ARSÉNIATE
F. Le précipité obtenu avec l’azotate d’argent, dans l’essai E, étant blanc ou jaune, on ajoute à |SA] du sulfale de cuivre. Le précipité qui prend naissance est -reri quand le sel est nn arsénite; il est bleu avec un phosphate, un borate ou un oxalate. Pour distinguer entre ces trois sels, on verse [SA] dans un mélange limpide de sulfale de magnésie et de chlorhydrate d’ammoniaque, rendu fortement alcalin j)ar de Vammoniaque, et on agite : il se forme un précipité cristallin avec un mosiuiATE, tandis que la liqueur reste limpide avec les deux autres sels. Lorsqu’il ne se fait pas de précipité, on ajoute à [SA] de l’acide acétique, puis du chlorure de calcium; il y a précipitation quand il s’agit d’un OXALATE ; dans le cas contraire, on évapore [SA] à siccité, on mélange le résidu avec un peu d’acide sulfurique, on traite le tout par l’alcool et on allume ce dernier ; il brûle avec une flamme verdâtre quand le sel analysé est un rorate.
11 est à remarquer que le borate de baryte étant notablement soluble dans l’eau, on ne retrouve l’acide borique ainsi qu’il vient d’être dit, que lorsqu’on a opéré le traitement par l’azotate de baryte alcalin (essai A), sur des liqueurs concentrées, ce qui, d’ailleurs, a été recommandé plus haut.
1438. G. Quand on a constaté, lors de l’essai A, que la solution du sel alcalin à essayer, ne précipite pas par l’azotate de baryte alcalinisé, on ajoute à [SA] un léger excès d'azotate d’argent. S’il se fait nn précipité, on procède à l’essai 11 ; dans le cas contraire on passe à l’essai J.
11. On observe la coloration du précijdté donné avec [SA] par l’azolatc d’argent en excès (essai G).
S’il est noir, il s’agit d’un sulfure.
S’il est de couleur claire, blanc ou jaune, on le laisse déposer.
1438. — ÜÉTEUMINATIOM ÜE L’ACIDE D’UN SEL. D59
on décante la liqueur, on la remplace par de V acide azotique concentré et on fait bouillir. Quand le précipité se dissout dans l’acide, il est formé par un cyanure. Quand, au contraire, il ne se dissout pas, on introduit dans un tube à essais [SA] avec I centimètre cube de sulfure de carbone, puis quelques gouttes d’eau de chlore, et on agite : après dépôt, le sulfure de carbone reste incolore pour un chlorure ; il devient rouge brun pour un rro- MURE et violet pour un iodure.
J. Lorsque [SA] ne préci})ite ni par l’azotate de baryte alcalin (essai A), ni par l’azotate d’argent (essai G), on évapore jSA) à siccité, on chauffe au rouge le résidu de l’évaporation, sur la lame de platine ; si le sel est un chlorate, il se décompose en chlorure et oxygène. On laisse refroidir, on dissout le résidu dans l’eau, on acidulé la liqueur par l’acide azotique, et on ajoute de V azotate d'argent. S’il se forme un précipité blanc, caillebotté, de chlorure d’argent, le sel est un chlorate.
K. S’il ne s’en forme pas, on fait bouillir, non pas [SA| qui a été neutralisée à l’acide acétique (§ 143G), mais bien [LP], avec du perchlorure de fer pendant quelques minutes, et on observe s’il se sépare ou non un précipité ocreux. Quand la liqueur reste limpide, le sel analysé doit être un azotate. Cependant toutes les réactions précédentes ayant été négatives, il faut chercher à constater ce fait par un caractère positif; à cet effet, on évapore [LP] à siccité et on chauffe le résidu avec du cuivre et de l’acide sulfurique concentré, dans un tube à essais : s’il y a dégagement de vapeurs rutilantes, on a bien affaire à un azotate.
