i. — DOSAGE DU ZINC
Dans le premiei’ cas, la prise d’essai étant mise en solution étendue, on l’additionne de chlorhydrate d’ammoniaque, puis d’ammoniaque jusqu’à réaction alcaline faible, et on y verse du sulfhydrate d’ammoniaque en léger excès. On a opéré dans un ballon de 250 à 800 centimètres cubes; on achève de le remj)lir avec de l’eau jusque dans le col, on le bouche, on agile et on laisse déposer pendant une journée. On lave le sulfure de zinc précipité, par décantation suivie de filtration sur un fdtre sans plis (§ 87 i), avec de l’eau additionnée d’un peu de sulfhydrate d’ammonia({ue et (le chlorhydrate d’ammoniaque. Il est nécessaire d’éviter l’action de l’air pendant le lavage, le sulfure de zinc hydraté s’oxydant à l’air pour se changer en sulfate ; pour cela, on couvre l’entonnoir avec une lame de verre et on poursuit la lillration sans interruption. Le sulfure recueilli et lavé, est ensuite desséché.
Ouand on suit le second procédé, la précipitation du sulfure de zinc par l’hydrogène sulfuré est moins parfaite que par le sulfhydrate d’ammoniaque, mais on obtient cependant des résultats satisfaisants ; d’ailleurs, l’opération se faisant en liqueur acide, certains corps, qui seraient précipités par le sulfhydrate alcalin, ne faussent pas le résultat.
On dissout la prise d’essai dans un vase à précipitations chaudes, en employant au besoin un acide minéral, on neutralise par le carbonate de soude la plus grande partie de l’acide libre, mais non la totalité, en versant peu à peu le réactif jusqu’à commencement de précipitation, puis en redissolvant par une goutte d’acide chlorhydrique le léger précipité formé. On ajoute au mélange limpide un excès d’acétate de soude : ce dernier transforme en chlorure de sodium l’acide chlorhydrique en excès et fournit de l’acide acétique libre; en outre, il saturera, plus tard et de la même manière, les acides minéraux qui seront mis en liberté lors de la formation du sulfure de zinc. Au moyen d’un tube plongeant au fond du vase, on lait passer dans le liquide un courant d’hydrogène sulfuré, jusqu’à saturation. On lave ensuite le sulfure de zinc, par décantation suivie de filtration, en se servant d’eau chargée d’hydrogène sulfuré, atin d’empêcher l’oxydation à l’air. On le sèche.
Obtenu par l’un des deux procédés précédents, le sulfure de zinc est converti en oxyde }>ar le grillage, et }>esé sous celle forme.
ANALYSE QUANTITATIVE
On sépare le précipité du filire, on incinèi'e ce dernier dans un creuset de platine taré, en évitant de cliaidï'er trop fortement et en imbibant à |)liisieiirs reprises la matière ebarbonneuse d’azotate d’ammoniaque, alin d’em})ècber la réduction du zinc à l’état métallique par le cbai'bon, et sa volatilisation. On verse ensuite le sulfure dans le creuset refroidi, on l’ari-ose d’acide azotique, on évajioi’e à sec, et on cbautfe le creuset ouvert, d’abord au rouge sombre, puis au rouge vif. Pour décomposer le sulfate que retient l’oxyde formé, on imbibe de carbonate d’ammoniaipie la matière refroidie et on la calcine de nouveau: le sulfate d’ammoniaque lu’odiiit se volatilise. On répète cette opération jusqu’à ce que le creuset refroidi et pesé ne vai-ie plus de })oids.
On a vu plus liant ijiie le poids de l’oxyde de zinc multijilié par 0,8035, donne celui du métal (§ 1578).
t575. Dosage élegtroi.ytique (.)I. tlictie). — Le zinc à doser élant en solulion su!furi(|ue, on rend la liqueur 1res .légèrement alcaline jiar ramnionia(|ue, on l’additionne de 5 grammes de sulfate d’ammonia(jue, on l’acidule par 3 à 5 goût tes d’acide sullïiri(juc, et on la soumet à l’électrolyse, au moyen de 2 éléments Dunsen. On opère dans l’appareil décrit au dosage élecirolylique du cuivre (§ 1607), mais on maintient froid le licjuide électrolysé, en entourant d’eau froide le vase qui le contient. Après deux heures, le métal s’est déposé en partie au pôle négatif; il est très adhérent; on ajoute encore 7) grammes de sulfate d’ammoniaque, et on continue l’action du courant pendant trois autres heures. On neutralise alors le liquide |)ar rammonia(|ue, on l’acidule par 3 à 5 gouttes d’acide sulfuri(|ue, et on fait agir le courant jiendant une demi-lieure pour séparer les dernières traces de zinc. Ce dernier traitement est surtout indispensable quand la quantité de zi-nc déposé élant un peu importante, la liqueur est devenue trop fortement acide. L’électrode négative est finalement lavée à l'eau distillée, séchée et pesée : le }»oids trouvé, diminué de celui de l’électrode avant l’expérience, donne le poids du zinc.
157(). Dosage volumétrique. — Le zinc peulôtredosévohimélriquemeiiL au moyen d’une sobttion titrée de sulfure alcalin (.M. Scbalfncr). La présence d’un excès de sulfure est reconnue à l’action exercée par le mélange sttr un sel de plomb.
On prépare une solution iilrée do sulfure de sodium, en discolvant dans l’eau 85 grammes de monosulfnre cristallisé, et en complétant 1 litre de liqueur. On détermine son titre au moyen d’une solution titrée de zinc, obtenue en dissolvant, dans un ballon muni d’un long tube à dégagement, 1(1 grammes de zinc