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II. — l'ROI'niÉTÉS

985. Laques. — L’alumine hydratée a la propriété de fixer les matières colorantes et de former avec elles des composés insolubles colorés. Ces derniers, connus sous le nom de laques, sont susceplibles de se fixer solidement sur les libres textiles en les teignant.

L’alumine gélatineuse, préparée comme il a été dit ci-dessus (§ 038), permet de montrer facilement celle affinité pour les matières colorantes. A cet etïet, on prépare une décoction de bois de campèche, en maintenant des copeaux de ce bois en ébullition dans l’eau pendant cpielques minutes, et on la filtre. On prend -40 ou 50 centimètres cubes d’alumine gélatineuse, on les introduit dans un mortier et on les délaye avec soin dans la décoction de campèche qu’on ajoute peu à peu. Après quelques instants de contact, on verse la bouillie obtenue sur un filtre. On constate que la liqueur passe décolorée, tandis qu’une laque de campêclie violette reste sur le filtre.

On varie de diverses manières la forme de cette expérience. On ajoute, par exemple, la décoction de campèche ou celle de cochenille à une solution d’alun et on verse de l’ammoniaque dans le mélange. L’alumine précipitée par le carbonate d’ammoniaque forme avec la matière colorante en présence, une laque insoluble qui se précipite, tandis que la liqueur fdlrée est incolore.

On peut aussi faire agir sur une étoffe de coton, n’ayant encore subi aucune préparation, ou sur du coton écrit, filé etmis en écheveaux, l’eau bouillante additionnée de carbonate de soude; aprèb quelques minutes de contact, on lave plusieurs fois à l’eau bouillante. Si l’on trempe le coton ainsi préparé dans une décoction de

ALI'MIMUM.

bois de canniôclie el. (ju’on le lave ensuite à grande eau, la matière eoloranle se trouve enlevée par les lavages et les libres redeviennent incolores ou à })en près. Si au contraire on commence par tremi)er le coton dans un bain d’acétîite d’alumine, de manière à rim[)régner de ce sel, ixle mordancer, j)uis si, api’ès l’avoir égoutté, on le plonge dans une décoction bouillante de campêclie, l’acétate d’alumine, sel très décomposable pai- l’eau chaude et perdant l'acilcment son acide acétique (pii se volatilise, donne de l’alumine qui fixe la matière colorante en formant, dans l’intérieur des libi’os et à leui- surface, une laque colorée insoluble. Lorsqu’on lave ensuite le coton, il reste teint. On peut agir comparativement sur un écliantilloii préalablement mordancé et sur un autre non moidancé ; la teinture ne se trouve fixée que sur le premier.

L’acétate d’alumine nécessaire pour celte ojiération s’obtient facilement par double décomposition, en ajoutant en excès une ilissolution d’alun, à une autre d’acétate de plomb. Il se précipite du sulfate de plomb et l’acétate d’alumine reste dissous. On lillre.

I>. — C'Iiloriii'O (l'iiliiiiiiniiiiii.

Equiv. : 134. F. atom. : APC16=:268.

Sel anhydre. — Incolore, déliquescent, formé de lamelles cristallines hexaitonales, fumant à l’air. — Point de fusion très voisin du point d’ébullition : ISO-lSr)". - Densité de vapeur à 0° et sous la pression 0"',Ï60 : 'J, 34. — Fortement coloré eu jaune par des traces de pcrclilorure de fer.

Hydrate a 12 équivalents d’eau : .Vl-CP -f- 12 HO. — Cristaux très déliquescents, perdant de l’eau et de l’acide cldorhjdrique avant de fondre sous l’inlluence de la chaleur. — Très soluble dans l’eau; solutions décomposables pendant leur évaporation.

;137. I'hépar.vtion pah l’alumine, le chlore et le charbon. — On fait un uélangc intime de 100 grammes d’alumine calcinée el pulvérulente et di 40 grammes de noir de fumée. On y ajoute de riiuile, peu à peu et en malaxant, de manière à transformer la poudre en une masse plastique, très consistante. On façonne cette pâte en boulettes (jueron introduit dans un creuset de terri', en les recouvrant de fragments de cliarlion de bois. Après avoir fermé le cretiset, on le porte au rouge dans un fourneau à réverltère. La matière organiijue se détruit, dégage des gaz et laisse un n'-sidu de cbarlton qui agglomère la masse. Après refroidissement, on sépare celle-ci, onia concasse et ou l'introduit dans une cornue en grès tubulée, dont la tubulure se prolonge en un tube jusqu’au fond delà panse l'Iig. 280). Au col delà cornue on ada|de, au moyen d’un lut d’argile, la douille d’un entonnoir de porcelaine dont la large ouverture s’engage à peu près e.xactement dans une cloche de verre à

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