PROPRIÉTÉS
fice d’arrivée du gaz, et qui par conséquent ne serait pas soumise à l’agitation due au dégagement des bulles, resterait en quelque sorte en dehors de l’opération et ne serait pas saturée.
Les indications données plus haut (§ 580) pour la préparation du gaz ammoniac par le chlorhydrate d’ammoniaque et la chaux, peuvent être avantageusement modifiées lorsqu’il s’agit de préparer une dissolution; l’emploi d’un gaz humide ne présente alors aucun inconvénient.
On concasse le chlorhydrate d’ammoniaque (4 parties) en fragments de la grosseur d’un pois, et on le mélange avec l’hydrate de chaux pulvérulent, préparé en éteignant (voy. Hydrale de chaux) 6 parties de chaux vive; on mélange les deux substances en les arrosant d’eau avec une fiole à laver, jusqu’à ce qu’elles forment en s’agglomérant une masse granuleuse. On introduit celle-ci dans un ballon, que l’on dispose sur un bain de sable. Le ballon porte un bouchon percé de deux trous traversés l’un par un tube de sûreté en S, contenant du mercure, et l’autre par un tube conduisant au flacon laveur le gaz produit. Le flacon laveur est suivi des flacons de Woiilf, disposés comme précédemment. On doit chauffer lentement.
La quantité d’ammoniaque fournie par iOO parties de chlorhydrate d’ammoniaque forme, avec 120 parties d’eau environ, une solution présentant la même concentration que le produit commercial, c’est-à-dire de densité 0,930 (^LBaumé). Ces chiffres peuvent servir de base pour déterminer la quantité d’eau à introduire dans l’appareil, lorsqu’on opèi’e en décomposant le sel par la chaux éteinte. Quand on se contente de faire dégager par la chaleur le gaz contenu dans la solution ordinaire, la quantité 'd’eau à employer est égale aux 79 centièmes du poids de la liqueuichauffée ou aux 73 centièmes de son volume.
588. Essai. — La solution d’ammoniaque doit, lorsqu’elle est pure, satisfaire aux essais suivants.
Elle est incolore. Elle se volatilise sans résidu quand on la chauffe sur une lame de platine (sels). Chauffée avec un volume d’eau de chaux égal au sien, elle ne se trouble pas sensiblement {acide carbonique) . Saturée par l’acide azotique pur, apiès avoir été étendue d’eau distillée, elle foui-nit une liqueur qui ne se colore pas par l’bydrogène sulfuré {métaux proprement dits) et