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ACIUE UROMIIYDUIQÜE

d’ailleurs nécessaire, pour que le Itronie ne soit pas notablement entraîné, de conduire l’opération lentement.

Le phosphore blanc pourrait être employé en petits fragments, à la place du phosphore rouge, mais son action sur le brome est tellement énergique, qu’elle ne permet guère de régler convenablement l’opération et qu’elle peut même être dangereuse.

Si l’on se propose de préparer une solution aqueuse d’acide hromhydrique, il suffit de faire passer uu courant du gaz produit comme il vient d’être dit, dans un flacon renfermant de l’eau distillée, et de refroidir la dissolution, dont la température s’élève beaucoup.

Si l’on veut seulement une solution non saturée d’acide, il suffit de distiller un mélange de 10 parties de brome et de 15 parties d’eau, dans lequel on a projeté peu à peu, en agitant, 1 partie de phosphore rouge. Il passe à la distillation un liquide bouillant d’une manière constante à 126“ et contenant près de la moitié de son poids d’acide (48,17 pour 100).

La production du gaz bromhydriqne étant toujours délicate, il est avantageux, dans la préparation de la solution saturée, de faire passer le gaz, non pas dans de l’eau, mais dans une solution déjà chargée d’acide et obtenue par la dernière méthode.

686. PllÉPARATION PAR LE BROME ET LA PARAFFINE. — L’appareil Se COmpOSC de deux cornues, l’une renfermant la paraffine, l’autre contenant le brome. Le col de la seconde pénètre dans la tubulure de la première par un tube soudé, recourbé à angle droit et rodé sur la tubulure afin d’obtenir sans bouchon une fermeture exacte; ce tube plonge jusqu’au fond de la cornue qui contient la paraffine. A l’aide d’un bain d’huile, on chauffe la paraffine à 18Ü" et, au moyen d’un bain-marie, le brome à 65“. Dans ces conditions, le brome distille lentement et sa vapeur réagit sur la matière organique chaude ; une portion du brome se substitue à l’hydrogène dans la paraffine, tandis qu’une autre portion s’unit à l’hydrogène déplacé pour former de l’acide hromhydrique.

C2nii2m | Pj.2 ^ C-''tL2m-iBr -j- HBl’.

Le produit organique bromé qui se forme ainsi n’est pas stable à la température de l’expérience; il se décompose peu à peu en dégageant sous forme d’acide bromhydrique une grande partie de son brome. Le gaz qui se dégage est dépouillé des vapeurs de brome qu’il contient en petite quantité, par un passage à travers un tube en U contenant un mélange de verre et de phosphore rouge , que l’on a imbibé d’une solution d’acidc bromhydrique; il est ensuite recueilli rapidement sur la cuve à mercure ou mis en dissolution dans l’eau.

L’appareil peut être simplifié en introduisant le brome dans la paraffine au moyen d’une ampoule à robinet. Toutefois, à cause de la température éfevée à laquelle l’appareil est porté, il faut, dans ce cas, que l’ampoule soit munie d’un tube inférieur très long (jui l’éloigne de la cornue et la met à l’abri de tout échaufiement.

IODE

IODE

Éijuiv. : 1 = 127 - ivol. = P. aioni.

t587. Elément à éclat métallique, découvert par Courtois en 1811.

Crislallisé en octaèdres dérivés d’un prisme rhomboïdal droit. Densité : i.IdS à 17®. Point de fusion : 113®, 6.

Point d'ébullition : 175®; vapeur violette. Densité de vapeur à 0® et sous la pression 0'", 760 ; 8,716 par rapport à l’air ; 1:27 par rapport à l’hydrogène.

Chaleur 0,05112 à l’état solide; 0,10822 à l’état liquide. Chaleur latente

de fusion: 11,7. Chaleur latente de votalilisation : 23,05.

Solubilité : une partie dans 5521 parties d’eau à 10®.

PHÉPAKATlÜN

G8(S. Par l’iodure de potassium et le chlore. — On dissout 20 grammes d’iodure de potassium dans 150 grammes d’eau, et après avoir placé la solution dans un flacon, on y fait passer un courant de chlore gazeux (§ C4i), au moyen d’un tube de verre plongeant jusqu’au fond du flacon. Le chlore met l’iode en liberté :

Ki + C1 = KC1 + 1.

Tout d’abord l’iode libre se dissout dans l’iodure de potassium non décomposé, en formant une liqueur brune foncée (iodure de potassium ioduré), puis, l’afflux du chlore continuant, l’iode se précipite abondamment à mesure que son dissolvant, l’iodure de potassium, est lui-même décomposé en quantité croissante. Finalement la liqueur se décolore presque complètement, en conservant seulement la teinte claire de Peau iodée. On surveille attentivement la ])roduction de cette décoloration et, dès qu'elle est efl'ectuée, on arrête le courant de chlore : prolongé, ce dernier attaquerait l’iode libre, formerait avec lui du chlorure d’iode, que l’eau décoiu])oserait ensuite en donnant de l’acide cblorbydri(|ue et de l’acide indique, réactions qui entraîneraient des pertes en iode. On décante la liqueur, on verso la masse d’iode tenue en suspension dans l’eau, sur un entonnoir dont la douille est obstruée par un tampon d’amiante, puis on essore le produit à la trompe 855), en le lavant avec une petite quantité d’eau. On place alors

la matière solide sur une soucoupe et on l’expose dans une cloche de petites dimensions, avec un vase plat contenant un peu d’acide suHui ique : ce dernier fixe la vapeur d’eau émise par l’iode humide qui se dessèche. L’iode brut et sec, est introduit dans une petite cornue de verre à col large, et enfin distillé. 11 se condense dans le col de la cornue et aussi à l’intéideur d’un flacon de verre dans lequel on a introduit sans bouchon l’extrémité de ce col.

