CHAUFFAGE AU CHARBO.X DE DOIS
suspend au-dessus de lui le vase ou l’objet à chaufier, ou même on y plonge tout entier ce dernier lorsqu’il s’agit de le porter au rouge.
7'2. Le fourneau à manche ou fourneau à queue est une variété du fourneau à bassine. Il est toujours de petites dimensions, et les courtes oreilles latérales y sont remplacées par un seul manche en terre, assez long, rendant les déplacements très faciles.
73. Le fourneau à réverbère (fig. 50) est destiné à la production de températures plus élevées que celles auxquelles on atteint avec les précédents. 11 se compose de trois pièces : le fourneau proprement dit, \e laboratoire etle dôme. Le fourneau F est analogue au fourneau à bassine, mais complètement cylindrique; il contient le foyer et le cendrier, cjui sont percés des mêmes ouvertures que ceux des fourneaux à bassine. Le laboratoire L est un manchon de terre de même diamètre, pourvu d’oreilles latérales; on le superpose exactement au fourneau. Le dôme ou réverbèreT) consiste en un cylindre peu élevé, de même diamètre que les autres pièces de l’appareil, muni comme elles d’oreilles latérales, et terminé en haut par une calotte sphérique ; cette dernière est percée au sommet d’une ouverture formant cheminée cylindrique et livrant passage aux produits de la combustion.
On peut, suivant les besoins, employer ou supprimer le laboratoire, c’est-à-dire brûler à la fois une plus ou moins grande masse de charbon; dans le second cas, on place directement le dôme sur le fourneau. Ce dernier, lorsqu’il est isolé, remplit l’office d’un fourneau à bassine.
Fig. 29. — Fourneau à réverbère.
Ji'NGFLEiscH. — Mauip. tlc chimie.
EMl'LUl DE LA CllAl.EUlE
Le dôme a pour but de renvoyer, de réverbérer vers l’intérieur la cdialeur qui, dans un fourneau ouvert, rayonne extérieurement.
L’objet à cliaulïer, ci-euset ou cornue réfractaire (§171) et § 180), (ist placé au milieu des charbons en combustion. L’usage que l’on lait des coi'iiues exigeant que la })artiecylindri(jue constituant leuicol sorte du loyer, le laboratoire porte à son bord supérieur et le dôme à son bord inférieur, une échancrure demi-circulaire ; ces deux échancrures forment par leur superposition un orifice circulaire })ouvant livrer passage au col de la cornue. En toute autre occasion, cette ouverture peut être tenue bouchée par des demicylindres en terre représentés sur le sol dans la figure.
On règle le tirage en ouvrant plus ou moins la porte du cendrier; on l’active considérablement en prolongeant la cheminée du fourneau par un tuyau de tôle.
74. Le fourneau à tubes (fig. 30) est un fourneau à réverbère
destiné, comme son nom l’indique, à cbaulfer les tubes. 11 est en deux jiarties et présente la forme d’un rectangle allongé. La partie inférieure contient le cendrier, qui est muni d’une porte ouverte sur l’un des longs côtés du rectangle, et le foyer, pour Fig. 30. — Fourneau à tubes. letjuel OU 11 a pas 111
nagé de porte. Le dôme ou réverbère constitue la seconde parlie; il se superpose exactement à la première et se termine vers le haut par une petite cheminée cylindrique; il présente sur l’un des longs côtés une porte arrondie vers le haut et assez large, par laquelle on attise ou on charge le foyer, et que l’on ferme par un bouchon de terre. Sur le bord sujiérieur du foyer et sur le bord inférieur du dôme, au milieu de chacun des petits côtés du rectangle, on a pratiqué des échancrures demi-circulaires, d’un diamètre un peu sujiérieur à celui des tubes à cbaulfer. Ces derniers traversent donc le fourneau dans le sens de sa longueur, et s’y trouvent entourés