ÉTllEi; lODllYDIUQUK
I>. moi. : IVMI'I 15(1= l vol. = C-ll 'l.
SiiiiOHiiinPs : loilari* il’étlivio, ioilliyilriilo (riHlivlèiie. — l.ujinde, iucoloro. lie.itU'P, à odeur ulliueée, découvert eu 181Ü par (lay-l.ussac. — Deiisilp : l,U7o a 0“.
l'iiiul il'éliulllUoii : 72“, — hevailé dp vuppiir : .7,175 par rapport a l’air; 79, OUI par rapport à riivdro^èue. — hispdublp dans l’eau, miscilde à l'alcoid alisolu et a réllier. Uapideuicul altéralde par la luiuière.
Pi;i;i'AitATiOA’. — Parmi les jirorédés de prodiielion de l’étlier iodliydi’ique, le phis avantageux a pour hase la réaction de l’iode sur le phosphore au sein de l’alcool (K. Kopp). Il se forme de l’iodure de jihosphore PF, qui, décomposé pai’ l’eau de l’alcool, fournit de l’acide iodhydrique; ce dernier éihérilie l’alcool :
i> PP + 5 IP(T^ = 4 Ht + PO *, 5 110 + PIPO’, 110 ;
GM|uo2 4-11I=(P11''1 + 1P02.
Avec le phosphore hlanc, la réaction est violente et occasionne jtarfois des explosions. En substituant le phosphore rouge au phosphore ordinaire (.1. Personne), la réaction devient facile à régler.
Lorsqu’il s’agit d’obtenir quelques grammes seulement d’élher iodhydrique, on ojtère dans un appareil dislillatoire, composé d’une cornue et d’un ballon, tous deux tuhulés (rig. l40,§ 2:24). On introduit dans la cornue 2 grammes de phosphore rouge et 20 grammes d’alcool à 00 centièmes, puis, par la tubulure de la cornue, on ajoute })ar petites portions 40 grammes d’iode. Avant chaque addition nouvelle du métalloïde, on agite à plusieurs reprises et on attend que la chaleur duc à la réaction se soit dissipée. Pendant les premiers moments l’opération est lente, l’iode ne se dissolvant ]>as très abondamment dans le liquide ; mais, dès qu’une certaine pro[)ortion d’éther iodhydi'iqiie a pris naissance, ce corj)S dissout l’iode avec énergie et la réaction s’accélère. Lorsque tout l’iode a été introduit, on distille, en chaulïanl d’abord doucement, pour éviter que la réaction, qui s’achève sous l’inlluencc de la chaleur, ne devienne trop vive. La réfrigération du récipient mérite quelque attention, la tenqiérature d’éliullitionde l’éther iodhydrique étant peu élevée. Le Pupiide distillé
MJIOÜLS ET ÉTIIEUS.
coiilienl, avec l’rllier, do l’ioile libi’e, de l’acide iodliydrique, de l’alcool el de l’eau. Ou l’agile avec plusieurs lois son volume d’eau rendue légèi'emeni alcaline })ar le carbonale de soude ; celleci enlève simullanéinenL l’iode libre el l’alcool. On sépare l’élher par décanlaiion, ce qui est facile à cause de sa faible densité, el on le iiiel en conlacl dans un flacon avec quelques fragments de chlorure de calcium sec; celui-ci lixe les dernières traces d’eau. .\près vingt-quatre heures, on décante le produit el on le rectiüe dans un petit ap|)areil dislillatoii’e. On le consej've à l’abi'i de la lumière.
Ouand la }u‘éparation porte sur des quantités plus importantes, il vaut mieux se sei’vir d’un apjiareil dislillaloin* à réfrigérant d(* iacbig (lig. 141, ou lig. 142, § 22b). 11 est en outre avantageux de modilier les jirojioi'tions des l'éactifs, et de prendre l [lartie de ])bosj)bore rouge pour 5 parties d’alcool à 9(1 centièmes et 10 parties d’iode. Le rendement est j)liis considérabb' si, au lieu de distiller immédiatement a])i‘ès qu’on a ajouté les (b'rnières portions d’iode, on abandonne le mélange à lui-mèim' pendant vingt-quatre heures, en l’agitant à jilusieurs l’eprises, avant de commencei‘ la distillation. Enfui la décoloration du produit par l’eau additionnée d’acide suifureiix doit précéder le lavage par une liqueur alcaline. On termine eu rediliant l’élber (lig. 141, § 2.ir>), et en recueillant à paiT ce qui ])asse vers 72".
ni. — tïiiKR .A/.OTigui;.
P. mol. : C‘H‘(AzH06) ou AzO'MCbfMO = 9I = 4 vol. = COl^.Azü^.
I225. Sijnmijim’a : .Vzotale d’clhyle. — Liquide, iiicoloro, à odeur douce, à saveur sucrée, découvert par Millon eu I8i^. — • Densité : l,l3i* à (l‘. — Point d'éhuUitinn ; 86". — Densité de vapeur : 3,ll:i par raitport à l’air; 4i,ll par rapport à l’hydrogène. — Insoluble dans l’eau; luiscible à l’alcool absolu el à l’éllier.
I2“2t!. PiiÉPAHATiON. L’action tic l’acide azotique ordinaire sur l’alcool est dangereuse à réaliser sans précautions spéciales, le réactif n’intervenant pas seulement comme agent d’étliérilication, mais aussi comme oxydant, ce ([tii donne naissance à des réactions tnnmltueuses. L’action oxydante étant due, non pas à l’acide azoti(|ue Ini-méme, mais aux vapeurs nitreuses et aux composés moins oxygénés de l’azote cpi’il renfernnî, on régularise l’élliérificatiou en éliminant ces substances. Dans ce but, on fait usage d’acide azoti(jue grossièrement débarrassé de vapeurs niireusf's, pai‘ faction de la cbaleur ou par un courant d’air, et on l’additionne d’azolale d’urée (Millon). L’urée
\±16. — ALCOOL OI!mN\li;L.
est, fin edel, délruite iimnédiaifinieiU par les composés inconipléteinfiiit oxyilcs d(ï l’azolfi, (lu’ellfi transforme en azote libre :