On peut distiller directement l’iode simplement essoré par des compressions répétées entre plusieurs doubles de papier buvard ; la pins grande partie de l’eau se trouve volatilisée avantque l’iode n’entre en ébullition. Si l’on a soin de cbaiilTer le col de la cornue avec une flamme de gaz au moment où l’iode commence à distiller, les premières vapeurs de ce corps chassent toute trace d’eau hors de l’appareil. Changeant alors le vase qui sert de récipient, on recueille l’iode sec qui distille ensuite.

L’iodiire de potassium représente dans cette préparation, le mélange de sels dont la solution incristallisable constitue les eaux mères des cendres de varechs que traite l’industrie. Si l’on a ces eaux mères à sa disposition, après les avoir diluées, on les traite comme la solution d’iodure de potassium pur, mais en ayant soin de les acidifier préalablement par l’acide sulfurique : celui-ci décompose les sulfures, sulfites et hyposulfites, en donnant de l’acide sulfureux et un dépôt de soufre. On porte à l’ébullition pour chasser les gaz produits et agglomérer le soufre précipité, on filtre, puis on traite par le chlore ainsi qu’il vient d’être dit.

()89. Par l’iodure de potassium, l’acide chlorhydrique et le chlorate DEPOTASSE. — .V une ilissolulion de 20 grammes d’iodure de potassium dans 100 grammes d’eau, ou ajoute d’abord 40 grammes d’acide clilorhydrique ilu commerce, puis du chlorate île potasse eu poudre line. Ce dernier sel, au contact de l’acide chlorhydrique, fournit du chlore qui met l’iode de l’iodure en liberté. La réaction est la suivante ;

6K1 -1-6I1C1 4-ClühKO = 7K'CI-i-GI q-6110.

Il est indispensable d’ajouter une quantité de chlorate exactement pesée ci correspondante à la formule précédente, c’est-à-dire égale à îfqiS pour les poids donnés ci-dessus. Un excès de chlorate (H par suite de chlore, donne du chlorure d’iode, ce qui entraîne une perte en iode, le métalloïde se trouvant ensuile changé en acide indique; un défaut de chlorate laisserait dans la li([ueur de l’iodure non décomposé.

JONGFLEiscii. — Manip. de chimie.

IODE

Ou chauffe légèrement pour terminer la réaction. Après refroidissement, on sépare l’iode, on l’essore et on le Iraile ainsi riu’il a été dit (§ G88).

Dans cette réaction l’acide sulfurique peut remplacer l’acide chlorhydrique à ((uantité équivalente :

G Kl 4- O SO h 110 + C10^ KO = G SO^KO + KCl + G 1 + G HO.

Dans ce cas l’acide iodhydrique donne de l’iode et de l’eau, sous l’action de l’o.vygène fourni par le chlorate.

G90. l*All L’IODUUE DE PÜTASSICM, l’ACIDE ÜIILOUH YDUIQUE ET LE BIOXYDE DE MANGANÈSE. — De môme, le bioxyde de manganèse pulvérisé et jiréalahlement titré ^voy. Essai d’un oxyde de manyanèse) peut être substitué au chlorate de potasse :

Kl -f iJIlCl -f MnO*=i\InCl-fKCl-fl-f2IIO,

soit que l’on fasse usage de l’acide chlorhydrique, comme l’indi((ue la formule précédente, soit qu’on le remplace par l’acide sulfuri([ue ;

Kl -1- 2S04110 -f MnO- = SO^MnO SO*,KO -f 1 -4 '2 110.

G91 . Cette méthode, souvent suivie dansl’industrie pour l’extraction de l’iode, est également applicable dans les laboratoires pour régénérer l’iode des résidus d’iode provenant des réactions dans lesquelles on emploie l’iode par grandes quantités, ainsi que cela arrive très fréquemment en chimie organique. Acet effet, après avoir additionnéles résidus d’un excès de soude, ouïes évapore à siccité et, avant leur solidification, on les mélange en agitant d’un peu de charbon en poudre; s’ils contiennent des matières organiques en ({uantité suffisante, le charbon n’est pas nécessaire. On plaçe la masse dans une marmite de fonte et on la porte au rouge sombre. La calcination en présence du cbarbon détruit les iodales. .Après refroidissement, on reprend par l’eau, on neutralise par l’acide cblorbydrique, on filtre la liqueur et on mesure exactement son volume.

Prélevant 10 centimètres cubes du li(|uide ainsi préparé, on y dose l'iode (voy. Dosage de tiode) et un simple calcul de proportions permet de conclure du résultat obtenu sur les 10 centimètres cubes, le poids d’iode contenu dans toute la liqueur. Ajoutant alors à celte dernière un excès d’acide chlorhydri(}ue, on projette peu à peu dans le mélange une quantité de bioxyde de manganèse titré (voy. Essai d’un oxyde de manganèse] et pulvérisé, calculée d’après la formule indiquée et pesée exactement. On agile de temps en temps avec une tige de verre et, au bout de vingt-quatre heures, l’iode mis en liberté s’est déposé. On le recueille, on le lave à la trompe, on l’essore, puis on le sccbc.

I.e chlorate de potasse peut servir de même dans celle opération (§ G89).

11 a 1’ avantage de ne laisser aucun résidu solide (jui se mélange à l’iode précipité.

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