‹ Manipulations de chimieChapitre 572 sur 596 · G78. - ANALYSE DE L’URINE · texte numérisé non relu

G78. - ANALYSE DE L’URINE

a été indiqué en premier lieu pour cet usage par M. Knop, mais on avait employé auparavant, dans le même but, les liypochloriles qui agissent plus lentement (Wœhler). La réaction qu’il produit est, semble-t-il, la suivante :

C2II‘Az20-^ + 3 RrO,NaO = 3 NaDr + 2 II^O^ + + 2Az.

4 vol. 4 vol.

Cependant Lecomte a montré, en opérant avec l’hypochlorite de soude, que la décomposition ainsi formulée correspond à un dégagement de 37,3 centimètres cubes d’azote, à 0" et à la pression 0"',7ü0, pour 1 décigrammc d’urée, tandis qu’on en recueille seulement 3-4 centimètres cubes. Il en est de même quand on emploie riiypobromite de soude, et c’est sur cette donnée expérimentale que l’on se fonde dans la pratique, en laissant de côté le cbilTre théorique.

La solution d’iiypobromite est employée à divers états de concentration. La formule suivante donne un réactif qui convient dans tous les cas : on mesure 170 centimètres cubes d’eau et 00 centimètres cubes de lessive de soude (D =1,33, lessive des savonniers) ; on les mélange et on ajoute à la liqueur froide, en agitant, 7 centimètres cubes de brome. Le liquide jaune obtenu contient de l’hypobromite, du bromure et du bromate; il s’altère spontanément, soit en dégageant de l’oxygène, soit en se chargeant progressivement de bromate. On peut cependant le conserver pendant un mois et plus, dans un flacon bouclié à l’émeri, sans qu’il ait cessé de pouvoir être utilisé. La solution d’hypobromite étant fortement chargée d’alcali libre, ce dernier fixe le gaz carbonique formé dans la réaction sur l’urée, en même temps que l’azote, de telle sorte que ce dernier se dégage seul sous forme de gaz.

Quant aux appareils dans lesquels on opère la réaction de l’hypobromite de soude sur l’urine et le mesurage de l’azote dégagé, ils sont fort nombreux, d’autant plus nombreux que les différences qui les séparent portent bien souvent sur un détail sans importance. Nous parlerons seulement de deux d’entre eux.

1G79. Uréomètre de M. Yvon. — Cet instrument, l’iin des premiers en date, oblige à opérer sur la cuve à mercure, mais il permet d’atteindre un résultat d’une certaine précision. Il se

JUNCFLEISCH. — Manip. de cliimie. 76

ANALYSE (jL ANTITATlVE.

compose d’un tube de verre (lig. 371), de 40 à 45 centimètres de longueur et de 10 à 11 millimètres de diamètre; il est partagé en deux parties par un robinet de verre II, situé à 10 centimètres environ de Tune des extrémités. Il porte deux graduations, en centimètres cubes et dixièmes de centimètre cube, qui [)artent toutes deux du robinet.

On le manœuvre sur une cuve à mercure ABC, de forme spéciale, permettant d’enfoncer dans le mercure la plus longue partie de l’instrument, jusqu’au robinet II. Si l’on enfonce verticalement l’appareil dans la cuve, le robinet étant ouvert, le tube se remplit de mercure jusqu’au-dessus de 11; et si, après avoir fermé le robinet, on soulève l’uréomètre, le compartiment inférieur reste garni de mercure, la totalité de l’air ayant été expulsée. Pour opérer, on introduit l centimètre cube d’urine dans le coiiq)artiment inférieur, préalablement garni de mercure. A cet effet, et dans le but de diminuer* les erreurs de mesurage, on dilue l’urine de '4 fois son volume d’eau; on prend centimètres cubes d’urine et Gilles dilueensuitejusqu’à 100 centimètres cubes; on introduit ensuite 5 centimètres cubes du mélange dans le compartiment supérieur 110. Soulevant un peu l’instrument, et ouvrant très doucement le robinet, ou fait pénétrer le

rig. 37

Uréoinètre de M. Yvon.

Page 1