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(/relié à un rélVigéraiil UK', etuiilulje de verre coMiiiiuiii(|u;inl avec un llacon à tubulure inférieure M, dont l’écoulement est réglé par un robinet r. Le I)allon est disposé sur un fourneau recouvert d’une toile métallique. liC tube du réfrigérant IUT est (ixé par sa partie inférieure au col d’un ballon tubulé N, servant de récipient et plongé dans Teau froide.
Après avoir introduit dans le ballon i200 grammes d’alcool (lU parties), et ajouté peu à peu, en agitant, 1 iü grammes d’acide sulfurique (7 parties), on rbaulfe doucement. Lorsque la température indiquée par le tbermomètre dépasse 130“, l’ébullition commence et de Tétliei’ plus ou moins mélangé d'alcool passe à la distillation. Ouvrant alors le robinet r, on laisse écouler très lentement dans le ballon de l’alcool à 05 centièmes, dont on a
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ru;. 311. — l'réparatiüii de Téthcr ordinaire.
préalablement garni le llacon tubulé. En réglant le cbaudage <d l’arrivée de l’alcool, on maintient à la fois le niveau constant dans le ballon, et la tem- })érature du mélange voisine de 110". De l’alcool nouveau remplaçant conti-
nuellement celui qui distille à l’état d’éther, la réaction jteut se poursuivre ainsi tant que Tacide sulfurique n’a pas été trop altéré. Un point important est d’éviter tout accident dû àTécoulementde la vapeur d’élber, (jui s’échappe de l’extrémité de l’appareil, et à sa comhustion au contact du foyer 1210); on Técarte de ce dernier en adaptant un tube très long / à la tubulure du ballon servant de récipient.
Le liquide condensé est de l’éther ordinaire, souillé d’alcool, d’eau, d’acide sulfureux, etc. On l'agite dans un llacon fermé, avec son volume d’eau additionnée de (|uclques grammes d’hydrate de chaux. Ce dernier corps neutralise Tacide sulfui-eux, tandis ipic l’alcool passe en dissolution dans Teau. On décante Téther ijui surnage et on le distille au bain-marie 1238). On perd moins de produit (piand on fait précéder le Irailemenl par Teau d’une
.\LCOOL OUDINAIKE.
distillation au bain-marie tiède (§1238), qui sépare la plus grande partie de l’alcool.
1238. Distillation. — L’éther possède plusieurs propriétés (§ 1240) qui font de ce réactif usuel une cause permanente de dangers dans les laboratoires. Sa distillation, que l’on pratique très fréquemment, soit pour le purifier, soit pour recueillir les produits fi.xes ou moins volatils qu’il tient en dissolution, exige des précautions spéciales qu’on ne saurait négliger sans s’exposer à des explosions et à des incendies.
La facilité avec laquelle la vapeur d’éther s’enflamme doit faire écarter tout d’abord le chauffage à feu nu, qui occasionne de très nombreux accidents.
Le procédé le plus simple consiste à le distiller dans un appareil muni d’un réfrigérant bien refroidi et à grande surface (lig. 1 41 , § 225 ou fig. 1 42, § 226), en disposant le vase, qui contient l’éther à distiller, dans une marmite de bain-marie sans liquide. On fait chauffer de l’eau dans un local autre que celui où se trouve établi l’appareil distillatoire, puis, cette eau étant à (80® environ, on la transporte par petites quantités dans le bain-marie vide. L’éther s’échauffe à son contact et entre bientôt en ébullition. On ajoute de temps en temps de l’eau chaude dans le bain-marie, de façon à entretenir la distillation. Lorsque, par refoidissement du bain, celle-ci diminue d’intensité, on enlève au moyen d’un siphon (§ 328) une partie de l’eau tiède, et on la remplace aussitôt par de l’eau bouillante, apportée de la pièce voisine. La vapeur d’éther qui échappe à la condensation ne peut ainsi atteindre un foyer en combustion et l’opérateur est à l’abri de tout accident grave, si par une cause quelcomjue la cornue ou le ballon viennent à se briser.
