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FABRICATION DES MOULES

iterne reproduisait fidèlement toutes les inégalités du métal sur ^el il s'était formé. En répétant rexpérience dans les conditions isplus vainées, et en remplaçîint les lames négatives par des moules e médailles, il obtint des reproductions fidèles en creux ou en elief des types originaux.

Les matières avec lesquelles on fabrique ordinairement les loules de galvanoplastie sont : Valliage fusible ^ le plâtre ^ la uUa-percha y là stéarine,

I. Moule en alliage fusible. — On forme un alliage avec 8 paries de bismuth, 5 parties de plomb, 3 parties d'étain, et 1 partie Tantimoine. On verse cet alliage fondu dans une soucoupe peu profonde; et, au moment où il est sur le point de se solidifier, on laisse tomber la médaille à sa surface, en ayant soin qu'elle tombe \ plat et d'une petite hauteur, et en lui conservant ensuite une complets immobilité. Quand l'alliage est refroidi, il suffit de lui donner un léger choc pour que la médaille s'en détache. On entoure alors le moule d'un fil de cuivre; puis on recouvre son contour et sa face postérieure d'une faible couche de cire fondue, afin ipie le dépôt métallique qui doit se former dans l'opération subséquente se précipite sur l'empreinte elle-même et non ailleurs.

IL Moule en plâtre. — 1* Huiler três-légèrement la surface de a médaille qu'il s'agit de reproduire, en ayant soin de pénétrer usque dans les détails les plus déliés du dessin. Former un rebord }ut autour de la médaille à l'aide d'une bande de plomb, de car- )n ou de gros papier.

Prendre une petite quantité de plâtre de mouleur très-fin, la élayer dans l'eau de manière à obtenir une bouillie très-liquide, i enduire très-légèrement, mais très-complètement la surface de i médaille. Verser ensuite la quantité nécessaire de plâtre gâché a pâte coulante. Faire sécher.

S* Lorsque le moule est sec, le plonger dans un bain de stéarine mdue et très-chaude. L'y maintenir pendant cinq minutes, c'est- -dire pendant le temps nécessaire pour qu'il en soit partout pénéré. Le tirer ensuite du bain, et le laisser refroidir en le plaçant ans une position telle, que le dessin a reproduire occupe la partie iipérieure.

37B GALVANOPLASTIE.

S^" Rendre la surface conductrice en la recouvrant d'une couche mince de plombagine (1).

^ Entourer le champ du moule, qui a été lui-même ploiniaginé, d'un fil métallique destiné à établir la communication de sa surface supérieure avec le zinc de l'appareil dont il va être ques« tion. Et pour forcer le cuivre du même appareil à se déposer sur l'empreinte et non ailleurs, recouvrir le contour et la surface inlérieure du moule en plâtre d'une couche de cire fondue ou de toute autre substance non .conductrice.

III. Moule en gutta-percha. — 1' Recouvrir de plombagine h médaille dont on veut prendre l'empreinte.

S"* Ramollir la gutta-percha en la maintenant pendant quelque temps dans de l'eau suffisamment chaude. Dès qu'elle est devenue molle et plastique, l'appliquer sur la médaille plombaginée, en exerçant une pression continue avec les doigts, jusqu'à ce qu'elle ait perdu sa plasticité. Par refroidissement, la gutta-percha se détache facilement, et sa surface présente une empreinte en creux très-fidèle de l'objet.

3* Rendre cette surface conductrice à l'aide de la plombagine, et pratiquer sur le champ du moule, comme sur sa face inférieure, les dispositions préparatoires indiquées précédemment pour le moule en plâtre.

IV. Moide en stéarine. — Pour fabriquer un moule en stéarine on prend, non pas de la stéarine pure qui n'a pas assez de liant et qui risquerait de se fendiller, mais un mélange de stéarine et de cire, celle-ci étant ajoutée dans la proportion de un à deux dixièmes. On verse ce mélange fondu sur la médaille que l'on a chauffée préalablement et dont on a enduit la surface d'une légère couche d'huile d'olive, afin d'éviter tout à la fois une congélation trop brusque et une adhérence trop intime. On chasse avec soin

(1) Quand on fuit usage d'un moule non conducteur, il faut en métalliser la surface, pour qu'elle permette le passage du courant. A l'exemple de Jacobi, noua employons U plombagine qui conduit assez bien Télpctricité. Mais beaucoup de praticiens préf^reul rendre la surface métallique. A cet cfTot ils Timbibcnt d'une solution de nitrate d'argent qu'ils font d'abord sécher, et qu'ils exposent ensuite, pendant très-peu d'instants, à la vapeur d'acide sulfhydrique. Le sulfure d'argent qui se forme est un bon conducteur de l'électricité. Ce moyen est surtout employé quand on veut reproduire des objets très-délicats, comme des fleurs, des fruits, etc.