Quand au contraire [LP] se trouble par ébullition prolongée avec le perchlorure de fer, en laissant déposer de l’hydrate d’oxyde de fer, ce dernier provient de la décomposition par l’eau bouillante d’un acétate ou d’un formiate. On évapore [LP] à sec, on mélange le résidu pulvérisé avec une quantité sensiblement égale iï anhydride arsénieux également pulvérisé, et on calcine le tout dans le fond d’un tube à essais ; il se dégage des vapeurs possédant l’odeur fétide et caractéristique du cacodyle lorsque le sel est un acétate. La réaction précédente ayant été négative, on fait bouillir [SA] avec de Vazotate d'argent; la formation d’un dépôt noir d'argent métallique dénonce la présence d’un for-
-MIATE.
ANAI.YSE QUALITATIVE.
1439. Résumé. La méthode d’analyse (jui vient d’être exposée se trouve résumée dans le tableau suivant, qui l'orme les pages 9G2 et 9G3.
1440. VÉFtiKiCATiOiNS. — L’acide d’itn sel ayant été déterminé par la méthode [trécédente, il est indispensable de contrôler le résultat oblenu ; une seule erreur, commise à un moment quelconque dans l’application de la marche dichotomique, en altérerait profondément l’exactitude. Le contrôle est fait au moyen des réactions suivantes, qui sont choisies parmi les plus caractéristiques pour chatjue acide :
Acétates. — (Voy. § 13:21.) .•
Auséniates. — [SA], acidulée par l’acide chlorliydri(}ue, ne précipite pas immédiatement à froidjjar l’hydrogène sulfuré, mais précipite en jaune à l’ébullition. [SA] donne une tache d’arsenic à l’appareil de Marsh (voy. ce mot). [SA], additionnée d’un mélange limpide et fait à l’avance de sulfate de magnésie, de chlorhydrate d’ammoniaque et d’ammoniaque, donne par l’agitation un précipité incolore et cristallin, d’arséniate ammoniaco-magnésien.
Ausénites. — [SAj, acidulée par l’acide chlorhydrique, précipite iniinédiatenient à froid par l’hydrogène sulfuré; le précipité est jaune. [SA] donne une tache d’arsenic à l’aiqiareil de Marsh (voy. ce mot). [SA], additionnée d’azotate d’argent, forme un précipité jaune d’arsénite d’argent, soluble dans l’acide azotique et dans l’ammoniaque. [SA], additionnée de soude caustique en excès, puis d’un peu de sulfate de cuivre, donne une liqueur bleue; celle-ci, [lortée à l’éhullition, est réiluite par l’acide arsénieux, (|ui passe à l’étal d’arséniate, et il se dépose un précipité rouge d’oxydule de cuivre.
Azotates. — Si dans de l’acide sulfurique pur et froid, auquel on a ajouté fort peu de sulfate de protoxyde de fer en poudre, on projette une trace d’un azotate desséché, et si l’on agile, le liquide prend une coloration rose : toute élévation de la température, inéme celle que produit une addition d’eau ou de li(|ueur aqueuse à l’acide sulfuri(]ue, empêche la coloration de se manifester. [SA] chaulfée à l’ébullition avec de l’acide chlorhydrique, après addition d’une trace de sulfate d’indigo, décolore cette substance. Une trace d’un azotate colore en rouge vif la solution de hrucine dans l’acide sulfurique concentré.
Borates. — [SA] concentrée, puis additionnée d’un excès d’acide chlorhydrique, donne des lamelles incoloies d'acide borique, peu solubles dans l’eau froide. Le sel sec, mélangé avec du bisulfate de potasse et du Iluorurc de calcium, puis porté sur la spirale de platine dans la (lamme du hiùleur de Runseu (région de fusion), colore la llamme en vert, mais pendant (|ueiques instants seulement. Une feuille de papier de curcuma, partiellement imbibée de [SA], (juc l’on a préalal)lement additionnée d’acide chlorhydrique jusqu’à
liiU. — ÜETEUMlNATiaN UE L’AEIUE U’E.N SEL. ULil
légère réaclioii acide, prend, quand on la sèche à I00“, une coloration rouge, qu’il ne faut pas confondre avec celle que donne, dans les mêmes conditions, l’acide chlorhydrique concentré.
