RÉFRIGÉRATION PAR LA VOLATILISATION
(lité de l’air et à se couvrir de glace opaque. Ou évite cet inconvénient en suspendant quelque temps à l’avance tout le système, au moyen d’un bouchon percé E, dans un col droit en verre V, au fond duquel on a placé des fragments de chlorure de calcium sec; ce sel dessèche l’air du llacon, et le verre de l’éprouvette reste dès lors limpide.
Un autre accident, dû comme le précédent à la vapeur d’eau atmosphérique, peut interrompre hrus({uement l’expérience : l’air, eu pénétrant dans la partie immergée du tube T, laisse déposer sa vapeur d’eau sous forme de glace à l’intérieur de celui-ci, qui ne tarde pas à être obstrué. En desséchant l’air avant sou entrée dans l’appareil, on évite cet inconvénient; il suffit pour cela, de faire précéder T d’un tube rempli dq chlorure de calcium desséché.
151. Obstacles apportés au refroidissement. — L’action de l’air ambiant, la conductibilité des corps en contact, le rayonnement, sont les principaux agents de réfrigération comme d’échauffement d’un corps placé librement dans l’atmosphère; leur intervention amène plus ou moins rapidement l’identité des températures du corps et du milieu. Or il est souvent nécessaire, non plus de provoquer un refroidissement rapide, mais de le retarder. On obtient ce résultat de deux manières :
1“ On enveloppe le corps à protéger contre le refroidissement, de substances mauvaises conductrices de la chaleur et d’une texture propre à empêcher les mouvements de l’air au contact du corps : la laine, le coton cardé, la plume, etc., conviennent pour cet usage. On les maintient au moyen d’enveloppes légères et peu conductrices elles-mêmes. De plus, on supporte les vases sur des pointes en bois ou en toute autre substance ne conduisant pas Iti chaleur.
2“ On met le corps en contact avec une masse considérable, préalablement portée à la même température que lui. Pour que le refroidissement se produise, il faut que l’ensemble cède à l’air, non seulement la chaleur du corps, mais aussi celle de la masse; l’abaissement de la température se trouve dès lors retardé. Cette méthode est d’une application très facile en prenant pour masse un vase plein d’eau, d’un volume aussi considérable qu’on voudra, et convenablement chauffé, puis en y plongeant, soit nu, soit protégé par une enveloppe, le corps à maintenir chaud. Ainsi pratiquée, elle est particulièrement avantageuse lorsqu’il s’agit d’obtenir des cristallisations nettes en opérant sur peu de matière, les cristaux formés étant d’aulant plus beaux que la lenteur du refroidissement est plus considérable : dans ces conditions, les choses se passent à peu près comme si on opérait sur une quantité de matière égale tà la masse totale.
GFIAPITRE IV