CALCINATION
197. Pour les anciens cliimistes, ce mol n’avait pas exaclement la signification que nous lui donnons aujourd’hui; pour eux la calcination était, et c’est de là que vient son nom, la Iranslbrmation des métaux en chaux métalliques, c’est-à-dire, on l’a su depuis, en oxydes métalliques. Actuellement, ])ar l’expression calciner un corps, on entend Taire subir à ce corps l’aclion d’une chaleur intense, quelles que soient d’ailleurs les transTormations que cette chaleur provoque. Telle est du moins la calcination proprement dite qu’il faut distinguer du grillage et âeV incinération , opérations dans lesquelles l’oxygène de l’air intervient et qui par là répondent plus exactement à l’ancienne définition.
198. Calcination proprement dite. — Cette opération dans laquelle la chaleur agit seule, ne peut se jiratiquer que dans des vases fermés à l’accès de l’air. Les creusets en terre réfractaire ou en grès de liesse, fermés par un couvercle, y sont ordinairement employés. Après avoir placé la substance à calciner dans le creuset, on dispose celui-ci dans un des fourneaux indiqués plus haut (chap. iii) et pouvant donner la température que l’on veut atteindre, puis on leschaulfe. Toutefois, la fei’mcture d’un creuset par son couvercle n’étant jamais étanche, on opère mieux à l’abri de l’air, en chaulfant la substance dans une cornue de grès donton ferme l’orifice par un bouchon de liège traversé d'un tube de verre étroit : ce dernier livre passage au gaz s’écba})pant de la cornue, sans ]icrmettre à l’air d’y l'entrer. La panse de la cornue est installée au milieu d’un fourneau à l'éverbère 78), tandisque le col sort du fourneau par l’ouveilure latérale ménagée à cet elïet entre le laboratoire et le dôme.
109. Parfois on protège la substance de l’acUon de l’oxygène de l’air, en renveloppanl dans le creuset d’une matière susceptible d’absorber le peu