UuOMURES. — [SA] est précipitée en blanc jaunâtre par l’azotate d’argent: le bromure formé est insoluble dans l’acide azotiijue, peu soluble dans l’ammoniaque, très soluble dans le cyanure de potassium. Le sel sec, chaufié avec de l’acide sulfurique et du bioxyde de manganèse pulvérisé, donne des vapeurs rouges de brome, qui ne bleuissent pas le papier encollé à l’amidon, préalablement mouillé.
L'arronates. — |SA| préci|titc le chlorure de calcium cl le chlorure de baryum ; les précipités se dissolvent avec elfervescence dans l’acide acétique; celui de chaux, lavé à l’eau et calciné au rouge sur la lame de platine, donne de la chaux, qui, en |)résence de l’eau, bleuit énergiquement le tournesol rouge.
Chlorates. — Le sel sec, chaulfé dans un tube à essais avec une trace d’oxyde de manganèse, dégage de l’oxygène rallumant une allumette en ignition. [S.\], étant colorée en bleu clair par du sulfate d’indigo, puis acidulée par l’acide sulfurique dilué, et enfin additionnée goutte à goutte d’une solution de sulfite de soude, se décolore. [SA] étant colorée en bleu par de l’indigo, puis chanifée avec de l’acide chlorhydrique, se décolore. Une trace d’un chlorate colore en rouge vif la solution de brucine dans l’acide sulfurique concentré.
Chlorures. — [SA] donne avec l’azotate d’argent un précipité blanc, caillcbotté, devenant violet puis noir à la lumière, insoluble dans l’acide azotique, très soluble dans rammoniaque et dans le cyanure de potassium. [SA] précipite en blanc l’azotate de sous-oxyde de mercure. Le sel sec, chauffé avec du bichromate de potasse et de l’acide sulfurique dans un très petit appareil distillatoire, donne des vapeurs rouges d’acide chloro-chromique, dont la solution aqueuse, neutralisée par l’ammoniaque, présente les caractères des chromâtes (voy. l’alinéa suivant).
Chromâtes. — [SA], additionnée d’acide sulfureux ou de bisulfite de soude en excès et cbauffée, devient verte; elle donne dès lors, avec la potasse, un précipité vert, soluble à froid dans un excès de réactif; la solution alcaline ainsi produite abandonne son oxyde de chrome à l’ébullition. Le sel sec donne, avec le borax, au chalumeau, la coloration caractéristique des sels do chrome (§ 1420).
Cyanures. — [SA], chaulfée avec un peu de sulfhydrate d’ammoniaque, jusqu’à décoloration, évaporée à siccité, puis reprise par l’eau et acidulée par l’acide chlorhydrique, donne avec le perchlorure de fer la coloration rouge caractéristique des sulfocyanates. [SA], additionnée d’un mélange ferroso-ferrique (sulfate ferreux et chlorure ferrique), puis de potasse jusqu’à forte alcalinité, et portée à l’ébullition, donne, lorsqu’on l’acidule par l’acide chlorhydrique dilué, un précipité de bleu de Prusse. liC sol sec. traité paj- JUNGFLEiscH. — Mciiiip. cIc cliiinio. (il
KÉSUMÉ DE LA MÉTHODE A SUlVUE POUR DETERMINER L’ACIDE i
INSOLUBLE. L’iso- \ JAUNE CLAIR, s’agglomère dans l’eai
1er, le lav
l’eau bouillanlf
est
. L ISO- \ JAUNE aver à / lillanle, ; blanc,