‹ Manipulations de chimieChapitre 36 sur 596 · G. — CHAUFFAGE AU CIIAHBON DE DOIS · texte numérisé non relu

G. — CHAUFFAGE AU CIIAHBON DE DOIS

grille; ouvert dans ralmosphère, il ne reçoit pas les gaz du foyer, mais entouré de charbons en ignition, il se trouve, avec les objets qu’il renferme, cbaulle à une température très élevée. Une porte en terre permet d’y régler l’accès de l’air. Enfin deux ou trois fentes très étroites, et pratiquées dans la paroi latérale du collret, permettent à l’air d’être aspiré du moulle dans le foyer par le tirage du fourneau; elles maintiennent la ventilation constante. Le dôme contient la porte de cbargement; on donne d’ordinaire à la cheminée qui le termine une forme élevée, et mieux encore on la surmonte d’un tuyau de tôle.

Les dimensions du fourneau de coupelle, et par suite la quantité de combustible qu’il renferme, étant assez considérables, l’air qui pénètre par le cendrier est dépourvu d’oxygène après qu’il a traversé une couche un peu épaisse de charbon; il ne peut plus entretenir la combustion dans les parties hautes du système. On remédie à cet inconvénient par des ouvertures verticales, percées sur le pourtour du laboratoire, et munies de bouchons en terre, au moyen desquels on règle le chauffage.

77. Le fourneau à vent (fig. 35) est un fourneau fixe dans lequel on produit des températures extrêmement élevées. Il est construit en maçonnerie, adossé à un mur et relié directement à une cheminée D aussi élevée que possible. 11 consiste en un massif épais de briques réfractaires, présentant en son milieu une cavité rectangulaire MMMM, de dimensions variables, laquelle constitue le foyer. Ce dernier se termine inférieurement par une grille GG' formée de barreaux de fer mobiles, indépendants et reposant parallèlement les uns aux autres, mais convenablement espacés, sur deux barres transversales fixes. Le cendrier CG', placé au-dessous, est pourvu d’une porte métallique permettant de régler l’accès de l’air; son fond est entièrement occu|)é par une cuvette de fonte remplie d’eau; celle-ci empêche l’écbautfement du cendrier et par suite celui des barreaux dont on évite ainsi la fusion. Le chargement du foyer se fait Fig. 33. — Fourneau à vent, par l’ouverture supérieure, qui est fermée

au moyen d’un tampon mobile qu’on manœuvre à l’aide d’une chaîne; quelquefois, pour plus de commodité, ce tampon est garni de galets roulant sur des barres de fer disposées sur la maçonnerie, et se déplace horizontalement, ou

l)ien encore, comme l’indiqui^ la figure, il est garni en arrière de 2 tourillons autour desquels il se meut à la manière d’une porte; dans tous les cas, il est constitué par une sorte de boîte en tôle ou en fonte, garnie en dedans de briques réfractaires dont il présente la surface au foyer. Une trappe en fonte T, disposée dans la cbeminée, sert à régler le tirage. Le fourneau à vent remplace la forge employée autrefois.il convient mieux encore pour le chauffage au coke (i; 78) et au charbon des cornues 79) que pour la combustion du charbon de bois.

78. CiiAui'FAGK AU COKE. — La faible densité du charbon de bois limite beaucoup les températures que l’on peut obtenir par sa combustion. De plus, ses cendres étant fort alcalines, présentent l’inconvénient de se combiner à la substance des poteries réfractaires pour former des silicates fusibles, ce qui entraîne la destruction des vases et des fourneaux. Le coke qui est plus dense, permet d’atteindre des températures plus élevées; ses cendres sont en même temps moins alcalines. Pour l’employer, on le concasse en fragments de la grosseur d’une noix, qu’on sépare avec soin de la poudre. On l’allume avec un peu de charbon de bois. 11 est surtout avantageux dans les fourneaux à réverbère, à moufle ou à vent; il brûle mal dans les fourneaux dépourvus d’un tirage actif.

79. Chauffage au charbon des cornues a gaz, — Le charbon qui se dépose à la partie supérieure des cornues à gaz, étant très dense et ne laissant pas de cendres, est le meilleur des combustibles solides pour l’obtention de températures très élevées. Toutefois il ne brûle que difficilement; aussi s’emploie-t-il uniquement dans les fourneaux à vent, pourvus d’un bon tirage. On le concasse régulièrement, on sépare la poussière et on l’allume par un feu de coke, (jui échauffe le fourneau.

B. — riinuirn^c au gn*.

80. Gaz de houille. — Le gaz qui provient de la distillation de la houille est un mélange en proportions variables de Ibrinène el d’hydrogène; il contient déplus quelques centièmes d’oxyde du carbone et d’hydrocarbures divers. 11 brûle à l’air avec une Oamme éclairante, en produisant de la vapeur d’eau et du gaz carbonique et en dégageant une quantité de chaleur assez considérahle. Une canalisation fixe, en plond) ou en 1er, l’amène au voisinage des tables de travail et des cheminées. Celte canalisation porte de place en place des robinets ({ui fournissent le gaz dans tous les endroits nécessaires; la meilleure disposition et la plus économique consiste à la construire avec des tubes de fer étiré, sur lesquels les robinets sont vissés directement.

Les appareils dans lesquels on brûle le gaz étant d’ordinaire

Page 1