‹ Manipulations de physiqueChapitre 126 sur 304 · MOUVEMENT UNIFORME · texte numérisé non relu

MOUVEMENT UNIFORME

cylindre A d'un mouvement uniformément accéléré. Aussi le degré

d'écartement de chacune de ces vibrations est-il progressivement

croissant, conformément à la loi que nous avons précédemment

énoncée.

Mais à la douzième vibration le mobile est arrêté par le cur-

Mr annulaire. Dès lors la pesanteur n'agit plus, et le système des

iem masses M et M' ne continue à se mouvoir qu'en vertu de sa

pn^re inertie. Le cylindre A tourne donc, à partir de ce moment,

ihm mouvement régulier et uniforme; et la figure montre, en

effet, que les oscillations qui correspondent à ce second cas sont

brates sanblables et semblablement espacées.

Ainsi, à partir de la douzième vibration, c'est-à-dire à partir du itament où l'inertie succède à la pesanteur, les espaces parcourus tmt proportionnek auic temps.

Le même tracé permet de constater un autre fait relatif aux lois (fek pesanteur» i savoir que la vitesse acquise après la première Qûlé de temps est double de l'espace parcouru pendant la première unité. On voit, en effet, que les 1 2 vibrations équidistantcs qoi correspondent au mouvement d'inertie, et qui représentent la vitesse acquise après la première uriité de temps, occupent une étendue deux fois plus grande que les 19 vibrations inégales qui précèdent, et qui correspondent à la chute libre ou au mouveiBcnt imprimé paria pesanteur pendant cette première unité de temps. -^

Enfin on peut, dans deux expériences successives, montrer, par le tracé comparé des deux sillons sinueux, que la vitesse acquise «prés la 2* unité de temps de mouvement accéléré est double de ce ju'efte est après tel'* unité. Il suffit de jeter les yeux sur les deux figures 168 et 469 pour s'en convaincre.

Dans chacune d'elles on a pris comme unité de temps la durée de 8 vibrations. Or, quand le curseur est placé de manière à arrêter le mobile N après la 8* vibration, comme cela a lieu dans la figure 468, on voit que les 8 vibrations qui suivent, et qui représentent la vitesse acquise après la 4'* unité de temps, occupent un^ étendue deux fois plus grande que celle qui correspond à l'espace parcouru pendant cette première unité. Ceci est absolument copbrme à ce qui a été dit précédemment.

Mais quand le curseur annulaire D est placé de manière à arrêter

WO VÉniFIC^TIO.V DES LOIS DE LA CHUTE DES COBPS.

le mobile N après la 10" vibralion seuiemenr, comme cola a Iwo

dans la ùgnre 109, on voit que les 8 vibrations qui siiirent,

et qui représentent la vitesse acquise après deux unités de \empi.

occupent une étendue deux fois plus grande que celle qu'elles &>

cupaienl dans la ri}!:ure168, et par

conséquent quadruple de l'espac-

parcouru en chute libre pendant

la première unité de temps.

C'est ce résultat qu'on exprime d'ordinaire en disant que la l'ilesse acquise par un corps qui tombe en chute libre est proportionnelle au temps qui exprime l" durée de la chute.

Cette loi, comme les précédentes, se vérifie en détachant le papier qui porte l'empreinte dos

mouvements précédemment décrits, le plongeant dans l'éUier pour fixer cette empreinte et empécber le noir de fumée de s'étaler par le frottement, et le collant enfin sur une feuille de papier blanc sur laquelle on trace les mesures précises données par le compas.

Avantages particuliers de Vappareil de M. liourbouu. — liappareil de M. Dourbouze diffère de la machînp d'.Alwood et des autres appareils par quatre points essentiels qui le rendent éminemment précieux au point de vue pratique.

Page 1