’oxyde lentement en. donnant des
Ain ATMOSIMIÉniOl E.
acides phosphoreux et pliosphori(|iie, et le volume du gaz diminue. Après douze heures, l’ahsoi’ption de l’oxygène est complète. On enlève doucement le bâton de [diosphore au moyen du lil mélalli(|ue, et on mesure le résidu gazeux en prenant les mêmes précautions (|iie précédemment. On constate que la diminution de volume due à la disparition de l’oxygène, est sensiblement égale à 1/5 du volume mesuré en premier lien, et par consé(pienl que le résidu d’azote occupe les 4/5 de ce même volume primitil'.
La même expéidence peut être faite sur l’eau, mais elle est alors moins exacte à cause de la solubilité de l’azote et de l’oxygène dans ce liquide.
550. Pau le i'IIOSpiioue a chaud. — L’expérience précédente est lente et exige beaucoup de temps; on l’eUectne plus rapidement en opérant à cband.
Après avoir mes.nré exactement, comme il vient d’être dit, un certain volume d’air, on le transvase sur la cuve à mercure dans une petite cloche courbe préalabbnnent remplie de mercure (/^ il I ). On fait ensuite pénétrer dans le tube un ti’ès petit fragment de phosphore essoré. En manœuvrant convenablement l’appareil maintenu bouché avec le doigt, on fait passer le phosphore dans une petite cavité |»rati(juée vers la partie supérieure de la cloche, et on transporte cette dernière, api'ès l'avoir redressée, sur un verre à pied contenant du mercure. On chaull'e alors légèrement la partie recourbée avec la llamme d’une lampe à alcool (lig. i54) : le phosphore s’entlamme et, sous riniluence de la chaleur, se volatilise en partie, F;o. ‘Ü54. — Analyse de l’air. ce qui assure la complète ab-
sorption de l’oxygène. Lorsqu’une llamme pâle a parcouru toute la partie occupée par le gaz, l'oxygène a disparu. On laisse refroidir et on lait passer de nouveau, avec les précautions voulues, le résidu gazeux dans l’épronvette graduée où on le mesure.
On ne saurait trop recommander de ne pas tenir avec les mains la lampe à alcool : la rupture de la cloche est (jnelquefois causée par la combustion du phosphore et ce dernier tombe alors sur les mains de l'opérateur, (ju’il brûle gravement. On place la lampe à alcool sur une pelle a feu en tôle, qu’on lient par le manche, et on agile doucement la llamme au-dessous de la cloche pour la chauffer régulièrement; si le verre est brisé, le phosphore tombe sur la pelle.
La même expérience peut être faite sur la cuve à eau.
551. Par le pyrogallol et la soude. — Le pyrogallol, phénol plus souvent désigné' sous le nom incorrect d’acide |)yrogallique, a la propriété,