DOSAGE DE J/ACIDE SULFIIUIOUE
soit, et mieux encore, clans un vase à précipita lions chaudes (fig’. 109, § 155), et on y fait tomber goutte à goutte une solution de chlorure de baryum, de manière à ne pas interrompi’e rél)ullition. Dans ces conditions, le sulfate de baryte se sépare cristallin; il est plus tinemenl pulvérulent et susceptible de traverser les filtres, lorsfjue la précipilation a lieu à une plus basse température. On continue à verser du réactif aussi longtemps qu’une goutte, ajoutée au liquide éclairci par le repos, produit un trouble; il est important cependant de n’en pas employer un Iroj) grand excès. La précipitation terminée, on laisse déposer le pi'écipité, puis on décante la liqueur claire (§ 5:24 et § 325) sur un libre sans plis (§ 345), taillé d’une grandeur déterminée, de façon à connaître le poids de cendres qu’il laisse à l’incinération (§ 300); on opère d’ailleurs avec les précautions ordinaires (§301), en ayant soin d’éviter les pertes et en graissant très légèrement le liord extérieur du vase, au point où s’ebectue l’écoulement, alin d’empôcher le liquide de mouiller la jiaroi extérieure et de s’écouler en la suivant (§ 325). La décantation terminée, on verse dans le vase de l’eau bouillante, on agite avec une baguette de verre, et on laisse déposer de nouveau. La liqueur claire est ensuite décantée sur le môme libre, puis remplacée sur le précipité par de nouvelle eau bouillante, et ainsi de suite. En un mot, on lave le précipité par décantation suivie de nitration (§ 374), jusqu’à ce que la liqueur de lavage qui s’écoule de l’entonnoir cesse de se troubler par l’acide sulfurique dilué. On entraîne alors la totalité du précipité sur le filtre, eu le détachant du vase par le jet d’une fiole à laver garnie d’eau bouillaute, ainsi que par le frottement d’une barbe de plume (§ 302) ou d’une baguette de verre recouverte d’un tube de caoutchouc. Le vase lavé doit ])rôsenter finalement une paroi bien limpide; de beau distillée avec laquelle on frotte sa surface intérieure ne doit nullement se troubler.
Le fibre étant égoutté, on le sèche à l’étuve, on le laisse refroidir, on l’incinère et on calcine son contenu. On opère comme il a été dit au § 200, en arrosant les cendres du filtre de quelques gouttes d’acide azotique dilué et pur, mélangé d’acide sulfurique. On transforme ainsi en sulfate le sulfure de baryum, qui peut s’ôtre formé par réduction, sous l’action à chaud de la matière organique du papier. On ajoute ensuite la masse du précipité
JUNGFLEiscH. — Manip. de chimie. G7
A NA LYSE (J U A N T I ï AT [\E.
dans le crcuscl de plaliiic taré, conlenaiil les cendi’es du fdlre, on calcine au rouge, on laisse refroidir dans un vase à dessécher, et on pèse.
L’é(piivalent du sulfate de baryte (SJîaO^) étant 110,5 et celui de l’acide sulfurique (S1IÜ‘) étant il), en multipliant le poids P du sulfate de baryte trouvé, déduction faite des cendres du filtre,
])ar le rapport c’est-à-dire par 0,4^00, on obtient le poids a; de l’acitle sulfurique (SIIO‘) contenu dans la prise d’essai, car 011 aj^=^, et par suite a; — 1’ Pour avoir le poids de Pacidecalcuié en anhydride sulfurique (SO^), il faudrait multiplier de même par le rapport des équivalents = 0,3-4335. Enfin, le poids de soufre correspondant serait calculé en multipliant le