TRAVAIL DU VERRE
SOUS l’aclion de la chaleur. Les tubes de verre épais manquent aussi de solidité quand on les chauffe.
172. 8“ Souffler une boule. — Cette opération présente quelque difficulté pour que la boule soit parfaitement régulière. En principe, il suffit de fermer le tube par un bouchon à une de ses extrémités, de le chauffer régulièrement sur une longueur suffisante pour fournir la quantité de verre nécessaire à la formation de la boule, et de souffler doucement dans le tube jusqu’à ce que l’ampoule spbéri(|ue qui se développe sous l’action de l’air comprimé, ait atteint le diamètre voulu; en même temps, on maintient soigneusement les deux parties du tube sur le prolongement l’une de l’autre, tout en leur imprimant sans cesse le mouvement de rotation autour de l’axe. Si on souffle dans le verre tenu immobile, la poussée de l’air chaud qui tend à monter, gonfle la boule plus fortement vers la partie supérieure et la déforme. Ce fait peut d’ailleurs être utilisé pour rendre sphérique une boule qui, par suite d’une inégalité dans le chauffage ou dans l’épaisseur du tube de verre, se développe aplatie sur un des cotés; celui-ci doit être maintenu tourné vers le haut pendant quelques instants et, quand la régularité est rétablie, on reprend le mouvement de rotation.
Une boule soufflée sur un tube, peut être changée en un entonnoir placé au bout de ce tube. Pour cela, on détache de la boule l’un des côtés du tube en opérant comme pour la fermer (§ 171), puis chauffant vers l’extrémité ainsi rendue libre, une calotte sphérique du diamètre de l’ouverture que l’on veut donner à l’entonnoir, on souffle une seconde boule sur la première; coupant ensuite circulairement le verre de la seconde sphère à 1 ou 2 millimètres au-dessus de l’orifice de communication des deux boules, il ne reste plus qu’à border la coupure à la lampe.
173. 9® Souder deux tubes. — Comme la précédente, cette opération, sans être très délicate, exige une certaine habitude. Tout d’abord elle ne réussit bien que si les tubes à souder sont faits de verres de même nature; la soudure d’un verre très fusible avec un verre peu fusible, ou celle d’un verre très dilatable avec un verre peu dilatable, est toujours fragile et parfois ne résiste même pas au refroidissement.
Pour souder bout à bout deux tubes de même diamètre, on ferme l’un d’eux à une extrémité avec un bouchon, puis on chauffe également et simultanément dans une même flamme étroite, les deux bouts à affronter, coupés avec netteté perpendiculairement à leurs axes. Lorsque les bords sont bien ramollis sur une longueur de 1 millimètre à 1 millimètre et demi, sans sortir le verre de la flamme, on applique exactement les deux sections l’une sur l’autre en appuyant de façon à produire un léger écrasement. Élargissant alors la flamme, on chauffe un peu plus largement, puis soufflant par l’ouverture restée libre, on forme une boule (§ 172), ou plus exactement on dilate régulièrement le tube au point de la soudure. Reportant celle-ci dans la flamme, on ramollit de nouveau le verre, et l’ampoule formée, se contractant peu à peu, ne tarde pas à disparaître. En arrêtant au moment voulu et en exerçant