PUOPlilETES
((ue l’oxygène est en e.vcès dans le mélange gazeux ; or, quand le même élément se trouve en défaut, c’est-à-dire quand le dégagement d’ammoniaque est trop rapide ou qu’il entraîne beaucoup de vapeur d’eau, la llamme s’éteint.
La formule précédente indique la composition d’un mélange explosible d’oxygène et d’ammoniaque : quand, en elfel, on introduit dans une éprouvette un mélange de 4 volumes d’ammoniaque et de 3 volumes d’oxygène et ([u’on enllamme, une détonation se produit.
501. Am.vlga.me u’.vm.moniu.m. — Lorsqu’on met en coiUacL tine .solution de chlorhydrate d’aininoniatiue avec de l’anialgaine de sodium, il se produit du chlorure de sodium et une niasse volumineuse, pâteuse, d’aspect métallique, désignée d’ordinaire sous le nom d’amalgame d’ammonium.
Un moyen simple de produire cet amalgame consiste à introduire dans nn tube de verre, de 30 centimètres de longueur et de 15 à 30 millimètres de diamètre, 2 centimètres cubes d’amalgame de sodium contenant 3 grammes pour 100 de mêlai alcalin, à y verser ensuito 3 centimètres cubes d’une solution aqueuse et saturée de chlorhydrate d’ammoniaque, à boucher le tube avec le pouce et à l’agiler fortement pendant quelques secondes. Les deux liijuides mis en contact intime par une agitation rapide réagissent, et l’amalgame augmente de volume avec une rapidité telle, qu’il vient sortir presque immédiatement par l’orihce du tube qu’on a laissé libre aussitôt après l’agitation. L’amalgame et la solution sont pris froids; lorsqu’ils sont tièdes, l’action est trop rapide pour qu’on puisse agiter convenablement. D’ailleurs il est avantageux de faire varier un peu la richesse de l’amalgame de sodium avec la température, sa teneur en métal alcalin devant être un peu plus forte en hiver qu’en été.
59:2. \.'amal(jame du sodium se prépare facilement en introduisant un poids connu de mercure dans un verre à pied et en plongeant rapidement dans ce métal le sodium découpé eu fragments parfaitement dépouillés de matières étrangères. Chaque morceau de sodium étant piqué à l’extrémilé d’une percerelte (§ 478), puis enfoncé d’un seul coup jusqu’au fond du mercure et même légèrement écrasé contre la paroi de verre, le frottement résultant de cette dernière manœuvre rend nets quelques points de la surface du sodium et provoque la combinaison des deux métaux ; celle-ci s’eftectue en faisant entendre un bruit particulier et en développant beaucoup de chaleur. Si l’on se borne à déposer le sodium à la surface du mercure, non seulement les pertes par oxydation à l’air sont considérables, mais encore on s’expose à des projections, l.a température s’élève tellement au contact des
JCNGFLEISCH. — .Maiiip. do cliimic. • 58
SOÜFKE.
(leux métaux, ([ue le pétrole (}ui mouille le sodium s’eiillamme si on ne l’a pas enlevé soigneusement.
En hiver, il est utile de (diaulfer un peu le mercure avant d’y introduire le premier morceau de sodium.
51)3. Action du ciilode sur l’ammoniaoue. — (Voy. Chlore, §057.)
SOUFUE
Êquiv. : S = 10= 1 vol. V. atom.: S — 32 = !2 vol.
5üT. Solide, jaune, fragile, sans odeur ni saveur. Connu de toute antiquité.
/n'mo/'p/te ; 1® cristallise d’ordinaire au-dessous de 110®, en octaèdres ortliorlionibiiiues, fusibles à 1 li®,5, de densité 2,072, et à chaleur spécifi(]ue 0,1776 ; 2® cristallise au-dessus de 110®, en prismes clinorlioiubiques, fusibles à 120®, de densité 1,01, et à chule^lr spécifique plus élevée que celle de la ])remière forme.
Point d'ébullition : liO®.
Densité de vapeur à 0“ et sous la pression 0"‘,760 : mesurée à 500®, 6,654 par rapiiort à l’air, et 06,1 par rapport à l’iiydrogène; mesurée à 1000°, 2,22 par rapport à l’air et 31,75 par rapport à l’hydrogène.
Insoluble dans l’eau. S’électrise négativement quand on le frotte avec de la laine.