PROPRIÉTÉS
On introduit dans une éprouvette 5/3 de son volume d’oxyde de carbone, puis on achève de remplir avec de l’oxygène. Si l’on approche ensuite une flamme de l’orifice, la combustion s’opère avec explosion. Pour mettre en évidence le gaz carbonique formé, on verse quelques centimètres cubes d’eau de chaux dans l’éprouvette où s’est opérée la combustion, et on agite; du carbonate de chaux prend naissance et trouble abondamment la lic{ueur.
L’air produit un phénomène semblable. La quantité d’oxygène, soit 1 volume, nécessaire pour brûler 5 volumes d’oxyde de carbone, est remplacée par la quantité d’air qui la contient, soit 5 volumes. On introduit dans l’éprouvette 2 volumes d’oxyde de carbone et 5 volumes d’air, c’est-à-dire qu’on garnit les 2/7'® de sa capacité d’oxyde de carbone et qu’on achève de remplir avec de l’air. Après l’explosion, le gaz qu’elle renferme trouble l’eau de chaux.
Si, dans l’air, on approche d’une flamme l’orifice d’une éprouvette pleine d’oxyde de carbone, le gaz brûle avec une flamme bleu pâle. Le produit de la réaction trouble l’eau de chaux, comme dans les expériences précédentes.
On peut encore allumer dans l’air l’oxyde de carbone qui s’échappe d’un tube à dégagement effilé, par lequel on a terminé un appareil produisant ce gaz (§ 745). Il brûle avec une flamme bleue, et si l’on introduit cette flamme dans un ballon de verre pendant quelques instants, on constate ensuite que l’atmosphère du ballon trouble l’eau de chaux. Le passage du gaz, bulle à bulle, à travers le flacon laveur, occasionne dans le dégagement gazeux des intermittences qui provoquent souvent l’extinction de la flamme. On écarte cette cause d’extinction en remplaçant le flacon laveur par un long tube en U, rempli de chaux sodée qui absorbe les gaz auxquels l’oxyde de carbone se trouve mélangé. Le même accident se produit encore lorsque le tube effilé est fortement étranglé, ce qui détermine un écoulement trop rapide du gaz dans l’atmosphère.
751. Propriétés réductrices. — L’oxyde de carbone réduit la plupart des oxydes des métaux proprement dits.
Si l’on introduit de l’oxyde de cuivre, noir et pulvérulent, dans une ampoule de verre peu fusible, que l’on chauffe au rouge
JUNGFLEiscH. — Manip. de chimie. 34