Un autre moyen plus avantageux encore consiste à percer, dans la cloison qui sépare deux pièces voisines, une ouverture cylindrique de 15 à 20 millimètres de diamètre, à travers laquelle passe facilement un tube de caoutchouc d’un diamètre un peu inférieur. D’un côté de la cloison, on dispose sur un ourneau un ballon de verre, ou mieux un vase métallique, dans lequel on chauffe de l’eau ; la vapeur produite s’en échappe par un tube de verre sur lequel s’adapte le caoutchouc qui traverse la cloison. De l’autre côté de celleci se trouve l’appareil distillatoire à éther; le vase à chauffer est immergé dans un bain-marie muni d’un appareil à niveau constant (§ 117 et § 118), rempli d’eau, mais non alimenté. L’extrémité du tube de caoutchouc qui amène la vapeur étant maintenue au fond du bain-marie, la vapeur en se condensant échauffe l’eau, et l’éther est bientôt porté à l’ébullition. La distillation continue dès lors sans autre précaution, l’eau condensée s’écoulant par le trop-plein du bain-marie.
Si l’on dispose d’une canalisation fournissant de la vapeur, l’opération est encore simplifiée, puisqu’il suffit de dégager une quantité convenable de cette vapeur au fond du bain-marie.
1239. PUBiFiCATiON. — Le commerce fournit l’éther à différents degrés de pureté. L’alcool étant la substance qui se trouve le plus abondamment mélangée avec lui, et sa séparation entraînant toujours des pertes assez considérables, il y a grand avantage à purifier de l’éther industriel, pris aussi pur
Ju.XGKLEiscH. — Mailip. (Ic chimie. 51
ALCOOLS ET ETHEKS.
que possible. On agite cel éther, dans un llacon bouché, avec 1/5 de son volume d’une solution de chlorure de calcium à 30 pour 100; celle-ci se charge de tout l’alcool et de la plus grande partie de l’eau que l’éther tenait en dissolution; elle dissout en même temps moins d’éther que ne le ferait de l’eau pure. On décante, au moyen d’un siphon, la liqueur aqueuse, qui est la plus dense, et on répète une seconde fois l’opération. L’éther étant ensuite séparé, on le met en contact avec 1/10 de son poids de chlorure de calcium desséché et concassé, en ayant soin d’agiter de temps en temps. Après vingtquatre heures, on décante l’éther dans un ballon, sur du chlorure de calcium bien sec et pulvérulent, puis, le jour suivant, on distille 1238). Une dernière rectilication, opérée sur quelques menus fragments de sodium, sépare à l’état d’alcoolate ou d’bydrate d’oxyde, les dernières traces d’alcool ou d’eau qui ont pu échapper.
1240. Combustibilité. — Un a déjà dit plus haut que diverses propriétés concourent à faire de l’éther le plus dangereux à manier de tous les réactifs d’un usage journalier. D’abord, il est combustible et s’enllamme à une température relativement peu élevée. Ensuite, sa vapeur, qui est plus dense que l’air (§ 1236), s’écoule dans celui-ci, en ne se diffusant qu’avec lenteur, à peu près comme le ferait un liquide; il en résulte que cette vapeur peut, en s’étendant à la surface du sol ou sur la paillasse d’une cheminée, aller gagner à grande distance un foyer allumé qui renllamme, et la traînée de vapeur transmet aussitôt la combustion à la masse d’éther liquide qui la fournit. En outre, la tension de vapeur de l’éther est assez considérable pour que les faits précédents ne se produisent pas seulement lorsque l’éther est chauffé à l’ébullition; on doit les redouter dès la température ordinaire. Ajoutons enfin que cette tension, à basse température, est suffisante pour que l’air se charge de vapeur d’éther au point de former un mélange gazeux combustible; ce dernier produit, avec un excès d’air, des mélanges détonants.
De toutes ces propriétés, celle dont l’importance est méconnue le plus souvent, est l’écoulement de la vapeur dans l’air; c’est à elle que l’on doit attribuer le plus grand nombre des incendies et des explosions occasionnées par l’éther. On la rend manifeste par une expérience fort simple. Sur la paillasse carrelée d’une cheminée, on dispose parallèlement, avec des briques placées de champ, les unes à la suite des autres et en contact, deux jtetits murs parallèles, de 11 centimètres de hauteur, distants l’un de l’autre de 12 à 15 centimètres, et longs de 1 ou 2 mètres. Une brique placée en travers, ferme l’une des extrémités du couloir ainsi formé. L’air n'étant pas tro|) agité, on verse sur la paillasse, entre les deux murs, près de rextrémité fermée, 10 ou 12 centimètres cubes d’éther, tandis qu’à l’autre extrémité on couche sur le carrelage un- brûleur de Dunsen allumé. La vapeur émise par l’élher s’écoule horizontalement entre les briques, et, après quelques secondes, va s’allumer à 1 ou 2 mètres plus loin, à la flamme qu’elle rencontre vers l’extrémité du chemin qui lui a été tracé.