‹ Manipulations de chimieChapitre 342 sur 596 · FEli RÉDUIT l'.VR L’HYDROGÈNE · texte numérisé non relu

FEli RÉDUIT l'.VR L’HYDROGÈNE

l’oxyde de fer ne doit [)as être entouré par cette llamme, mais maintenu à une certaine distance au-dessus de celle ci. 11 est nécessaire, en effet, de ne pas cliauder le tube jusqu’au rouge, celle tempéralure augmentant la densité de l’oxyde non réduit et sa résistance à l’action de l’hydrogène. De plus, le mêlai ne possède pas les mêmes propriétés quand la réduction a été faite au rouge ou au-dessous du rouge. Le fer réduit à très haute tempéralure est gris, assez dense, et ne s’oxyde pas rapidement à l’air froid. Au contraire, le fer réduit à température relativement basse est noir foncé, très divisé, léger, et extrêmement oxydable: quand on l’a laissé refroidir dans un courant d’hydrogène, et par suite, à l’abri de l’air, il s’oxyde instantanément lorsqu’on le projette dans l’almosphère, en produisant des étincelles brillantes; en un mot, il est pt/rophoriqae.

Le fer pyrophorique i)eut être conservé en fermant la pointe effilée du tube par un jet de chalumeau qui fond le verre, puis en étirant et fondant à la lam[)e Uautre extrémité du même tube, àquelques centimètres du joint, le tout sans interrompre la communication avec la source d’hydrogène sec. Pour réaliseï', à un moment quelconque, la combustion du 1er pyrophorique, il suffira de briser avec une pince de 1èr l’une des pointes effdées, et de secouer le tube, pour faire sortir à l’air la poudre noire qu’il contient.

Le 1èr réduit par l’hydrogène contient toujours du soufre lorsque l’oxyde de fer a été préparé avec du sulfate et insuffisamment lavé, ou bien lorsque l’hydrogène n’a pas été complètement purifié. Pour éviter la présence du soufre, de l’arsenic, etc., l’hydrogène employé doit être purifié comme il a été dit ailleurs (§ 5011), c’est-à-dire lavé au permanganate de potasse acide, puis au permanganate de potasse alcalin, et, enfin, desséché dans un troisième laveur contenant de l’acide sulfurique concentré. De plus, 011 emploie de l’oxyde de fer précipité du chlorure.

00:2. Fer rassie. — Quand on verse sur du fer mélallique, sur des pointes de Paris par exemple, de l’acide azotique ordinaire (D — 1,42), le fer est attaqué énergiquement et des vapeurs rutilantes se dégagent en abondance. 11 n’en est plus de même quand on substitue, dans la même expérience, l’acide azotique monohydraté (D — 1,52) à l’acide ordinaire. Dans le second cas, le métal

GiO

reste inallaqiié. Il y a plus. Si l’on décante l’acide monohydraté qui baigne le fer, et si l’on verse sui’ celui-ci de l’acide ordinaire, !<■ 1er, (jui a sul)i le contact du premier acide, n’est plus attaqué par le second. On dit qu’il est devenu pust;if. Toutefois l’attaque a lieu immédiatement lorsqu’on vient à loucher le fer avec un fil d(‘ cuivre, d’ai'gent ou de platine.

A. — Oxyde de fer .«iiilin.

Eiluiv. : Fü^O^ ou FeOjFe^O-’ = 1 10. F. atom. : Fe'^O^r=23;2.

y0;j. Oxyde aniiydde : Sijiionipnes : Oxyde leiroso-ferri(|ue, oxyde de 1er inagnétique. oxyde noir de 1er. — Composé noir, magnétique, cristallisant dans le système cul.n- (}ue. — Densité : i,l) à 5,-2. — Insoluble dans l’eau. — Plus fusible que le fer. Oxyde hydiiaté: Fe''0‘,llO. — Composé noir, amorphe, perdant son eau au-dessus de ’JU'. — Insoluble dans l’eau. — Résulte de 1a dessiccation d’un oxyde plus hydraté, de ci)u- Icur verte.

9G4. tOlÉPAKATION PAU LE SESQUIO WKE DE l'EU, — 11 Suffit (Ic cliautfor U il rouge lilaiic du sesquioxyde de fer dans un creuset, pour enlever à cet oxyde une porlioii de son oxygène et le changer en oxyde salin noir :

3Fe’^0-' = -2(Fc0,Fe-0'i + 0.

065. Pau la vapeuu d’eau et le feu ('.haui-té au uouge (voy. §511i.

9fiG. Wu\ LE SULFATE DE FEU ET l’aM.MO.MAOI E. — On clisSOUl i-5 grammes de sulfate de protoxyde de fer, cristallisé et non altéré à l’air, dans 450 centimètres cubes d’eau. On prélève exactemeui 1 d du volume de la dissolution. On ajoute aux deux autres tiers, placés dans une capsule de porcelaine et portés à rébullitioii, d’abord fi grammes d’acide sulfurique concentré, mais préalablenient dilué de 50 grammes d’eau, puis, jteu à peu et en agitant, 10 à 14 grammes d’acide azotique. Ce dernier agit comme oxydant et change le sulfate de protoxyde de fer en sulfate de sesquioxyde (voy. 0(ST). Ou évajiore à sec pour chasser l'acide azotique en excès, on laisse refroidir et on reprend par l'eau. A la liqueur peroxydée, on réunit le I d de la liqueur jn’imitive (pie l’on a mis de côté, be mélange renferme dès lors I tiers du métal à l’état de sulfate de protoxyde FeO,S0’ et 4 tiers à l'état do sel de ses- (piioxyde l''e’()‘,d St

Page 1