BEPnomiCTTON RKS OBJETS. APP.VHEII. SIMPLE, m

i bullo» d'air qui pourraient reslt'r dans les creux du niodtlo, 1 imprimant de l('-gères secousses au moule, soit en promel'eslrémil^ d'un pinceau sur loutes les parties de sa surface, ue le modèle dont on veut prendre l'empreinte est en pliltre, Iplongo dans un bain de stéarine fondue à •{- 70% et on l'en r<>tirAresque aussitôt. La stéarine liquide pénélrant dans les I plâtre, le moule éprouve une dessiccation immédiate. 1 est refroidi, on enduit sa surface de plombagine en la ■yec une brosse douce imprégnée de celte substance. On (□suite le moule d'un rebord saillant en carton ou en gros ; d;ins l'espèce de boîte qui en résulle on coule de la këde. Celle-ci, en se solidîriant, reproduit fidèlement en médaille primitive. On l'enlève et, après avoir recouvert p de plombagine pour la rendre conductrice, on répète iretsur la face iurérieure les dispositions préparatoires prèc^^ment indiquées.

ictioH de la médaille à l'aide de fiai quelconque des

J précédents. — Pour former une médaille en cuivre avec

ps moules précédents, on peut se servir  volonté d'un appa-

mple, qui fournit lui-même l'électricité nécessaire à l'opéra-

lou d'un appareil coin})03t! dans lequel on fait usage d'une

■proprement dite. Ces appareils ont été modifiés et perfectîon-

c diverses manières ; ils ne présentent entre eux que des dif-

Ibncesde détail.

WAppareil simple. — Cet appareil (fig. 16-2) comprend trois 18 en verre, savoir :

Un vase extérieur r, que l'on remplit d'une solution de sul- ^ saturée, légèrement acide ;

intérieur G dont le fond est fermé par une peau tontient une solution -aqueuse d'acide sulfurique

Intermédiaire C, qui est disposé pour s'appuyer ■cmier vase, et^pour servir de support au second ,"1^^Bflnl tenant celui-ci plongé dans la solution de sulfate «ie cuivre. inTsupport verlifal Ali, formé d'une matière isolante, porte une lige métallique liorïzonlale destinée à relier les deux ■pôles de la pile qui va être formée,

m GALVAKOPLASTIE.

C'est l'ensemble de ce syslème qui porte le nom d'appareil àni' pie. Au moment de préparer une médaille, on le monte d'abord ï blanc, c'est-à-dire sans liquides. On suspend l'un des moules, préparés comme il a été dit, au support SS' en ayant soin qu'il occupe le fond central du vase extérieur v, qu'il soit disposé à plal et dans un plan parrailement horizontal, enfin que la &ce sur bquelle le cuivre doit se déposer se trouve en regard de la peau de vessie qui forme le fond du vase C. Au même support SS' oa suspend un disque de zinc amalgamé qui doit lui-même être placj horizontalement et occuper le milieu du vase C, comme l'indiqiu la figure.

Les chosos étant ainsi disposées, on amoixe l'appareil : l'daas

F[C. iOi. — Appar il simple pour la |{al'

le vase extérieur v ou plonge le moule on \erse une solution saturée et légèrement acidulée df sulfate de cuivre , â° dans l'espace annulaire qui entoure le vase intérieur on place des cristaui de sulfate de cuivre destinés à entretenir la salutation de la soluùon cuivreuse ; â° enfin, on verse dans le vase G l'acide sulfurique au ~ jusqu'à recouvrir complètement le disque de zinc. L'action dûmique s'établit bientôt, et le cuivre se dépose lentement et réj^lièrement sur la surface supérieure du moule, en respectant U forme et le modelé de cette surface. Au bout de ■48 heures le dépôt a pris nssez de consistance pour pouvoir être détaché.

Pour que le cuivre ainsi déposé ait lu finesse, ta malléabilité, la cohérence néci'ssaiies, il taut observer les précautions suivantes:

1* La surface du zinc amalgamé doit différer très-peu de celle

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