V. . . . Capacité du ballon à la température t
ir. . . . Poids de Tair que le ballon contient au moment de la première pesée O^'* 3892
d . . . . Densité de la vapeur d'éther.
On a, d après les considérations qui précèdent :
(P'-P+,)760(l+at') V [1 + K {f — t) ] 0.001293 H' ~ ■'•'*"■
L'éther, qui a servi à cette opération, avait été soigneusement puriûé. Aussi
(1) Si la quantité d'air rentré dans le ballon par cette cause était un peu considérable, on pourrait avoir un mélange détonant, et par suite une explosion au moment où ron approcherait la lampe à alcool pour fermer Textrémité du tube.
yAPElK D'ÉTIIER. 1-27
le chiffre qu'elle a fourni est il Irès-voisin du chiffre 2.586 que nous avons fait figurer sur notre tableau comme exprimant la densité de vapeur de l'éther pur.
Compai^aison entre les deux procédés de Gay-Lussac et ' de M, Dumas. — Le procédé de M. Dumas est d'un emploi plus général que celui de Gay-Lussac, et c'est même le seul qu'on puisse mettre en pratique, lorsque le liquide sur lequel on opère n'entre en ébulUtion qu'à une température de 150^ Il importe, toutefois, -de se faire une idée nette sur les diflérences que présentent les deux procédés dont il s'agit au point de vue des résultats qu'ils fournissent.
Si le liquide qui se réduit en vapeur est homogène et inaltérable à l'ébullilion, il n'y a d'autre différence dans le résultat obtenu que celle qui tient à la perfection des détails opératoires se rattachant à l'une ou à l'autre méthode. Ainsi l'eau, l'alcool, l'éther, supposés chimiquement purs, présenteront la même densité de vapeur ^par les deux procédés. Mais s'il s'agit d'un liquide complexe, d'eau, par exemple, contenant un peu d'alcool, ou d'alcool contenant un peu d'éther, la densité de vapeur obtenue dans les deux cas sera essentiellement différente. Dans la méthode de Gay-Lussac, le Uquide est complètement vaporisé ; et, comme 51 n'y a aucune perte de vapeur, celle-ci représente les deux substances à l'état de mélange et dans la proportion même où elles se trouvaient dans le liquide : c'est donc réellement la densité de vapeur du mélange qu'on obtient. Dans la méthode de M. Dumas, au contraire, le mélange a été dénaturé par l'ébullition, et la densité finale que fournit l'expérience, s'applique, non plus au mélange primitif qui a été introduit dans le ballon, mais au mélange modifié contenant nécessairement une proportion plus considémble du liquide le moins volatil.
Il en résulte que si, dans le cas actuel, l'éther qui fait le sujet de l'expérience, contenait une proportion même très-légère d'alcool ou d'eau, la densité trouvée par le procédé de M. Dumas serait notablement plus faible que celle qui serait fournie par le procédé de Gay-Lussac. L'alcool et l'eau, moins volatils que l'éther, se concentreraient dans le résidu de la vaporisation; et, comme leur vapeur est beaucoup moins dense que celle de l'éther, le résultat final serait d'autant plus éloigné du chiffre exact, que la
i i28 DENSITÉ DES VAPECRS.
proportion de ces deux liquides serait elle-même plus considérable.
y aviations offertes par la densité d'une même vapeur à diverses températures. — Lorsqu'on détermine la densité de vapeur d'un même liciuidé à diverses températures, on constate des différences quelquefois très-grandes tenant à ce que les vapeurs ont un coefficient de dilatation qui varie avec la température et qui diffère notablement de celui qui appartient aux gaz permanents en général et à l'air en particulier. M. Cahours est le premier qui ait appelé l'attention sur ce point, et qui ait donné une idée nette de l'étendue que comportent les variations dont il s'agit, suivant que la température l' est plus ou moins éloignée de celle qui répond au point d'ébullition du liquide.
Ainsi, en ce qui concerne l'acide acétique cristallisable dont le point d'ébullition est à 120% M. Cahours a trouvé que la densité de sa vapeur était représentée par les chiffres suivants :
r II résulte de ces expériences et d'autres semblables, effectuées sur
Tin très-grand nombre de liquides, qu'il n'est pas indifférent de
prendre la densité d'une vapeur à telle ou telle température, et
ï, que ce n'est qu'à un terme assez éloigné du point de condensation
que cette densité devient constante.
On comprend l'importance que cette observation présente au
point de vue chiriiique. La relation que nous avons signalée entre
les densités de vapeur et le poids atomique des liquides qui les
fournissent, suppose que les propriétés physiques des vapeurs et
des gaz sont identiques, et que des volumes égaux des diverses
vapeurs correspondent réellement à des nombres égaux d'atomes.
1 Mais si l'expérience montre que, dans certaines conditions de
r température, les vapeurs s'écartent notablement des lois de com-
^< pressibilité et de dilatation qui régissent les gaz parfaits, le rapport
qui existe entre le poids d'une vapeur et celui d'un égal volume