IR7. — SUPPORTS A POSITION FIXE
présentent, plus eneore rpie les précédents, l’inconvénient de se déformer au rouge vif sous le poids de l’objet.
18(S. Beaucoup de fourneaux sont munis de montures circulaires sur lesquelles on peut faire reposer les pointes du triangle, il en est même un grand nombre qui ont des montures portant trois points saillants, sur lesquels pose l’objet à chauffer et qui dispensent de l’usage du triangle, mais d’autres sont dépourvus de toute monture. C’est ce qui arrive notamment, pour le brûleur de Bunsen. 11 est alors nécessaire de biire usage de supports d’un
autre genre. On se sert de trépieds en fer, formés d’un cercle reposant sur trois pieds rivés de 120 degrés en 120 degrés. Pour donner plus de solidité aux pieds cpii tendent à s’écarter, on les rive par leur partie inférieure à un cercle plus grand (fig. 12G). La lampe se place au milieu du second cercle, le ballon ou la capsule étant supportés par le premier, recouvert d’une toile métallique. On interpose d’ailleurs un triangle s’il s’agit d’objets de petites dimensions. L’inconvénient des trépieds est de ne pas garantir le brûleur des courants d’air; de plus ils sont peu solides. On les rcnqûace avantageusement parle support en tôle de M. Bertbelot (fig. 127).
Ce support n’est autre chose qu’un tuyau en tôle, cylindrique, de 10, 15 ou 20 centimètres de diamètre et de 20 centimètres de hauteur, portant à son extrémité supérieui'c trois entailles d’inégales profondeurs, dans lesquelles s’engagent les
Sl'l'l'ORTS.
pointes du triangle, et à son extrémité inférieure trois entailles analogues, donnant accès à l’air; l’une de ces dernièi’es, pins largeinent ouverte, permet l’introduction du brûleur à gaz et livre passage au tube de caoutchouc (jui alimente celui-ci. Ces appareils, peu coûteux, sont très stables; si on les i-ecouvre de zinc par galvanisation alors (pi’ils sont complètement façonnés, ils résistent à un long usage.
189. Lorsqu’il s’agit de supporter un entonnoirau-dessus d’un vaseà large onvortnre, on sc sert d’un instrument analogue aux |)récédents et consistant en nna planche percée d’un trou cylindri((ue de 4 centimètres de diamètre ; cette planclie a 1 centimètre d’épaisseur et 10 on l!2 centimètres de côté. Onia place sur le vase et on engage dans son ouverture la douille de l’entonnoir, qui s’appuie ainsi sur les bords du trou. Les planches de ce genre sont d’un très bon usage ; elles servent aussi de valets pour les très petits objets. On les remplace parfois par une lame de verre percée ou par un [tetit cercle en porcelaine portant trois tiges, également en porcelaine; celles-ci sont dirigées suivant trois rayons du cercle régulièrement espacés, et rej»osent sur les bords du vase, tandis que le cercle lui-mèmc suj)porte l’entonnoir.
100. Les tubes recourbés et les appareils légers d’un certain développemenf, peuvent être suspendus à des barres horizontales, munies de crochets métalliques et faisant partie d’un cadre lixé à une planche ; celle-ci sert de jtied à l’ensemble (lig. RdH, A). Des ficelles nouées suffisent pour relier les objets aux crochets.
191. Les tubes droits, les tubes bouchés, les pipettes, les thermomètres, etc., sont maintenus verticalement au moyen de supporls à tubes oit râteliers à tubes (fig. 128, H) ; ceux-ci consisleni en un cadre vertical, dont la branche horizonlale supérieure est formée par une planche percée de Irons dans lesquels passent les tubes. Pour empêcher ces derniers de glisser du pied, on pratique dans la planche qui sert de base à l’appareil, des entailles circulaires, de 1 ou 2 millimètres de profondeur et placées audessous de chaque trou : le bas du tube pénètre dans ces entailles. Le même râtelier peut, comme l’indique la figure, avoir plusieurs planches percées, fixées à des hauteurs diverses, pour recevoir des tubes de longueurs dilférentes.
