‹ Manipulations de physique; cours de travaux pratiques, professé a l'École supérieure de pharmacie de ParisChapitre 215 sur 299 · SPEGTRE DE DIVERS CORPS · texte numérisé non relu

SPEGTRE DE DIVERS CORPS

Le cœsium fait apparaître deux raies qui sont toutes deux bleues, très-éclatantes et très-voisines (fig. 5, pi. I).

Le thallium est caractérisé par l'apparition d'une seule raie qui est située dans le vert et qui est très-brillante.

Vindiuni fournit deux raies dont Tune est située dans le bleu et l'autre dans le violet. Ces deux raies sont très-vives et assez distantes l'une de l'autre .

V hydrogène^ sorte de métal gazeux, donne trois raies très-nettes et très-caracléristiqyes : la première, entre le rouge et l'orangé, en coïncidence avec la raie G ; la seconde dans le bleu, en coïncidence avec la raie F ; la troisième dans l'indigo, un peu avant la raie G. Le phosphore présente également trois raies , mais autrement placées. La première est à l'entrée du vert; la seconde est au milieu du vert et coïncide avec la raie E ; la troisième se trouve au commencement du bleu.

Ainsi, en tenant compte de la couleur et surtout de la position des raies, il devient facile de reconnaître quels sont les métaux qui entrent dans une dissolution quelconque, puisqu'il suffit de tremper un fil de platine dans cette dissolution, et d'introduire ce fil dans une flamme très-chaude à spectre continu. Tel est, en effet, le procédé que l'on emploie pour connaître la nature des métaux qui entrent dans la composition d'un résidu salin ; et on comprend qu'il puisse être mis à profit dans l'analyse qualitative des eaux minérales, l'essai se bornant alors à une simple observation au spectroscope du produit de leur évaporation.

La méthode, toutefois, n'est ni aussi générale ni aussi sûre qu'elle le paraît au premier abord. Elle s'applique très-bien aux métaux alcalins ou terreux que nous venons de citer, parce que ces métaux offrent le double avantage d'être assez volatils pour que leur vapeur se répande dans l'intérieur de la flamme, et de donner' des spectres simples, c'est-à-dire des spectres dans lesquels il n'existe qu'un très-petit nombre de raies de couleur et de position bien déterminées. Mais quand on veut l'étendre à d'autres métaux très-peu volatils, tels que le plomb, le cuivre, l'argent, etc., etc., la chaleur d'un bec de Bunsen n'étant pas suffisante pour les volatiliser, leur spectre est continu comme celui des solides incandescents, et l'observation spectrale ne donne plus d'indication utile. On peut, il est vrai, employer une source calorifique beaucoup

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