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ALUMINE

'24 110 ou Ar-0^Azir^0,2S-0''' -f 24110, et on le chaulfe doucemeni avec quelques charbons. Vers 02'’, l’alun fond dans son eau dr cristallisation, qu’il perd rapidement à une température un peu pliisélevée. 11 forme ainsi une matière visqueuse, devenant vitreuse par le refroidissement; les bulles de vapeur d’eau la boiirsoiillenl en se -dégageant et la transforment en une masse blanche, spongieuse, qui remplit le creuset, puis s’en écbapi)esousla forme d’un champignon plus ou moins élevé (fig. 288) .

La dessiccation étant complète, on laisse refroidir le creuset, on pulvérise son contenu et on le cbaulîe de nouveau, mais plus fortement. Du sulfate d’ammoniaque se volatilise bientôt, laissant un résidu de sulfate d’alumine. Ce dernier, porté au rouge, perd de l’acide sulfurique et se change en alumine qui forme seule le résidu de l’opération.

L’alumine anhydre a la propriété d’absorber avidement l’humidité de l’air. Elle doit être consei’vée dans des vases bien clos. Elle est diflicilement sobible dans les acides.

L’alumine calcinée étant de nouveau portée au rouge après avoir été imbibée d’une solution étendue d’azolatc de cobalt, prend une belle coloration bleue {bleu de Thénard ou bleu de Leithner).

083. Dau l’aluminate de soude. — La matière première ordinairement employée pour préparer l’alumine par l’intermédiaire de Ealuminatc de soude est la bauxite, minerai composé d’aluininc hydratée, plus ou moins souillée de sesquioxyde de fer.

On mélange 00 grammes (2 parties) de bauxite finement pulvérisée avec 30 grammes ( I partie) de carbonale de soude sec. ()n chaulfe la matière dans un creuset, en la maintenant au rouge pendant une heure. On obtient ainsi une masse frittée, c’est-àdire agglomérée, mais non fondue; on la laisse refroidir. Du gar-i carbonique s’est dégagé avec de la vapeur d’eau et le contenu du creuset est un aluminate de soude de formule A18)‘,3 NaO. Quant

JUNGFI.KISCH. — Manip. de chimie. iO

AU'MINIL.M.

à l’oxyde de fer, il n’a subi aucune réaclion. On traite le produit par l’eau bouillante, qui dissout ralurninate de soude et laisse insolubles l’oxyde de fer et la bauxite non attaquée. On filtre et on lave le résidu avec le même dissolvant. On l'éunit les liqueurs et on les laisse refroidir. Dans la solution froide et diluée d’aluminate de soude, qui occupe un volume d’un litre environ, on fait passer, au moyen d’un tube plongeant jusqu’au fond, un courant de gaz carbonique, en ayant soin, pour empêcher la liqueur de s’échaulïer, de baigner dans l’eau l’roide le vase qui la renferme. Le gaz carbonique décompose l’aluminate en donnant du carbonate de soudectde l’alumine, c’est-à-dire une réaction contraire de celle provoquée tout d’abord à la température du rouge :

A120^3Na0 -P 3 CO- = APO'^-f 3 CO-,NaO.

L’alumine se précipite à l’état d’hydrate, avec des propriétés qui varient un peu suivant les circonstances de l’opération. Si le courant d’anhydride carbonique a été rapide, on obtient un précipité dense et facile à laver, qui ne retient que quelques millièmes de soude. Si, au contraire, le dégagement gazeux a été lent, l’alumine est gélatineuse, difficile à laver, et entraîne une quantité très notable de soude.

Quand l’acide carbonique cesse de troubler une portion de la liqueur éclaircie, on laisse déposer, on décante sur un filtre la liqueur claire et on lave le précipité par décantation et filtration, d’abord à l’eau froide, puisa l’eau chaude, tant que les liquides de lavage bleuissent le tournesol. On verse alors le précipité sur le filtre, où on le laisse s’égoutter, puis on le' sèche. Il vaut encore mieux conserver en vase fermé la bouillie gélatineuse obtenue, l’hydrate d’alumine perdant en grande partie par la dessiccation sa solubilité dans les acides.

034. Pau le suleate d’alumine. — On dissout 30 grammes de sulfate d’alui4une dans 250 cenlimètres cubes d’eau. On dissout en outre 50 grammes de carbonate de soude cristatlisé dans 200 centimètres cubes d’eau. On jiorte sé- |iarément tes deux li(|ueurs à l’ébullition et on verse peu à }»eu, en agitant, la seconde dans la première. Il se dégage du gaz carbonique, il se forme du sulfate de soude et enfin de l’alumine hydratée, gélatineuse, se précipite :

AI-0^3SO'* -I- 3 G0^XaOr=3 SO^NaO-fi AfiO^-f 3CO-.

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