VASES ALLANT AU FEU
voisine de celle d’ime sphère ; ils sont le plus souvent façonnés par simple soufflage.
Pour chaulYer les liquides, on se sert surlout des ballons (fig. 102) et des fioles à fond plat, appelées aussi matras à fond plat ou plus simplement matvas l (lig. lOd). On se sert encore du matras d'essayeur j
FiG. iü”2. Ballon.
Fig. lOi.
Matras d’essayeur.
(fig. 101), quand le vase n’a pas besoin d’avoir de grandes dimensions. Lorsque les produits chauffés émettent des gaz ou des vapeurs à recueillir, on se sert souvent de cornues (fig. 105).
Pour certains usages, notamment pour refroidir et condenser les vapeurs, on utilise les ballons à long col, qui ne diffèrent des ballons ordinaires (fig. 102) que par la longueur plus grande de leur goulot ; on donne parfois à ces vases le nom de matras.
Fig. 105.
Cornue.
Fig. 107.
Ballon tubulé.
que l’on applique aussi, on vient de le dire, aux fioles à fond plat (fig. 10.3).
Les cornues ainsi que les ballons à cols longs ou courts, peuvent être munis de tubulures (fig. 100 et 107) qu’on ferme au besoin par des bouchons de verre, rodés à l’émeri.
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VASES EMPLOYÉS DANS LES LABOUATOIflES.
Les vases précédents, sauf les lioles à fond plat, se terminent inférieurement par des calottes sphériques qui ne permettent pas de les faire reposer sur des surfaces planes et obligent à interposer des supports appropriés. Depuis quelques années rusage de vases à fond plat et allant sur le feu, s’est beaucoup ré[)andu , les verriers de Bohème les ayant fabriqués avec perfection . Ces vases dits à (iltrations chaudes, reçoivenl des formes variées dont les plus usitées sont représentées ci-dessous (fig. 108 et 109).
Fig. 108 et 109. Fie. 110. Fig. 111.
Vases à précipitations chaudes. Entonnoir. Allonge.
156. Vases divers. — A côté des ustensiles précédents, il en existe un très grand nombre d’autres, réservés à des usages plus spéciaux. Les eutonnoies (C\q. 110) servent à verser un liquide dans un vase à ouverture élroite et plus souvent encore aux tiltrations (voy. ce mot). Les aUonfjes (fig. 111) s’interposent entre un vase fournissant une vapeur et un autre destiné à recevoir le produit de la condensation de cetle vapeur : elles sont à proprement parler des réfrigéranls dans lesquels l’air ambiant est l’agent de réfrigération mis en œuvre ; leurusage lend à disparaître.
Les capsules en verre qui ont la forme d’une calotte sphérique, sont également peu employées. Les cloches dont le nom indique la forme, se terminent à la partie supérieure, soit par un bouton de verre ijui seit à manier l’instrument, soit par une tubulure ou flonille qne l’on peut boucher, mais qui, s’il est nécessaire, livre passage à des tubes de verre ou à tout autre objet Les cloclies étroites ou cprouvcltes à gaz (hg. 112), sont destinées à recueillir et à conserver les gaz sur l’eau ou sur le mercure. Les éprouvettes à pied sont des vases cylindriques étroits, dont la forme assure la stabilité; il en a été question plus haut comme vases jaugés ou gradués (fig. 8 et 12); elles sont utilisées aussi dans la dispo- ;?ition des appareils.