ARSENIC
Equiv. : As = 75 =: 1 vol. = P. atotn.
733. Elément solide, cristallisable en rliomboèdres aigus, noir bleuâtre, fragile, à éclat métallique, connu des Arabes au quatrième siècle.
Densité : 5,75. Snblimable vers 180“ sans fusion préalable. Fusible vers le rouge sombre, en un liquide transparent, quand ou le cbautre en vase clos.
Densité de vapeur .à 0“ et sous la pression 0'“,760 ; 10,2 par rapport à l’air; 147,3 par rapport à l’hydrogène. Elle correspond à 1 volume de vapeur pour 1 équivalent ou 1 atome d’arsenic.
Chaleur spécifique : 0,081.
73i. Prépar.^tion p.ar l’acide arsénieux. — Dans un tube de verre peu fusible, fermé par un bout, de 1 centimèlre de diamètre et de 40 centimètres de longueur, on introduit un mélange intime de 1 gramme d’anhydride arsénieux et de 2 grammes de charbon de bois, sec et pulvérisé. Le mélange occupant le «fond du tube, on place au delà, ,sur une longueur de '2 centimètres, du charbon en menus fragments, et on dispose le tube sur une grille à gaz. On chauffe au rouge, d’abord la portion du tube contenant le charbon, ensuite le mélange d'anhydriçle arsénieux et de charbon. Les deux corps réagissent en donnant de l’oxyde de carbone qui se dégage, et de l’arsenic qui se condense en cristaux dans la partie froide du tube :
As03-}-3C = 3C0-f As.
11 est indispensable de mettre l’orifice du tube dans une cheminée à tirage énergique, l’opérateur devant éviter soigneusement l’action des gaz chargés d’arsenic. .
Les dangers inhérents à la manipulation des composés arsenicaux, font préférer le mode opératoire suivant. On étire en pointe, à la lampe d’émailleur, un tube de verre peu fusible, du diamètre des tubes à gaz, et on scelle la partie étirée de manière à obtenir une fermeture conique. .Au sommet du cône, on introduit un fragment d’acide arsénieux de la grosseur d’un grain de millet, puis on lui superpose des fragments de charbon de même grosseur, occupant toute la partie conique du tube. On chauffe alors le charbon, dans une (lamme de gaz, en commençant par la portion la plus éloignée de l’acide arsénieux, et en rapprochant la flamme de celui-ci quand le charbon est porté au rouge. L’acide arsénieux se volatilise, se réduit et va former dans le tube, au delà de la flamme, un anneau noir, brillant, à éclat métallique.
Si l’on recule le tube et qu’on amène l’anneau dans la flamme, cet anneau se déplace, l’arsenic se volatilisant et allant se condenser plus loin , sur la paroi froide.
ACIDE ARSÉNIQUE.
A. — Acide arsénique.
Équiv. : AsH^O» ou As0^3 110 = 142 = AsIl^O* = P. mol.
73r>. Acide cristallisaritavcc des quantités d’eau de crislallisation variables.
Perd de l’eau de conslilution par la chaleur et se change en acide pijroarsénique, puis en acide métarsénique , enfin en anhydride arsénique.
730. Préparation par l’acide arsénieux. — On introduit 30 gramnnes d’acide arsénieux pulvérisé dans un matras à fond plat de 500 centimètres cubes, disposé sous une hotte à tirage énergique, et on ajoute peu à peu 60 grammes d’acide azotique ordinaire (D=r1,35). L’acide azotique passe à l’état d’hypoazotide, oxyde l’anhydride arsénieux et le change en acide arsénique. Quand la réaction s’est ralentie, on porte le ballon sur un brûleur à gaz, en le protégeant par une toile métallique, et l’on chauffe doucement pour terminer l’oxydation. Après cessation du dégagement des vapeurs rutilantes, on évapore le contenu du ballon au bain-marie, jusqu’à consistance sirupeuse, puis on laisse refroidir. Il se dépose peu à peu des prismes transparents d’acide arsénique contenant i équivalent d’eau de cristallisation.
Lorsqu’on agit sur des quantités plus considérables, on opère dans un ballon auquel on adapte un réfrigérant de Liebig disposé à reflux, le joint étant fait, non avec un bouchon de liège qui s’attaquerait, mais avec du plâtre. L’acide azotique qui distille, est ainsi ramené constamment sur le produit à oxyder, tandis que les vapeurs rutilantes s’échappent.
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