TRAVAIL DU VE DUE
hi'eii réguliers. De plus, les traits sont toujours maigres et difficilement visibles. Le diamant est surtout commode pour numéroter rapidement les flacons ou les vases d’analyse.
En promenant à la surface du verre le doigt imprégné de certaines couleurs à l’huile opaques, telles que le vermillon, on introduit ces substances dans les traits du diamant qu’elles rendent dès lors aisément visibles. Le môme procédé permet de faciliter la lecture de tous les instruments de verre gradués, môme lorsque les divisions ont été gravées à l’acide.
170. L’action de V acide flaorhijdriqHe sur le verre peut donner des traits mats, nettement visibles; en môme temps le mode d’em[doi de cet agent permet de corriger avant la gravure, les faux traits ou les erreurs commises par l’écrivain, l.a gravure à l’acide est presque exclusivement employée par les fabricants d’instruments.
Pour graver le verre à l’acide Iluorhydrique, on commence par enduire de cire la })ièce de verre; dans ce but, on tiédit cette pièce, avec un pinceau on l’enduit de cire fondue, puis ou la cliauffe un peu au-dessus du point de fusion de la cire, de manière que celle-ci en s’écoulant laisse à la surface de Tofijet une couche mince, régulière et continue. Après refroidissement, au moyen d’une pointe d’acier qu’on appuie constamment, on trace à la machine à diviser (§ 54) ou autrement (§ 55 et 56) les divisions à graver; puis on écrit de môme toutes les indications nécessaires. La pointe met le verre à nu en tous les points que doit attaquer la gravure. Si Ton a. fait quelque erreur, eu approchant un fil métallique chauffé, on fond la cire qui recouvre aussitôt le faux trait, et on recommence l’écriture après refroidissement. La cire peut ôtre avantageusement remplacée par du vernis à graver, (lue l’on étend au pinceau.
Le verre étant mis à nu dans les parties à graver, on peut l’attaquer à l’acide fluorhydrique de deux manières différentes : soit avec l’acide liquide, soit avec l’acide gazeux. Le premier moyen est le plus simple et le plus rapide, le second donne des résultats plus parfaits.
Avec l’acide liquide, il suffit de plonger la pièce tout entière, exactement protégée par la cire ou le vernis, dans une cuvette de i)lomb ou de guttapercha contenant de l’acide fluorhydrique très dilué (densité 1 ,035 ou 5® lîaumé), en écartant avec une barbe de plume les bulles d’air qui séjournent dans les creux de l’enduit. On laisse en contact pendant quelques minutes : la durée de ce contact augmente la profondeur des traits, mais diminue leur opacité, or celle-ci contribue particulièrement à les rendre visibles. La nature du verre influe beaucoup sur la rapidité de l’action; quelques essais préalables avec le môme verre et le môme acide dilué, permettent de reconnaître le nombre de minutes nécessaires pour produire une gravure nettement visible. On termine en lavant à grande eau, en fondant la couebe protectrice et en l’essuyant, puis en dissolvant ses dernières traces i)ar un peu de benzine ou d’essence de térébenthine.
Pour employer l’acide fluorhydrique gazeux, on produit celui-ci dans une cuvette en plomb, obtenue au moyen d’une feuille de plomb rectangulaire dont on a relevé les l)ords. On éleiul au fond de cette cuvette une couche JUNGFLKiscii . — Miliiiii. etc cliiiuic. y
VASES EMl'LOYES DANS LES LABORATOIUES.
de lluorure de calciiiiii pulvérisé, on ajoute un grand excès d’acide sulfurique concentré et on mélange avec un morceau de bois ; l’acide sulfurique peu concentré ou employé en (juantité insuffisante, donne un gaz liumide qui fournit un moins bon résultat. Sur les bords de l’auge, on suspend les objets à graver, au moyen de tiges ou de crochets en jilomb, les traits étant tournés vers le bas. Enfin on recouvre le tout d’une feuille de plomb. .\près quebjues heures, l’action est terminée; on s’en assure en soulevant l’enduit au voisinage d’un trait et en tâtant avec l’ongle la profondeur de celui-ci. On arrive plus vite, en chauffant légèrement la cuvette pour accélérer le dégagement de l’acide fluorbydrique ; dans ce cas un (juart d’heure au maximum suffit d’ordinaire, mais la gravure est moins belle qu’à froid ; de plus il est nécessaire de limiter soigneusement l’élévation de la temjiérature, afin d’éviter la fusion de la couche protectrice et j)ar suite la disparition du tracé. On termine en lavant à grande eau et en nettoyant la surface comme il a été dit.
M. Kessler a indi((ué la recette d’une encre à écrire sur le verre au moyen d’une plume métallique ordinaire ; cette encre grave le verre après un contact assez court. On l’obtient en saturant d’ammoniaifue un volume donné d’acide fluorbydrique commercial, ajoutant un volume égal du même acide et délayant dans le mélange une quantité de sulfate de baryte finement pulvérisé ou mieux précipité, suffisante pour l’épaissir et l’empêcher de s’éeiidre sur le verre. Après (juelques minutes d’ajqilication, on lave à l’eau. Cette encre peut être conservée dans une petite bouteille en gutta-pereba ; le sulfate de baryte se déposant peu à peu, on place avec elle dans le vase quelques grains de iilomb (^ui mettent rapidement la matière |)ulvérulente en suspension (juand on agite le flacon au moment d’employer le li(}uide.