192. Supports a position variarle. — Ces appareils sont très vai'iés dans leurs dispositions, mais les mouvements nombrenx qu’ils ])roduiscnt sont obtenus par un assez petit nombre
19^2. — SUPPORTS A POSITION VAIÜARUE.
de moyens. Les cliangements de liauleiir résullent, soit du glissement du support sur une tige qui le traverse et qui est maintenue verticale, soit du glissement dans un tube vertical d’une tige solidaire avec le support, la position voulue étant fixée par une vis de pression. Les mouvements dans les autres directions se font tous par rotation autour d’un axe.
193. Supports en bois. — l^es supports en l)ois sont les plus anciennement usités. Leur soliilité est faillie, aussi les remplace-t-on de plus eu plus par les supports métalliques. Nous en dirons cependant queltjues mois.
Fig. 128. — Supports ù tubes.
Les modèles A et P. (fig. 129) ne diffèrent que par la partie supérieure de leurs tiges mobiles; le premier, dit support à chandelier, donne un plan à hauteur variable ; le second, dit support à fourche, forme une fourche plus ou moins élevée, entre les branches de laquelle un tube ou un col de cornue se trouve arrêté dans ses mouvements latéraux. Tous deux sont constitués par une tige cylindrique, pénétrant plus ou moins dans un tube vertical fixé à une tablette formant pied; une vis, en pressant sur la tige, la maintient à la hauteur voulue. Dans le support à charnière de Gay-Lussac G (fig. 129), la tige se termine par une pince articulée, obtenue au moyen de deux barres de bois qui sont reliées par une charnière et que l’on peut serrer plus ou moins l’une sur l’autre, à l’aide d’une vis en bois; ces barres sont creusées d’encoches demi-cylindri(jues, dans lesquelles pénètrent les objets saisis. l>a pince peut d’ailleurs recevoir toutes les positions autour de son axe; pour cela elle se termine par une cheville cylindrique, traversant la tète du support et dont le bout forme une vis, sur laquelle se meut un écrou qu’il suffit de serrer pour fixer cette partie de l’appareil. Enfin, immédiatement au-dessous de l’axe ^ de rotation, un genou très simple, dont l’axe est |)crpendiculaire au précé-
SUl'l'OUTS.
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lient, pennel de donner à lu jdnce toutes les positions possibles dans le plan vertical ; cette articulation est, comme les autres, rendue immobile par une vis de pression.
Dans les modèles D, E et F (lig. 120), la tige est fixe et maintenue verticale sur un pied ; un anneau glissant sur toute sa longueur porte la pièce (jui soutient l’objet ; cet anneau est arrêté sur la tige à la hauteur voulue à l’aide d’une vis. Dans le support à entonnoir D, un disque percé que traverse la douille de l’entonnoir est adapté à l’anneau mobile ; dans le support à entonnoir double E,deux disques semblables sont fixés à un même anneau. Le
Fig. 129. — Supports divers.
suppoi't à crochet F, destiné à porter des tubes et à suspendre certains appareils, est formé d’une lige borizontale, fixée à l’anneau mobile et terminée par un crochet métallique. Enfin la pince articulée du support de Gay-Lussac peut être adaptée à un anneau mobile du même genre.
