KO = KI
Après relVoidissement, on reprend par l’eau : l’iodure de potassium se dissout. On filtre, on évapore la liqueur claire jusqu’à consistance sirupeuse et on abandonne au refroidissement : l’iodure se sépare en cristaux transparents ({ue l’on égoutte et que l’on sèche à l’air à une douce température.
Quand on opère en grand, on concentre jusqu’à la densité i,8.
Les eaux mères évaporées peuvent fournir une nouvelle quantité de cristaux.
701. Pau le feu et le c.vuiiOiNATE de potasse. — On place dans une capsule de porcelaine *:^00 grammes d’eau, puis 10 grammes de limaille ou de tournure de fer, et enfin 40 grammes d’iode; on agite avec une baguette de verre et on chauffe doucement. La liqueur se colore d’abord en brun foncé, l’iode se combinant au fer pour former de l’iodure de fer qui dissout l’iode en excès; finalement ce dernier se change complètement en iodure et la solution perd sa teinte brune pour devenir verte.
On décante la solution sur un filtre et on lave le résidu de fer ainsi que la capsule avec un peu d’eau qu’on emploie ensuite à laver le filtre. Dans les litiueurs mélangées et chauffées au voisinage de l’ébullition, on verse par portions, une solution obtenue avec 35 grammes de carbonate de potasse pur et 100 gi-ammes d’eau. Il se produit de l’iodure de potassium et un précipité de carbonate de protoxyde de fer hydraté. On ajoute le carbonate de potasse dans le mélange soigneusement agité, tant qu’il se forme un précipité. On filtre. Le carbonate de fer qui reste sur le filtre est d’abord blanc, mais il s’altère immédiatement à l’air ; il perd de l’acide carbonique, devient vert en se changeant en hydrate ferroso-ferrique, puis jaune ocreux en passant à l’état de sesquioxyde de fer. Dès qu’il est égoutté, on le lave sur le filtre avec de l’eau bouillante, puis on l’agite avec de l’eau chaude, en meme temps que le papier qui le porte, dans une capsule de porcelaine. Enfin on verse le tout sur un nouveau filtre.
Toutes les liqueurs réunies dans une marmite de fonte, sont évaporées à sec. Le résidu est repris par 4 ou 5 fois son poids
POTASSIUM
(l’eau, et la liqueur filtrée est amenée à cristallisation dans une capsule de porcelaine, ainsi que cela a été dit (§ 700).
E. — l'yaiiiirc de |iotaH»!>iiiiii.
Equiv. : C-AzK ou Cylv = 65 = GAzK = P. mol.
792. Sel incolore, déliquescent, cubique. — Fusible au rouge sombre, volalil au rouge blanc. — Très soluble dans l’eau. — Très toxique.
703. Préparation par le ferrocyanure de potassium. — On chauffe un peu au-dessus de 100% sur une plaque de tôle, du lérrocyanure de potassium grossièrement pulvérisé. Ce sel perd ainsi son eau de cristallisation. Il est Ibrt important de maintenir faction de la chaleur jusqu’à dessiccation complète, un produit imparl'aitcment desséché faisant manquer la jiréparation. On introduit le ferro-cyanure dans un creuset de terre que l’on couvre et que l’on chauffe au rouge sombre dans un fourneau à réverbère. Le sel fond, se décompose en dégageant des gaz, et notamment du cyanogène; il donne finalement une masse lluide, tenant en suspension une poudre noire de carbure de fer; on l’agite à plusieurs reprises avec une lige de fer. Lorsque le produit est en fusion tranquille, on le laisse refroidir lentement. En brisant ensuite le creuset, on isole la masse de cyanure de potassium fondu, et on en sépare mécaniquement les portions noires contenant le carbure de fer.
En opérant ainsi, on obtient, surtout quand on agit sur peu de matière, du cyanure de potassium coloré en gris par la poudre ferrugineuse incomplètement déposée. Enfin, le creuset de terre a été notablement attaqué et ses produits de destruction souillent le sel fondu; ce dernier inconvénient est évité quand on se sert d’un creuset de fer.
Pour avoir du cyanure de potassium pur, on épuise le contenu du creuset par l’alcool fort; à cet effet, on le pulvérise, on le maintient quelque temps à l’ébullition dans le liquide que fon filtre bouillant dans un ballon fermé; le sel cristallise })ar refroidissement. On le sépare du liquide, on fégoulle dans le ballon, à l’abri du contact de l’air qui l’altérerait, et on le conserve dans des vases bien clos. L’eau dissout le cyanure de potassium plus abondamment que l’alcool; elle ne doit cependant pas être