SULFATE DE ZINC
dans le chlorure de chaux. On filtre et on lave à l’eau bouillanie le résidu resté sur le filtre. On évapore les liqueurs réunies, el quand elles sont suffisamment concentrées, c’est-à-dire lorsque, bouillantes, elles mai'quent 1 ,45 au densimètre (45“ Baumé), on les abandonne au refroidissement lent pendant un jour ou deux. Le sel cristallise. On décante l’eau-mère, on égoutte les cristaux déposés, et on les sèche à l’air, en évitant leur efllorescence.
959. PuiUFiCATiON. — La purilicatioii complète du sulfate de zinc est assez délicate. On part d’ordinaire du sel cristallisé, obtenu par la dissolution du métal, ce qui limite le nombre et la nature des impuretés. On le dissout dans une assez grande (juantité d’eau, et on l’additionne d’acide sulfurique, en excès suflisanl [lour qu’un échantillon de la liqueur, traité par l’hydrogène sulfuré, ne donne plus de précipité sensible de sulfure de zinc, c’est-à-dire ne donne plus de |)récipité blanc soluble dans une nouvelbquantité d’acide. On sature à froid cette liqueur d’hydrogène sulfuré, on laisse '•eposer pendant quelques jours dans un flacon bouché, et enfin on sépare par filtration les sulfures insolubles précipités (sulfures d’étain, de plomb, de cuivre, de cadmium, d’arsenic). 11 faut éviter l’accès de l’air qui déterminerait la redissolution de (|uelques-uns de ces sulfures par oxydation; pour (xda, il faut laver rapidement le précipité avec de l’eau chargée d’bydrogèmsulfuré. On prive les liqueurs d’acide sulfliydrique en les portant à l’ébullition, puis on les évapore comme il a été dit plus haut pour les faire cristalliser. On sépare ainsi, pour la plus grande partie, l’acide sulfuri(|ue en e.xcès. On redissout les cristaux, on met à part 1/10 de la liqueur, et on additionne le reste d’un peu d’eau de chlore ou de quelques gouttes de brome, qui peroxydent les métaux tels que le fer, et enfin on chauffe. D’un autre côté, le dixième de la liqueur, qui a été mis à part, est transformé en hydrocarbonate de zinc bien lavé (§ 954), et ce composé, laissé en suspension dans l’eau, est versé dans la solution bouillante de sulfate de iinc. L’hydrocarbonate se dissout en partie dans l’acide libre, puis forme du sulfate l)asique, et en même temps précipite le fer, ainsi que le manganèse, le coball et le nickel, s’il en existait dans le produit. On maintient le mélange on digestion, en agitant fréquemment pour assurer la réaction, puis on filtre. La liqueur, neutralisée par l’acide sulfurique pur, et amenée par évaporation à la concentration convenable (§ 958), fournit des cristaux de sulfate do zinc pur, faiblement souillés de chlore. Si ce dernier élément présente quelque incouvénieiit, on le sépare par des cristallisations répétées.
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