194. Supports métaUiques. — Hans les supports métalliques (fig. 129, G), les pièces sont fixées à uii anneau glissant sur une tige vcrlicale. Celle-ci est eu ter ou mieux en fer recouvert de laiton; elle est vissée dans un socle en fonlede fer, très lourd, afin de donner de la stabilité au syslème. L’anneau mobile glisse sur la tige à frottement un peu lacbe. Telle est du moins la disposition ordinaire, mais elle est défectueuse : elle ne permet d’enlever une ])ièce fixée à ranneau qu’en taisant parcourir à celui-ci toute la
19'i. - SUl'l'OUTS A l'OSlTiOiN VAUIADLE. 143
longueur clo la lige, ee qui est ineoiiimode, surtout iors(|u’oii veut placer [tlusieurs pièces diiïérentes sur une même tige. Il est préférable d’entailler latéralement l’anneau mobile (lig. 130), sur une largeur sulïisante, mais inlérieurc à un tiers de sa circonrérencc, pour donner passage à la lige; celle-ci est pressée sur une autre partie de l’anneau par une vis métallique à laquelle la troisième partie sert d’écrou. Bien disposés, les supports métalli({ues peuvent rendre des services très multipliés; pour une même Lige U' fixée dans un pied, on peut avoir toute une série d’anneaux entaillés, portant chacun une pièce dilïérente, soit un cercle en fer tel que a, a' ou ft", plus ou moins large et sur lequel on place un triangle, soit une fourche f dont les branches s’adaptent à un brûleur à gaz b que l’on peut ainsi maintenir à une liauleur quelconque, soit encore des pinces c et cl, articulées ^ de diverses manières. Ces dernières s’adaptent à un anneau entaillé double, qu’on peut
fixer dans des directions perpendiculaires entre elles, d’une part à la tige verticale et d’autre part à une lige mobile qui termine la pince; cette dernière peut ainsi recevoir toutes les positions possibles autour de son axe, et de plus, être avancée ou reculée en avançant et en reculant la petite Lige dans l’anneau. Enfin, les pinces peuvent être articulées comme d, par un mécanisme analogue à celui de la pince de Gay-Lussac. Les jiinces métalliques ont un seul inconvénient, celui de manquer d’élasticité et
Fig. 130. — Support métiilliipie articulé.
SUPPOUTS.
de l)riscr les objets en verre lorsqu’on serre trop Ibrlement; on le supprime en collant des lames de liège à rintérieur des mors ou en garnissant ces derniers de bandes de caoutcbouc.
195. Pinces. — Pour manier les olijcls chauds, on se sert de pinces mobiles. Lorsque celles-ci sont destinées à manœuvrer les vases de verre, elles sont laites en bois, le fer, surlout lorsqu’il est oxydé, rayant le verre et le cassant; celle dernière considération lait passer sur la faible solidité, et surlout sur la combustibilité d’une matière destinée à former un instrument fréquemment exposé au feu. Le modèle le plus usité est la pince à nmtni^i
(fig. Idl) destinée surtout à la préhension des objets cylindriques d’un ]ietit diamètre, tels que les cols de ballons et de malras, les tubes, etc.
Cette })ince à ressort intérieur, ne maintient les vases saisis que lorsqu'on presse ses deux branches l’une contre l’autre, ce (pii force la main à une action continue. Un lui substitue (pielquefois une pince dans laquelle le ressort agit en sens inverse, et tend à rapprocher les branches, c’est-à-dire à maintenir l’objet; il suffit de presser sur le ressort quand commence ou finit l’emploi de l’instrument. On obtient très simplement une jiince de ce genre en fixant un manche de bois à une des pinces à ressort employées communément pour maintenir je linge ou les papiers.
190. Pour prendre le charbon ou manœuvrer les objets rouges de feu, on se sert de pinces en 1er dont les branches ju’ésentent des formes assez diverses. Dans la pince à charbon (lig. ld"2),Ies branches sont droites et s’appliquent l’une sur l’autre dans toute leur longueur, quand la main rapproche les deux poignées. La pince à olive a ses deux branches courbées vers leur extrémité, de façon à laisser entre elles un espace elliptique dansleipiel on peut saisir solidement un creuset. La pmee à bouts recourbés a les branches recourbées vers le bout, alin de saisir le liord vertical d’un creuset, la pince et la main restant horizontales ou à peu
Fig. 131. — Pince à matras.