I. — ACIDE IIYPOSULFUREIN
1515. Titrage d’en HYPOSULFiTE. — L’iode détruit les byposulfites, en formant un iodure et un tétratbiouate (Kordos et Gélis) :
2 SUNaO> -f- I = Nal + SUNaO®.
La réaction est à peu près instantanée et se fait à froid; la présence d'un excès d’iode est décelée avec sensibilité par la formation de l’iodure d’amidon bleu.
ANALYSE QUANTITATIVE
On eniploio une liqueur lilrée d’iode, conlenanl K) grainme.s d’iode pur et sec (§ 088) par litre. On pèse exactement ce poids d’iode dans un petit tube bouclré. On vide le tube dans une carafe jaugée de ! litre, on le lave à plusieurs reprises avec quelques eenliniètres cubes d’eau additionnée de 15 grammes d’iodui'e de potassium exempt d’iodate, (|ui dissout l’iode, puis avec de l’eau pure, en i-éunissant avec soin tous les liquides dans le vase jaugé. On complète avec de l’eau le volume exact de 1 litre, et on agite. La liqueur ne peut être conservée, même dans un flacon bien !)Oucbé et à l’obscurité, que pendant un temps limité.
On pèse une prise d’essai de riiyposulfite à essayer, soit 30 ou iO centigrammes, on la place dans un vase à réaction, on la dissout dans un peu d’eau, et on ajoute quelques gouttes d’eau amidonnée. Si l’byposulfite à doser est en dissolution, on pi’élève, avec une pipette jaugée, un volume déteianiné de celle-ci, et on l’additionne de même d’eau amidonnée. On garnit une burette graduée de la liqueur titrée d’iode, et on laisse tomber goutte à goutte cette dernière dans le vase à réaction, que l’on agite constamment. Lorsque la tache bleue, que forme chaque goutte du réactif en arrivant dans le mélange, s’étend de plus en plus avant de disparaître par l’agitation, on verse le liquide avec lenteur. Ouand une seule goutte ajoutée en j)lus donne une teinte bleue persistante, on lit le volume N de la liqueur employée.
Supposons que le dosage ait porté sur riiyposulfite de soude. Ce sel, cristallisant avec 5 équivalents d’eau, son équivalent est S"NaO^ -|- 5110 = 12i. D’après la formule rapportée plus haut, une quantité double, soit i2'i-8, réagit sur 1:27 d’iode. Chaque centimètre cube de liqueur titrée, contenant d’iode, détruit /t — (L',^^1953 d’hyposulllte de soude cristallisé, car on a la proportion de laquelle on tire h = = (DcO 1 953.
Le poids d’byposulfiteà 5 équivalents d’eau contenu dans la prise d’essai est donc N x 0,01953. Il ne reste plus qu’à traduire le résultat en centièmes parunesimple proportion. Suivant la nature du sel analysé ou la forme que l’on veut donner au résultat, on substitue dans les calculs :2 équivalents de tout autre byposullile, ou même d’acide byposulfureux (^2S-II0’ — 1 1 4) aux H équivalents d’byposuHite de soude.
Ouand il s’agit de doser les faibles quantités d’liyj)osuHite exis-
1515.— DOSAGE DES IIYI‘0SULF1TES.
tant dans les eaux minérales, il esl bon d’augmenter la dilution (le la liqueur d’iode.
11 est indispensable d’opérer à froid; à chaud, la réaction cesse d’élre exactement conforme à la formule donnée ci-dessus.
.VCIDC SrU'UilEUX
1516. Dosage de r.’AC.iDE libre. — L’iode, en présence de l’eau, change l’acide sulfureux en acide sull'iiri(|ue, et passe lui-même à l’état d’acide iodliydrique (M. Dunsen) :
S01^0<' + 1 + 1120-2 = S-211208 + 2 Hl.
l.a réaction ne s’ell’ectue conformément à cette formule, ({uc si l’on verse peu à peu l’acide sulfureux dans la solution d’iode prise en excès. On dose ensuite cet excès au moyen d’une solution titrée d’Iiyposulfite de soude, avec Fiodure d’amidon comme indicateur.
On se sert de la liqueur titrée d’iode indiquée plus haut (§ 1515;, et contenant ü'i'', 01 d’iode par centimètre cube. On se sert aussi d’une dissolution d’hy-
posulfite de soude, contenant environ 24^-, 80 (pjj d’équivalent) de sel cristal-
lisé par litre, mais pour laquelle on a déterminé exactement le volume 11 correspondant à 1 centimètre cube de la li(jueur d’iode (§ 1515).
.\vec de l’eau distillée bouillie et refroidie en vase clos, c’est-à-dire bien purgée d’air, on dilue d’abord la solution d’acide sulfureux à doser, de telle manière qu’elle ne contienne pas plus de 1/2 millième de son poids d’acide; à cet effet, on en prélève un certain volume, avec lequel on complète exactement 1 litre ou 1/2 litre de dilution. On opère ensuite sur cette dernière.
Dans ÎN centimètres cubes de liqueur titrée d’iode, mesurés à la pipette jaugée et placés dans un vase à réaction, on verse peu à peu un volume déterminé V de la dilution d’acide sulfureux, en ayant soin que le volume du second liquide soit insuffisant pour réagir sur la totalité de l’iode : le mélange additionné d’eau amidonnée doit donc rester bleu. Avec une burette graduée, on verso alors dans la liqueur bleue de l’byposulfile de soude titré, jusqu’à ce qu’une seule goutte ajoutée en plus la décolore, soit L centimètres cubes. En retirant de N le nombre de centimètres cubes de la liqueur
d’iode qui correspondent ;iu volume I. d’byposulfite employé, soit la différence N — Ij est évidemment le volume de cette même liqueur d’iode, qui
contient un poids d’iode équivalent à celui de l’acide sulfureux des V centimètres cubes de la dilution. D’autre part, 251 d’iode (2 1 = 254) réagissant sur une molécule d’acide sulfureux (S-GL^Ü'’’ =*82), clnn^ue centimètre cube de
liqueur d’iode qui contient O'iLOl d’ioile, correspond à
0'|’-,oi);122n
d’acide sulfureux.
lU5(i ANAl.YSE QüANTlTATiVK.
Le |)Ouls d’acide sulfureux hydraté S-lI-0* contenu dans la prise d’essai Vest donc (N — j X 0,OU:L2“28.
La présence dos acides clilorhydrique ou sulfurique ne gênant pas la réaction, la même méthode est applicable au dosage des sulfites et bisulfites solubles : on dissout préalablement ces sels dans beaucoup d’eau, (|ue l’on additionne ensuite d’acide sulfurique ou chlorhydrique en excès.